26/01/2012
Airbus confirme des fissures sur l'A380 et dit avoir la solution
DUBLIN (Reuters) - Airbus a attribué l'apparition de fissures les ailes d'une série d'A380 à des défauts de conception et de fabrication et a dit mercredi avoir travaillé à l'élaboration d'une solution en deux étapes, tout en soulignant que son appareil pouvait continuer de voler en toute sécurité.
L'avionneur européen a confirmé une information de Reuters selon laquelle il avait découvert de nouvelles fissures lors des inspections réclamées par les autorités de sécurité aérienne cette semaine.
Il a toutefois refusé de donner davantage de précisions avant la fin de la première phase de ces inspections, prévue vendredi.
"L'A380 est sûr", a déclaré Tom Williams, vice-président exécutif des programmes d'Airbus.
Les fissures sont le fait à la fois du choix d'un alliage d'aluminium pour certaines fixations des ailes et des tests imposés à deux étapes du processus de fabrication, a-t-il ajouté.
Tom Williams s'est envolé pour Dublin pour une série de points presse destinés à rassurer sur la fiabilité de l'A380.
Airbus a rejeté des appels lancés par un syndicat de mécaniciens australiens pour clouer au sol le très gros porteur, estimant que ceci n'avait pas été exigé par les autorités.
L'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a demandé vendredi des inspections d'urgence sur un tiers des Airbus A380, soit 22 appareils, après la découverte de micro-fissures sur les ailes du plus gros avion de ligne au monde.
Depuis, des ingénieurs inspectant des A380 à la recherche d'éventuelles "criques", ou petites fissures, en ont découvert sur au moins un appareil.
Airbus n'a pas voulu dire quelle était la compagnie aérienne concernée par cette découverte, mais les projecteurs sont tournés vers Singapore Airlines, qui a dit qu'elle inspectait six appareils dans une première phase de vérification des avions les plus utilisés.
Tim Hepher, Nicolas Delame pour le service français et Benoît Van Overstraeten
15/12/2011
Transport aérien: 2011 aura été un bon cru pour la sécurité aérienne
L’année 2011 pourrait bien établir une record en terme de sécurité aérienne. On compterait presque deux fois moins de morts qu'en 2010, soit un record depuis que la IATA, l'association internationale du transport aérien, compile ses statistiques sur la sécurité aérienne.
Selon la IATA on a compté 22 accidents mortels du 1er janvier au 30 novembre 2011 qui ont causé la mort de 486 passagers: ce dernier chiffre pourrait être le plus bas depuis que ce décompte existe.
En 2010, les chiffres correspondants étaient de 23 accidents mortes et 786 passagers et membres d’équipage.
Selon Gunther Matschnigg, vice-président de l'IATA chargé de la sécurité cité par Reuters, «à la fin du mois de novembre, la performance globale de sécurité est à son plus haut niveau jamais enregistré, et dépasse de 49% celle de l'année dernière à la même époque».
La mise en place de listes noires comme celles de l’Union Européenne v a sans doute permis d’améliorer la sécurité ces dernières années. Récemment l’Union Européenne a publié la 18ème mise à jour de sa liste noire qui compte tout de même 273 compagnies aériennes de 21 états, la plupart en Afrique.http://www.businesstravel.fr/2011112211390/en-voyage/comp...
La mise en place d’un système mondial d’échange d’informations sur la sécurité aéronautique par la IATA en mars 2010 va également dans le bon sens.
«C'est la première fois que la communauté aéronautique travaille ensemble pour échanger des informations sur la sécurité. Ces données vont nous permettre de renforcer nos efforts pour réduire les risques les plus importants» s'est félicité Giovanni Bisignani, le directeur général de la IATA.
La sécurité a fortement progressé depuis 1949: on n'arrête pas le progrès!
Contrairement aux idées reçues (comme c'était mieux avant!), la sécurité aérienne a fait un bond prodigieux depuis l'après-guerre malgré l'augmentation exponentielle du trafic aérien.
Alors que l'on comptait 247 morts en 1945 pour 9 millions de passagers transportés, il y a eu 685 morts en 2009 pour 2,3 milliards de passagers transportés… et seulement 486 passagers en 2011.
Même si ces chiffres sont encore trop élevés on ne peut que saluer les compagnies aériennes qui ont réussi à améliorer leur sécurité dans des conditions économiques difficiles.
Alors que l'on comptait 247 morts en 1945 pour 9 millions de passagers transportés, il y a eu 685 morts en 2009 pour 2,3 milliards de passagers transportés… et seulement 486 passagers en 2011.
