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11/01/2012

Lufthansa : 1er vol transatlantique au carburant biosynthétique

2693699282_57bc21721b.jpgAprès plus de 1187 vols à base de biocarburant entre Francfort et Hambourg, Lufthansa lance, le 12 janvier 2012, le premier vol transatlantique au carburant biosynthétique. 

Un Boeing 747-400, alimenté par près de 40 tonnes de ce mélange assurera la traversée. 

Pour ce seul vol, la compagnie prévoit "une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 38 tonnes, soit l’équivalent des émissions de CO2 de 6 vols traditionnels entre Francfort et Berlin", selon un communiqué.

Source: tourmag.com

13/10/2011

Air France fait décoller son premier vol écolo

310567_10150861421585526_10150136746870526_21026650_1393458315_n.jpg312215_10150861446465526_10150136746870526_21026732_918854542_n.jpgSelon Europe 1, Air France inaugure aujourd'hui, jeudi 13 octobre, son premier vol "écolo" sur une liaison reliant Toulouse à Paris. Objectif de la compagnie aérienne : faire baisser de moitié les émissions de gaz à effet serre.

 

Pour relever le défi, explique Europe 1, "la compagnie aérienne s'est en premier lieu attachée à réduire la consommation de carburant." Air France a donc "choisi de mélanger son kérosène classique à du biocarburant obtenu à partir d'huile de friture recyclée".

 

Réduire le poids de l'avion

Par ailleurs, la compagnie a mis en place de nouveaux dispositifs permettant de réduire la masse de l'appareil. "Les fauteuils ont été délestés de plus de quatre kilos par rapport aux sièges habituels. Les installations dans l'appareil, comme les armoires, les plateaux-repas, les chariots et même la moquette sont également allégés. Gain total : plusieurs centaines de kilos par avion, soit une économie potentielle de 80 tonnes de CO2 par an".

  

Abaisser de 60% les émissions de CO2

Enfin, Air France mise sur l'éco-pilotage. "Ce concept consiste à développer des procédures de vols plus douces qui permettent de consommer moins de carburant. Par exemple, au lieu d'effectuer un atterrissage par palier, les pilotes vont adopter une descente en pente douce, plus progressive. Mises bout à bout, ces mesures devraient permettre de réduire de 60% des émissions de gaz à effet de serre".

jeudi 13 octobre 2011 (11h03)  

Source: www.quotidiendutourisme.com

23/05/2011

La peur d'un nuage de cendres plombe le secteur aérien en Bourse

717719_un-nuage-de-cendres-s-eleve-au-dessus-du-volcan-grimsvoetn-en-islande-le-21-mai-2011.jpg(Reuters) - Les transporteurs aériens dévissent nettement lundi matin en Bourse, pénalisés par la crainte qu'un nouveau nuage de cendres volcaniques ne provoque des perturbations semblables à celles de l'an dernier.

Le principal aéroport d'Islande devrait rester fermé lundi pour la deuxième journée consécutive en raison de l'éruption d'un des volcans les plus actifs de l'île, dont le panache de cendres pourrait atteindre l'Europe en milieu de semaine.

Les experts estiment toutefois qu'il y a peu de risque que l'éruption du Grimsvotn, situé dans le sud-est du pays, provoque une paralysie totale du transport aérien en Europe, comme ce fut le cas l'année dernière après celle de l'Eyjafjöll.

L'indice sectoriel Stoxx Europe 600 des voyages et des loisirs abandonnait 1,85% vers 08h15 GMT, tandis qu'Air France-KLM, Lufthansa, SAS et International Airlines Group (IAG) cédaient entre 3,43% et 4%.

La compagnie à bas coûts Ryanair perdait de son côté 4,74% après avoir dit tabler sur une absence de croissance de ses résultats sur l'exercice commencé le 1er avril.

Sa concurrente EasyJet chutait de 4,91%, les compagnies à bas coûts étant plus vulnérables à une paralysie du ciel européen en raison de leur dépendance aux vols court et moyen courrier.

