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06/01/2012

Air France: la taxe carbone répercutée

6e7e72673f.jpgL'achat d'émissions polluantes des avions au départ ou à destination de l'Union européenne (UE), obligatoire depuis le 1er janvier, sera "inévitablement" répercuté sur le passager, estime aujourd'hui Air France-KLM.

"La mise en place de ce mécanisme alourdira les charges et ce sera inévitablement supporté par le client", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe franco-néerlandais.

Entré en vigueur le 1er janvier, le mécanisme prévoit de contraindre toutes les compagnies aériennes, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

"Air France-KLM tentera de minimiser autant que possible la charge supportée par le client", a néanmoins souligné le porte-parole, relevant qu'Air France-KLM avait une des flottes les plus jeunes d'Europe (moyenne d'âge 9,4 ans) et donc moins polluantes que certaines de ses concurrentes. Le groupe estime que ce mécanisme lui coûtera entre 50 et 100 millions cette année.

Le porte-parole a ajouté qu'Air France-KLM avait soutenu ce mécanisme, le jugeant plus efficace pour lutter contre le réchauffement climatique qu'une "simple taxe". "Mais, a-t-il encore déclaré, nous serons attentifs à ce que les revenus générés par la vente des permis à polluer soit bien allouée à l'innovation durable dans le secteur aérien, notamment l'optimisation de la gestion du trafic aérien et le développement des carburants alternatifs". 

A peine entrée en vigueur, la loi européenne contraignant les compagnies aériennes à acheter une partie des émissions polluantes de leurs avions au départ ou à destination de l'UE, a été contestée par la Chine et critiquée par l'association internationale de l'aviation civile (Iata) qui souhaite une réglementation mondiale et non pas seulement européenne. Pour autant, Bruxelles reste résolu à faire appliquer la loi.

Source: lefigaro.fr

05/01/2012

Air France laisse la main à Delta sur Philadelphie, Detroit, Seattle et Nice-JFK

l'interview de Perry Cantarutti, senior vp EMEA

 

Delta Airlines plutôt discrète depuis la création de la joint venture avec Air France/KLM et Alitalia repasse sur le devant de la scène, après avoir subi une phase de restructuration. L’été prochain, ce sont ses avions qui assureront les nouveaux vols de Philadelphie, Detroit et Seattle au départ de CDG, ainsi que Pittsburgh et le Nice-JFK.

3611465-5241766.jpg"Nous partageons les profits mais également les coûts dans certains cas. La tendance générale est de gérer toute l’activité en commun et d‘en tirer le meilleur profit. Cela a déjà donné lieu à de nombreux changements", explique Perry Cantarutti à propos de la Joint Venture AF Delta - Photo GB

TourMaG.com - Delta Airlines a créé, en 2010, le poste de vice président Europe/Moyen Orient/Afrique qui vous a été attribué. Quelle est votre feuille de route ? 

Perry Cantarutty :
 Cette création de poste peut paraître une décision un peu tardive mais il faut remonter en arrière pour comprendre. 


A l’origine Delta était une compagnie qui faisait 95% de son activité sur le réseau domestique américain. 

En cinq ans, l’activité attribuée à l’international est passée à 45%. 

Il y a eu la création de la joint venture transatlantique avec Air France/KLM et Alitalia. Puis la fusion avec Northwest a apporté dans la corbeille le réseau transpacifique. Dans le même temps, le transport domestique étant considéré comme un marché mature, il nous fallait continuer notre développement organique à l’international. 

Mon poste a donc été créé dans ce but en 2010 mais il y a eu également la mise en place d’un vice président pour la zone Asie et un autre pour la zone Amérique latine. 
 

TourMaG.com - Est-ce à dire que vos partenaires européens de la joint venture ou de Skyteam ne suffisaient pas à apporter ce supplément d’activités ? 

Perry Cantarutty : Au contraire. 

Nous sommes satisfaits des accords passés et nous continuons à approfondir notre collaboration. D’ailleurs, il a semblé parfaitement logique que mon bureau soit implanté au siège d’Air France à CDG. 

Mais Delta a également des ambitions qui lui sont propres. Depuis cinq ans, nous développons des liaisons directes des Etats-Unis vers le continent africain qui est un marché en expansion. 

Nous sommes présents à Accra, Monrovia, Lagos, Abuja et Johannesbourg. 

Les passagers ont le choix de voler en direct même si nos dessertes ne sont pas nécessairement quotidiennes, ou bien via les hubs de nos partenaires Air France/KLM. 

Dans la zone du Moyen Orient, nous avons deux lignes, l’une entre New York et Tel Aviv, l’autre entre Atlanta et Dubai avec, pour cette dernière, un nombre non négligeable de passagers liés aux activités de l’armée américaine dans cette région.
 

TourMaG.com - Vous vous dites satisfaits de la joint venture avec Air France mais cette dernière fait face à des coûts d’exploitation trop lourds. Delta a-t-elle à en subir les conséquences au sein de la JV ? 

Perry Cantarutty : Nous partageons les profits mais également les coûts dans certains cas. 

La tendance générale est de gérer toute l’activité en commun et d‘en tirer le meilleur profit. Cela a déjà donné lieu à de nombreux changements. 

La dernière expérience en date concerne la ligne de Chicago qu’Air France exploitait avec un avion surdimensionné pendant la saison hiver. C’est Delta qui vient de prendre le relais pendant la saison hiver avec un B-767 plus adapté au volume de la demande. 