Même si ces chiffres sont encore trop élevés on ne peut que saluer les compagnies aériennes qui ont réussi à améliorer leur sécurité dans des conditions économiques difficiles.
Dans l'absolu Qantas, Finnair, Cathay dans le trio de tête et Southwest, Delta, British si l'on mesure le taux d'accidents par rapport aux nombre de vols effectués
Parmi les compagnies aériennes sans morts et sans accidents dans l'absolu sans prendre en compte le rapport nombre de vols/accidents (2009) selon le Jet Airliner Crash Data Evaluation Centre (JACDEC) on peut citer: Qantas Airways, Finnair, Cathay Pacific, El Al, ANA toutes sans morts depuis 35 ans, puis Air Berlin (29 ans), Virgin Atlantic (24 ans), Ryanair (23 ans), Emirates (22ans), First Choice Airways (14 ans), EVA Air (17 ans), QatarAirways (14 ans) et Easyjet (12 ans).
British Airways arrive en 18ème position derrière Southwest (16ème position), mais devant Continental, Air Canada (21ème position), Lufthansa (22ème) et Austrian (23ème), également bien classées. Air France arrive en 30ème position de ce classement.
Une autre étude réalisée par l’ATRA (données 2009) ne prend pas uniquement en compte les statistiques d’accidents mais plusieurs critères: selon cette agence suisse, les compagnies aériennes les plus sures sont Air france, AMR, British Airways, Continental Airlines, Delta, Japan Airlines, Lufthansa, Southwest Airlines, United Airlines et US Airways.
Une étude plus discutable car elle ne prend pas en compte que les résultats (les statsitiques d'accidents) mais des processus de sécurité très difficiles à évaluer.
Une autre façon de mesurer la sécurité d’une compagnies peut-être de prendre en compte le nombre de vols effectués et de comparer le taux d’accidents, ce qui semble le plus logique (site AirSafe): dans ce cas, parmi les compagnies ayant effectué le plus de vols, Southwest arrive en pole position devant dans l'ordre Delta, British Airways, SAS, Northwest, Lufthansa, ANA, Continental, US Airways, Alaska, United, American, Air France, Iberia et Air Canada (voir les compagnies aériennes les plus sures au monde).
Enfin, sachez qu'une compagnie en bonne santé financière est souvent une compagnie sure!
Source: www.businesstravel.fr
14/12/2011
Aviation: accord entre l'UE et les USA sur le transfert des données passagers
Les ministres européens de l'Intérieur ont donné aujourd'hui leur feu vert pour la signature d'un accord entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur les transferts de données des passagers aériens (PNR). L'accord devra encore être approuvé par le Parlement européen.
Le texte garantit que les données fournies par les compagnies aérienneseuropéennes aux Etats-Unis ne seront utilisées "qu'à des fins de lutte contre la criminalité transnationale ou le terrorisme". La durée maximale de conservation des données concernant les crimes transnationaux sera de dix ans et de quinze ans pour le terrorisme.
Par ailleurs, ces données devront être anonymisées au bout de six mois, les noms n'étant alors accessibles que sous certaines conditions strictes, et être transférées au bout de cinq ans dans des banques de données "dormantes" faisant l'objet de contrôles supplémentaires.
Accord sur les transferts de données des passagers aériens
Le texte stipule aussi que la seule méthode de transfert des données à l'administration américaine se fera à l'initiative des transporteurs aériens, et exclut que les Américains aient eux-mêmes accès aux systèmes de réservation pour en extraire des données. L'accord prévoit également que les citoyens européens puissent obtenir accès à leurs données et réclamer, le cas échéant, leur effacement ou leur suppression.
Les données PNR sont les informations fournies par les passagers et recueillies par les transporteurs aériens au cours des procédures de réservation et d'enregistrement. Elles comportent des informations telles que le nom du passager, les dates et l'itinéraire du voyage, des informations relatives au billet, l'adresse et les numéros de téléphone, les moyens de paiement utilisés, le numéro de carte de crédit, l'agence de voyage, le numéro de siège et des informations relatives aux bagages.
Source: www.lefigaro.fr
13:07 Publié dans Sûreté Aérienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/11/2011
Projet de loi sécurité aérienne : le SNPL déplore la position du gouvernement
Le 17 novembre, l’Assemblée Nationale a rejeté la proposition de loi « relative à l’amélioration de la transparence de l’information en matière de sécurité du transport aérien civil ».