L'an dernier, les avions avaient été cloués au sol pendant six jours en raison d'un nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande, coûtant 1,7 milliard de dollars (1,21 milliard d'euros) au secteur aérien.

Tim Hepher, Jean Décotte pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

08/04/2010

Premier vol transatlantique "vert".

Boeing-747-400-Air-France.jpgAir France a effectué le premier vol transatlantique "vert", pensé de bout en bout pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances sonores, a annoncé mercredi la compagnie aérienne française. Le vol, qui effectuait mardi la liaison Paris-Miami, est le fruit d'une collaboration entre l'Europe et les Etats-Unis, dans le cadre du programme AIRE (Atlantic Interoperability Initiative to Reduce Emissions), a souligné un porte-parole d'Air France.

Il s'agissait d'un vol commercial classique. L'avion, un Boeing 747, transportait 420 passagers.  Au cours de ce vol, d’une durée de 9h30, "ont été mis bout à bout des procédures" qui avaient fait l'objet d'expérimentations séparées, a expliqué ce porte-parole. Ces procédures ont été appliquées à chaque phase de vol, en coordination avec tous les participants du projet (aéroports, centres de contrôle aérien, services de navigation aériens).

Leur application a permis de réduire de 6 à 9 tonnes les émissions de CO2, et d’économiser entre deux et trois tonnes de carburant, selon le communiqué. Parmi ces procédures, on peut citer la diminution des temps de roulage au sol, la montée et la descente "continue" (et non par paliers comme cela se fait habituellement) et, en croisière, "le choix continu de l’altitude et de la vitesse optimales pour réduire la consommation de carburant".

En outre, "pendant les phases de départ et d’arrivée, les procédures adaptées permettront également de réduire les émissions sonores jusqu’à sept décibels", souligne Air France, qui rappelle qu'une réduction de 3 décibels équivaut à une baisse de moitié du niveau sonore.

Quand tous les vols long-courriers d’Air France vers le continent américain seront "verts", les émissions de CO2 seront réduites de 135.000 tonnes par an, avec 43.000 tonnes de carburant économisées, selon le communiqué.

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), le transport aérien représente 2% des émissions de CO2 et 13% des émissions liées au transport, une proportion en constante augmentation. La Suède, très soucieuse d'écologie, expérimente depuis plusieurs années des "atterrissages verts" à faible consommation de kérosène.

Source: www.lefigaro.fr

15/02/2010

British Airways s'allie avec Solena.

The-British-Airways-strik-001.jpgLa compagnie aérienne britannique British Airways a annoncé lundi qu'elle allait construire, en partenariat avec le groupe d'énergie américain Solena, une usine de production d'un carburant écologique que la compagnie utilisera à partir de 2014 pour sa propre flotte.

L'usine sera implantée dans l'est de Londres et sera à même de transformer 500.000 tonnes de déchets par an en 73 millions de litres de carburant, émettant sur l'ensemble de son cycle de production et de consommation 95% de gaz à effet de serre de moins que le kérosène classique.

Ce volume équivaut à deux fois le volume de carburant nécessaire pour rendre neutres en carbone tous les vols de British Airways au départ de l'aéroport de London City, précise la compagnie, ou bien au retrait de la circulation de 48.000 voitures par an.
BA s'est engagée à acheter la totalité du carburant produit par l'usine, construite par le groupe Solena basé à Washington.

Le directeur général de British Airways Willie Walsh a indiqué que ce projet s'inscrivait dans le cadre du projet de la compagnie de réduire de 50% d'ici à 2050 ses émissions de dioxyde de carbone.

Source: www.lefigaro.fr

15/01/2010

Qatar Airways va développer du bio-carburant.

Qatar%20Airways-mindre.jpgSuite au succès du premier vol commercial entre Doha et Londres avec des réacteurs alimentés via un mélange de kérosène et de bio-carburant, Qatar Airways a annoncé qu'elle allait développer et produire du bio-carburant pour les avions.