"Cette proposition de loi comportait un certain nombre de dispositions propres à améliorer l’indépendance et la transparence du BEA, indépendance que le SNPL France ALPA considère comme indispensable", estime le syndicat des pilotes de ligne.
Le SNPL France ALPA regrette qu’une occasion d’amélioration de la sécurité des vols ait été à nouveau manquée.
Source: www.tourmag.com
30/08/2011
Sécurité aérienne : une liste blanche des compagnies les plus sûres
Une liste blanche des 10 compagnies aériennes les plus sûres au monde vient d'être publiée par l'agence de notation suisse de transport aérien ATRA.
L'agence de notation suisse de transport aérien ATRA a publié, lundi 29 août 2011, une liste blanche des 10 compagnies aériennes les plus sûres au monde, selon l'AFP.
Parmi elles figurent Air France-KLM, AMR Corporation (American Airlines et American Eagles), British Airways, Continental Airlines, Delta Airlines, Japan Airlines, Lufthansa, Southwest Airlines, United Airlines et US Airways.
Ce premier classement, "basé sur 15 critères contribuant directement ou indirectement à la sécurité des vols", devrait être reconduit tous les ans sur la base d'un éventail plus large de données que les seuls accidents d'avions
21/06/2011
Embarquer dans l'avion sans se soucier de son bagage
LE BOURGET (Reuters) - Marre d'enlever ses chaussures, de sortir son ordinateur de son sac ou de renoncer à son dentifrice avant d'embarquer dans un avion ? D'ici deux à cinq ans, ce ne sera peut-être plus qu'un mauvais souvenir.
Pris en tenailles entre la multiplication des mesures de sécurité depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001 et l'accroissement exponentiel du trafic aérien, les aéroports cherchent des moyens pour accélérer les contrôles à l'embarquement.
Morpho, division de Safran spécialisée dans la gestion des flux de passagers, veut proposer des systèmes de détecteurs améliorés permettant de déterminer par exemple si un bagage contient un liquide explosif ou une simple bouteille de bon vin, sans même à avoir ouvrir la valise.
Il deviendrait alors possible d'emmener son bagage avec soi en cabine quel que soit son contenu, dans des avions où les soutes ne seraient réservées qu'aux valises vraiment très encombrantes et au fret.
"C'est un pas de géant, dans la mesure où cela permettra de ne pas sortir son ordinateur et ne pas avoir une image de la valise mais seulement d'identifier la matière illicite qui peut s'y trouver", a expliqué à Reuters Jean-Paul Jainsky, PDG de Morpho, à l'issue d'une conférence de presse.
Morpho discute avec Aéroports de Paris et des opérateurs aéroportuaires indiens et chinois, dans un marché de la sécurité de l'aviation civile qu'il estime à 1,3 milliard de dollars par an.
"On a besoin de détecter des menaces qui évoluent constamment, avec notamment des explosifs artisanaux, et le faire rapidement", a expliqué de son côté à Reuters Dennis Cooke, directeur général du pôle Morpho Detection.
"Les technologies sont là et il ne nous reste plus qu'à les intégrer dans des produits. Je pense que d'ici deux à cinq ans, cela deviendra une réalité", a-t-il ajouté.
Cyril Altmeyer, édité par Benoît Van Overstraeten
19:30 Publié dans Aéroport, Salon Aéronautique, Sûreté Aérienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/11/2010
L'IATA met en garde contre une sécurité aérienne revue à la hâte.
FRANCFORT (Reuters) - L'IATA, l'Association internationale du transport aérien, a averti mardi contre des décisions précipitées en matière de sécurité aérienne dans la foulée de l'interception de deux colis piégés en provenance du Yémen et à destination des Etats-Unis.
"Nous avons connu beaucoup de cas où (les solutions) ont eu des conséquences imprévues", a souligné Giovanni Bisignani, le directeur général de l'IATA, lors d'une conférence à Francfort.
Les bombes découvertes à Dubaï et en Grande-Bretagne étaient dissimulées dans des imprimantes et elles étaient suffisamment puissantes pour faire exploser les avions qui les transportaient, ont précisé les autorités britanniques.
"L'industrie coopère avec les directives des gouvernements sur des actions ciblées pour le fret en provenance du Yémen", a ajouté Bisignani. "Si des ajustements à plus long terme sont nécessaires, nous devrons les faire avec toutes les données en mains et des mesures ciblant des risques spécifiques."