Alors que Qatar Airways n'a pas indiqué quelle somme elle investirait aux côtés d'Airbus, de Qatar Petroleum et du Qatar Science and Technology Park pour produire du bio-carburant, la compagnie s'est confiée concernant ses motivations au niveau de l'environnement.

Akbar Al Baker, Président de Qatar Airways, a dit : « Tandis que d'autres parlent, nous agissons. » Il a ajouté : « À Copenhague, chacun a parlé, certains ont eu des vacances agréables, mais au final les discussions ont échoué. Les leaders mondiaux dans mon pays ont des visions. Le Qatar peut être un petit pays mais nous avons de grandes idées et nous allons les mettre en application. Nous visons à positonner notre comme leader au niveau de l'énergie durable.»

A la question de savoir si des passagers voleront bientôt avec des avions propulsés via du carburant durable, il a répondu : « Nous avons déjà passée la première étape [avec le vol propulsé via du GTL]. Je ne peux pas dire quand la prochaine étape sera, mais elle se produira rapidement parce qu'elle doit être faite, pas simplement pour le Qatar mais pour le monde entier. »

Des billets plus chers du fait des bio-carburants?

Ainsi indépendamment d'être une alternative potentiellement viable au kérosène, ce qui bon pour l'environnement, comment affectera-t-elle le voyageur individuel ?

Akbar Al Baker a dit : « Si les coûts augmentent,  le prix des billets sera plus élevé, cependant, gardez à  l'esprit que quoique le carburant puisse être cher, il a des avantages du fait de  plus haute densité :  vous pouvez voler avec moins de carburant sur de plus longues distances, ainsi les prix de billet demeureront concurrentiels. »

Concernant  les objectifs de réduction de ses émissions C02, Akbar Al Baker affirme : « nous voudrions baisser d'au moins 15-20 pour cent aussitôt que possible et aller vers des réductions plus élevées à l'avenir alors que la technologie se développe. »

Cependant une question nous vient à l'esprit en quoi  le combustible organique est-il une alternative « verte », étant donné qu'il libère le même montant de CO2 en tant que carburant conventionnel quand il est brûlé ?

Eulian Roberts, directeur général du parc scientifique de science et technologie du Qatar, explique que c'est parce que c'est un processus neutre en carbone. « Vous dégagez autant de CO2 que vous en épargnez à l'environnement. Il n'a aucun affect négatif sur l'environnement. »

Par exemple, des plantes telles que le maïs ou le blé, qui retinnent le CO2 et libèrent l'oxygène, dégageront dans le ciel les mêmes niveaux du CO2 qui étaient là avant qu'elles aient été brûlées.

Mais les critiques arguent du fait que, alors que ceci peut être neutre de carbone dans le sens que ces types de combustibles organiques n'ajoutent pas aux niveaux du CO2 dans l'atmosphère, ceci ne prend pas en considération d'autres facteurs tels que des pesticides et l'utilisation des ressources naturelles, qui peuvent avoir un impact négatif sur l'environnement.

Du bio-carburant sans impact négatif sur l'environnement

Cependant, le Qatar a voulu mettre l'accent sur le fait  que le carburant dans lequel il investira sera produit à partir de « bio matières de base » comme des algues, qui ne perturbent pas les approvisionnements alimentaires ou l'épuisement de l'eau douce, les deux variables que les carburants à base de graisses végétales et animales, amidons et sucres, tendent à perturber.

Akbar Al Baker explique: « Qatar Airways a l'une des empreintes en carbone les plus faible dans l'industrie en investissant des milliards de dollars US dans une flotte aérienne de pointe. En débutant la production et l'approvisionnement en bio carburants pour nos réacteurs, nous pourrons obtenir de plus en plus près d'un objectif  de croissance neutre en carbone. »

Un autre avantage de combustible organique est que, selon Akbar Al Baker, « il exige pas ou peu de modification au niveau des moteurs d'avions », ce qui signifie que le carburant peut être utilisé dès qu'il sera disponible.