"Au cours des semaines et des mois à venir, alors que les gouvernements en savent davantage sur cette menace, nous devons continuer à travailler ensemble pour mettre en oeuvre des solutions adaptées", a poursuivi le directeur de l'IATA.
Cette alerte illustre l'existence de failles dans le dispositif de sécurité du transport aérien de fret, qui menacent également le transport de passagers.
Elle devrait renforcer les appels en faveur d'une utilisation plus répandue de la recherche par scanner des explosifs. Cette technologie ne respecte pas les mêmes normes partout dans le monde et les entreprises de fret sont réticentes à porter seules le fardeau financier d'une telle politique.
Le fret aérien, transporté par avions-cargos ou dans les soutes des avions de passagers, représente un peu plus du tiers du commerce international en valeur.
"La sécurité ne peut pas mettre toutes les activités à l'arrêt", a déclaré John Pistole, directeur de l'administration américaine de sécurité des transports.
"Nous devons trouver un équilibre. Le gouvernement américain en est bien conscient. Protéger la liberté de circulation est au coeur de notre mission", a-t-il ajouté au cours de cette même conférence consacrée à la sécurité aérienne.
Maria Sheahan, Jean-Stéphane Brosse pour le service français
01/11/2010
Inquiétudes sur la sécurité du transport aérien de marchandises.
BERLIN (Reuters) - L'Allemagne a, à son tour, suspendu dimanche le fret aérien en provenance du Yémen, d'où ont été expédiés deux colis piégés interceptés en Angleterre et à Dubaï.
L'alerte, qui a suscité une vaste opération impliquant les services de sécurité de plusieurs pays, braque également les projecteurs sur la sécurité du transport aérien, dont certains acteurs estiment qu'elle est négligée par les autorités.
"Aucun colis ou fret aérien en provenance du Yémen ne sera plus autorisé à entrer en Allemagne", a déclaré le ministre allemand des Transports, Peter Ramsauer.
La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) en France et les autorités britanniques ont pris des mesures similaires la veille.
La ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May, a annoncé parallèlement que les mesures de sécurité entourant le transport aérien de marchandises seraient réexaminées. "Nous passerons en revue le contrôle du fret aérien, nous passerons en revue les processus que nous suivons, nous discuterons avec le secteur aérien", a ajouté dimanche la secrétaire au Home Office sur l'antenne de la BBC.
Les deux colis piégés interceptés étaient à destination de synagogues de Chicago, aux Etats-Unis. L'un d'eux a transité par l'aéroport de Bonn-Cologne avant de poursuivre vers l'aéroport anglais d'East Midlands, au nord de Londres. Bonn-Cologne est la plateforme aérienne pour les opérations en Europe de la société United Parcel Services (UPS).
L'Office criminel fédéral allemand (BKA) a annoncé dimanche qu'il avait contribué à déjouer l'opération en alertant son homologue britannique.
Lorsque les agents allemands ont pris connaissance de la menace, a précisé une porte-parole du BKA, le colis était déjà en vol vers la Grande-Bretagne. "Nous avons pu informer nos partenaires à Londres afin qu'ils puissent trouver et vérifier le colis", a-t-elle ajouté.
02:29 Publié dans Cargo, Fret, DGAC, Sûreté Aérienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/07/2010
Fausse alerte sur le vol Air France Rio-Paris.
PARIS/SAO PAULO (Reuters) - Une fausse alerte à la bombe a contraint un appareil de la compagnie Air France assurant la liaison entre Rio de Janeiro et Paris à faire escale samedi à Recife, dans le nord-est du Brésil, a-t-on appris auprès de la compagnie aérienne.
Les vérifications menées à bord de l'appareil n'ont rien révélé et le vol AF443, avec ses 405 passagers et 18 membres d'équipage, devrait redécoller pour sa destination finale, a-t-on précisé de même source.
13:06 Publié dans Accidents, crash, incidents., Boeing, Groupe Air France-KLM, Sûreté Aérienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31/03/2010
IATA : un projet de sécurité aérienne.
L'Association du transport aérien international (IATA) a annoncé dans un communiqué ce mercredi le lancement d'un projet de système mondial d'échange de renseignements afin d'améliorer la sécurité aérienne.
Une déclaration d'intention a été signée avec trois organisations nationales de l'aérien, à savoir l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), la Federal Aviation Administration (FAA) et la Commission de l’Union européenne (UE), lors d'une conférence à Montreal.
Dans ce communiqué, le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani, salue cet accord "historique".
Source: www.lefigaro.fr
20:29 Publié dans IATA, Sûreté Aérienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