D'autres compagnies à l'image de Continental Airlines parient également sur les algues.

Un journaliste de la version française de Business Traveller (Business travel.fr) avait assisté à l'un des premiers tests de vol d'un avion propulsé via du bio-carburant à base d'algue. Ce vol avait été opéré par Continental Airlines à Houston (voir photo ci-contre et l'article Exclusif-continental-fait-voler-un-avion-avec-des-algues)

Ainsi quoique le Qatar travaille en partenariat avec l'avionneur Airbus sur le projet, les carburants devraient être compatibles avec sa flotte d'avions Boeing au fur et à mesure de l'avancement du projet.

« Nous exploitons des avions d'Airbus et de Boeing mais Airbus a été plus proactif dans l'expérimentation des combustibles de substitution. Nous voulons toujours travailler avec un associé qui a la capacité et la vision de soutenir nos idées futuristes» argumente Akbar Al Bakerr.

« Nous poursuivons notre plan concernant le développement de combustibles alternatifs. En lançant cette nouvelle initiative avec Qatar Airways, nous avons pris encore une autre mesure importante pour atteindre la croissance neutre en carbone du secteur aérien d'ici 2020. Cette coopération à l'échelle industrielle permettra de réaliser de réels progrès en trouvant des solutions de rechange soutenables (ndlr:aux carburants traditionnels) » a déclaré Tom Enders, Président et Directeur Général d'Airbus.

Avec l'aide de ses partenaires, la compagnie aérienne espère faire de l'État du Qatar un des leaders globaux pour les combustibles organiques avancés.


Visitez qatarairways.com pour plus d'information.

Source: www.businesstravel.fr

30/12/2009

Richard Branson veut rendre les compagnies aériennes propres.

virginatlantic787ii2.jpgPlutôt que de nouvelles taxes, Richard Branson, patron de Virgin Atlantic, privilégie des objectifs contraignants à atteindre en matière d'émission de CO2 pour les compagnies aériennes. Sir Richard espère que des résolutions seront prises dans ce sens, faute de quoi les entreprises prendront leurs responsabilités.

« Si les gouvernements ne fixent pas d'objectifs en matière de réduction des émissions, alors les industriels devront se mettre d'accord et fixer ensemble ces objectifs, de manière à être assez forts pour maintenir le réchauffement climatique sous les 2 degrés », a déclaré l'homme d'affaires britannique, citant le secteur aérien, mais aussi les chantiers navals et les technologies de l'information.

Evoquant l'alternative d'une taxe supplémentaire sur les entreprises, il revendique son scepticisme : « Le problème avec les taxes, c'est : où va l'argent ? Et si vous prenez de l'argent aux compagnies aériennes, elles en auront moins pour investir dans de nouveaux avions et dans de nouvelles technologies », assure-t-il.

Et de préciser que si les compagnies ne remplissent pas les objectifs de réduction des émissions, les pénalités correspondantes pourraient justement servir à développer ces nouvelles technologies, et ce pour toute les flottes aériennes. Il signale d'ailleurs que les bénéfices réalisés par sa compagnie sont intégralement réinjectés dans la recherche pour trouver de nouveaux carburants propres.

Branson veut en finir avec le diktat de l'Opep
Richard Branson, dont l'empire va de la musique aux télécoms en passant par le transport aérien commercial et le tourisme spatial, prévient que le secteur aérien devra avoir trouvé, avant 2020, des carburants propres. Il est même plus ambitieux pour sa compagnie, qui devra voler « propre » à l'horizon 2015. Reprenant les objectifs de l'Iata, la principale association du secteur aérien, il table sur une réduction de 50% des émissions à l'horizon 2050.

Il souligne que cette évolution sera de nature à réduire la dépendance des industriels et des Etats vis-à-vis des pays producteurs de pétrole. « Pour le moment, vous ne pouvez acheter votre pétrole qu'à l'Opep », indique-t-il, dénonçant ce monopole et l'absence d'alternative. « Si vous développez un carburant propre, à base d'algue, alors on crée cette alternative ».

Offensif, volontariste, ne supportant pas les contraintes de tous ordres, c'est comme ça qu'on l'aime notre Richard !



© Zonebourse.com 2009

01/12/2009

L'atterrissage "vert" ou le vol plané au service du climat.

ALeqM5gOTgDyeA8xuP9a4e43q3U57hm9iA.jpgA 9.000 mètres d'altitude, réacteurs au point mort, l'Airbus amorce une descente silencieuse de 25 minutes en vol plané pour un atterrissage "vert" sur l'aéroport de Stockholm.

En planant à travers le ciel blanc de l'hiver suédois, le commandant de l'A321 Henrik Ekstrand a épargné 300 litres de kérosène à sa compagnie charter Novair, permettant de réduire les coûts et les émissions de CO2.

La compagnie suédoise a bouclé cette semaine une série de dix vols expérimentaux, les premiers en Europe à combiner un atterrissage moteurs au ralenti avec une approche dite "en courbe", réduisant de plusieurs kilomètres la distance parcourue, hors des habituels longs couloirs aériens.

Ce type d'atterrissage "vert" qui utilise la navigation par satellite est en plein essor dans les pays nordiques et notamment en Suède, sous l'impulsion de la première compagnie scandinave SAS et de l'aéroport international de Stockholm-Arlanda.

"C'est très silencieux, on note vraiment la différence au niveau du bruit. C'est beaucoup plus confortable, sans à-coups", note Mathias Klarowski, un étudiant allemand en aéronautique de 23 ans, invité à bord grâce à son université de Stockholm.

Dans une Suède très soucieuse d'écologie, SAS a commencé en janvier 2006, à Stockholm, ces atterrissages à faible consommation de kérosène, qui rallongent de quelques minutes la durée des vols mais qui sont moins coûteux et moins polluants en termes de bruit et de C02.

"Bien sûr, je pourrais voler plus vite", a expliqué à l'AFP Ulf Martinsson, un pilote de SAS. "Mais le gain de l'approche verte vient du fait qu'on va plus lentement", souligne le pilote.

Le type d'atterrissage mené par Novair est plus subtile car il combine la route plus courte de l'approche par GPS avec un atterrissage moins gourmand.

"C'est le début d'une évolution d'un système fondé sur la réglementation vers un système fondé sur l'efficacité", se félicite Lars Lindberg, président d'Avtech, la société aéronautique suédoise qui dirige le projet.

Depuis juin dernier, l'expérience menée sur plusieurs vols commerciaux avec passagers a permis d'économiser en moyenne 165 litres par vol avec divers types d'appareils.

Cette technique, impossible en cas de mauvaise visibilité, favorise également une approche mieux synchronisée, permettant près d'une demi-heure à l'avance de savoir quand l'avion se posera, à une dizaine de secondes près.

L'aéroport international de Stockholm-Arlanda, où plus de 2.000 atterrissages "verts" ont été menés depuis janvier 2006 --le plus souvent par SAS-- s'est fixé un objectif de 80% d'atterrissages de ce type d'ici à 2012, afin de réduire les émissions.

Quelque 17 autres compagnies, comme Air France, Nav Portugal, TAP Portugal, Icelandair ou Iberia, ont également mené des essais, selon le Sesar, l'organisme européen chargé de coordonner l'espace aérien en Europe.

Les compagnies aériennes, en difficulté à cause de la crise économique mondiale, sont sous pression pour réduire leurs coûts mais aussi leurs rejets polluants.

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), le transport aérien représente 2% des émissions de CO2 et 13% des émissions liées au transport, une proportion en constante augmentation.

26/11/2009

Faudrait-il scalper la planète pour voler au biokérosène ?

klm_biofuel.jpgSi vous avez lu la presse de ces derniers jours, vous avez peut-être été surpris d'apprendre qu'un Boeing 747 de ligne de la KLM avait volé une heure et demie dans le ciel néerlandais avec l'un de ses réacteurs alimenté à 50% par du biokérosène, les trois autres réacteurs fonctionnant au kérosène traditionnel.

Depuis le temps qu'on se hasardait à parler de « vol propre »…, en même temps d'ailleurs que l'on se mettait d'accord pour ôter de notre imaginaire le lien entre l'avion et le voyage, afin de condamner, à plus ou moins brève échéance, l'utilisation banale et ordinaire du transport aérien, le réservant aux usages exceptionnels et autres urgences.

Dans la grande majorité des discours écoresponsables, les agrocarburants sont dénoncés comme destructeurs de la biodiversité et menaçant à terme le solde des terres fertiles. Du Brésil à l'Indonésie, en passant par le Kenya et le Libéria, on déboise et on défriche déjà à vitesse grand V pour faire rouler les bagnoles, notamment aux agrocarburants mélangés aux produits pétroliers classiques. L'usage a vite pris le pas sur la rhétorique, au grand dam des déclarations annonçant la sixième extinction massive d'espèces, dénonçant un milliard d'affamés et prévoyant des hordes de réfugiés de l'environnement, gens sans terre suite à l'érosion ou à la spoliation par l'agrobusiness. Le 26 octobre 2007 à la tribune de l'ONU, le rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, Jean Ziegler, n'a-t-il pas qualifié le recours aux biocarburants de « crime contre l'humanité » (« qui est commis lorsque l'on convertit un sol productif pour l'alimentation en terre à produire du biocarburant »). Il s'agit donc de nécrocarburants, le préfixe « bio » visant en l'occurrence à la supercherie, et à l'imposture pour l'expression « biocarburant soutenable », sauf s'il s'agit de seconde génération au sens vrai, ou de troisième !

Certains experts du monde agricole et scientifique estiment effectivement que la première génération d'agrocarburants repose sur l'utilisation des organes de réserve stockant le sucre, l'amidon ou l'huile des cultures : graines de céréales ou d'oléagineux (tournesol, colza, jatropha), racines de la betterave et fruits du palmier à huile. La production de biocarburants se fait donc au détriment de la production alimentaire dont elle est concurrentielle.

La filière de ces mêmes agrocarburants n'est pas durable puisqu'elle épuise les sols, pollue des eaux, saccage la biodiversité et de nouveaux milieux naturels. Rien que la plantation de palmiers à huile est responsable de 90% de la déforestation en Malaisie. 4 millions d'hectares de forêts ont ainsi été détruites à Sumatra et Bornéo, 6 millions en Malaisie et 16,5 millions en Indonésie sont voués à l'éradication.

La destruction des forêts corrélative au développement brutal et exponentiel des cultures de palmier à huile en Malaisie et en Indonésie constitue une menace majeure pour l'ensemble de la biocénose de ces régions, et principalement pour l'orang-outan, notre proche cousin au bord de l'extinction.

La nouvelle promotion des agrocarburants porte déjà la responsabilité de la déforestation galopante du Brésil (monocultures de canne à sucre en Amazonie), du Mexique, de l'Argentine, de la Colombie, de l'Indonésie, de la Malaisie, du Kenya, du Congo, du Nigéria, du Libéria, etc., pour ne parler que des pays portant les stigmates de méga dégâts.

Arguer de réduction d'émissions de CO2 pour justifier les agrocarburants frise le cynisme quand on sait que la déforestation est une des principales cause des émissions de gaz à effet de serre (25%), bien supérieure à celle des transports (14%).

En application à l'aviation, les biocarburants sont développés pour se substituer, au moins partiellement, au kérosène. Il est dit que le principal atout de cet agrokérosène est d'émettre 75% de gaz carbonique en moins que le kérosène traditionnel.

Depuis le tout premier essai qui date tout de même de 1984, c'est en décembre 2008 qu'eut lieu le premier vol sérieux d'un Boeing 747-400 d'Air New Zealand dont un réacteur était alimenté pour moitié d'agrokérosène issu de jatropha, biocarburant dit de seconde génération, qualification absolument fausse.

Quelques autres ont suivi sur Boeing 737-800 de Continental Airlines et de Japan Airlines, toujours sur le même principe d'utilisation partielle à base d'huile de jatropha, parfois (symboliquement) adjointe d'huile d'algues (sans doute pour faire plus bio qu'agro…).

Il y a quelques jours, c'est cette fois un avion de ligne avec passagers de la KLM qui a volé en partie au biokérosène (= agrokérosène = nécrokérosène), avec cette particularité qu'il y avait à bord le directeur du WWF Pays-Bas, lequel aurait déclaré : « Le biokérosène permettait de réduire de 60 à 80% les émissions de CO2. C'est un grand pas mais nous devons fixer des objectifs précis en matière d'utilisation de ces biocarburants lors de vols commerciaux » (Source : Euronews, 24 novembre 2009).

Alors, on ne comprend plus, on ne sait plus, c'est tout et l'inverse de tout, et l'on compte sur la stratégie d'influence des maîtres du post-capitalisme déjà engagé pour nous expliquer, voire nous convaincre du très absurde compromis qu'il conviendrait de liquider la biosphère pour sauver l'atmosphère.

Ce qui est vraisemblablement sujet d'intérêt prééminent pour les compagnies aériennes, ce n'est ni de lutter contre le réchauffement, encore moins de respecter l'alimentation des pays du Sud, ou leur forêt et leur faune, mais l'opportunité économique : le kérosène actuel représente la première charge d'une compagnie aérienne, et le biokérosène est considérablement moins onéreux. Le prochain sommet de l'IATA (Association internationale du transport aérien) a déjà comme priorité d'obtenir la certification de ces nouveaux biocarburants à l'usage de l'aviation !

Voler pour les plus riches, ou manger pour les autres, il faudra choisir.

Comme la fin justifie les moyens, la fin climatique devrait-elle justifier les moyens terrestres ?

www.notre-planete.info

07/12/2007

L'INFORMATIQUE POLLUE AUTANT QUE L'AVIATION !!!

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L'AERONAUTIQUE A BON DOS ET CA FAIT TROP LONGTEMPS QUE CA DURE !!!
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Le PC aussi polluant que l'Airbus? Un rapport rendu public lundi par l’ONG britannique Global Action Plan affirme que la quantité de CO2 émise pour assurer le fonctionnement des serveurs informatiques est désormais virtuellement équivalente à celle dégagée par le transport aérien.

Virtuel polluant
Derrière un titre provocateur – The Inefficient Truth — ce rapport présente d’autres vérités qui dérangent. Il rappelle notamment qu’avec un milliard d’ordinateurs dans le monde, le secteur informatique contribue à 2% des émissions totales de gaz carbonique dans l’atmosphère ; autant que les avions de ligne. Et qu’un serveur de taille moyenne émet autant de carbone chaque année qu’un 4x4 qui consomme 15 litres au 100 km.

Conscients mais mal renseignés
Pourtant, bien que le rapport souligne que plus de la moitié des professionnels du secteur déclarent avoir conscience que leur activité a un impact sur l’environnement, 86% n’ont aucune idée de leurs émissions de CO2. Et pour cause : 2 fois sur 3, constate Global Action Plan, les départements informatiques ne payent pas leurs factures d’électricité et plus de la moitié ne connaissent même pas leur montant.

Rationaliser les Go
Par ailleurs, 60% des départements informatiques reconnaissent n’utiliser que la moitié de la capacité de stockage de leurs serveurs. L’ONG estime qu’on pourrait réduire très rapidement de 30% le coût énergétique des infrastructures informatiques en incitant les responsables de ces départements à rationaliser le stockage des données.

Yaroslav Pigenet

Source: 20 minutes.fr