Puis Air France en reprendra l’exploitation pour la saison été IATA. 

Pendant ce temps, nous étudions de près la réaction des passagers pour voir s’ils acceptent facilement ce changement et à partir de là, nous verrons si cette expérimentation peut être prolongée. 

Autre exemple, c’est Delta qui reprend la ligne de Seattle au départ de Paris de façon définitive. Nous volons également sur Seattle au départ d’Amsterdam avec, en haute saison, deux quotidiens. Il semblait plus logique que ce soit Delta qui exploite cet axe. 

D’autant que nous avons un partenariat avec Alaska Airlines pour assurer les vols régionaux à Seattle. L’objectif de ces changements est, bien sûr, d’améliorer nos résultats. 

Et puis l’été prochain, Delta augmente son volume de vols saisonniers avec Detroit et Philadelphie au départ de CDG. Et nous reprenons aussi l’exploitation du Pittsburgh ainsi que le Nice-New York.
 

TourMaG.com - Delta vient de prendre une participation dans le capital de la compagnie brésilienne Gol. Avez-vous l’intention de faire la même chose en Europe ? 

Perry Cantarutty : Nous avons investi successivement dans Aeromexico et dans Gol pour nous assurer une présence stratégique en Amérique latine où nous voulons monter en puissance. 

En Europe, la joint venture assure un système naturel de connectivité. La priorité est donc moindre d’investir de ce côté-ci de l’Atlantique. 

TourMaG.com - Air France prépare un vaste plan de réduction des coûts. Comment pouvez-vous aider votre partenaire qui traverse un moment difficile? 

Perry Cantarutty 
: Les efforts que prépare Air France ne pourront être que positifs. 


Delta est passée par ce stade incontournable de restructuration, nous pouvons donc faire profiter de notre expérience si Air France nous le demande. 

Cela dit, tout n’est pas négatif. Ainsi, les résultats du transatlantique pour l’année 2011 sont en ligne avec ceux de 2010. La demande a été soutenue jusqu’à ces dernières semaines mais, dans le même temps, il était sage de réduire la capacité offerte sur l’hiver. 

Nous avons besoin que les économies américaines et européennes soient florissantes pour prospérer nous aussi. 

TourMaG.com - La joint venture avait l’ambition de développer le trafic à Londres. Où en êtes-vous de ce plan ? 

Perry Cantarutty : Heathrow est un aéroport dont les slots sont rares. 

Néanmoins, nous avons réussi à monter en puissance pour assurer jusqu’à dix vols transatlantiques par jour l’année dernière. 

Ce qui prouve que l’on peut toujours soit acheter soit louer des slots auprès de transporteurs. Mais développer Londres à tous prix n’est pas une priorité.
 

TourMaG.com - Delta envisage de faire croître les revenus additionnels à la billetterie. Cela touchera-t-il les vols longs courriers ? 

Perry Cantarutty : Nous avons déjà sur le long courrier un produit qui est vendu en supplément, c’est notre siège Economy Confort que le passager peut choisir au moment de l’enregistrement, moyennant un paiement de 80 dollars pour les vols entre la France et les Etats-Unis. 

Nos appareils sont équipés de cinq rangées dédiées à ce produit qui est différent de la Premium Economy d’Air France puisque cette dernière s’achète au moment de la réservation et non au moment du check in.

Cela dit, il est logique de chercher des revenus additionnels alors que nous sommes au milieu d’un plan de modernisation qui représente un investissement de deux milliards de dollars. 

Ce plan porte principalement sur l’introduction du nouveau fauteuil flat bed de la classe Elite et le renouveau des terminaux de JFK et d’Atlanta. 

Les passagers apprécient d’ailleurs nos efforts qui sont payés en retour. En dépit d’une conjoncture difficile, Delta va engranger de solides bénéfices pour l’année 2011.
 

 

Geneviève BIEGANOWSKI
Source: tourmag.com

31/12/2011

Le trafic aérien recule en novembre

avion.jpgLe trafic aérien de passagers à l'international a reculé de 1,5% d'un mois sur l'autre en novembre, mais reste en hausse de 4,0% sur un an, a annoncé aujourd'hui l'Association internationale du transport aérien (Iata). Le trafic intérieur en Chine, en Inde et au Moyen-Orient a, lui, progressé, effaçant une partie de la baisse du trafic international. 

Le fret international a baissé de 3,8% le mois dernier par rapport à novembre 2010, mais progressé de 0,5% par rapport à octobre. 

Source: lefigaro.fr

15/12/2011

Transport aérien: 2011 aura été un bon cru pour la sécurité aérienne

cockpit_window.jpgL’année 2011 pourrait bien établir une record en terme de sécurité aérienne. On compterait presque deux fois moins de morts qu'en 2010, soit un record depuis que la IATA, l'association internationale du transport aérien, compile ses statistiques sur la sécurité aérienne.

Selon la IATA on a compté 22 accidents mortels du 1er janvier au 30 novembre 2011 qui ont causé la mort de 486 passagers: ce dernier chiffre pourrait être le plus bas depuis que ce décompte existe. 



En 2010, les chiffres correspondants étaient de 23 accidents mortes et 786 passagers et membres d’équipage. 

Selon Gunther Matschnigg, vice-président de l'IATA chargé de la sécurité cité par Reuters, «à la fin du mois de novembre, la performance globale de sécurité est à son plus haut niveau jamais enregistré, et dépasse de 49% celle de l'année dernière à la même époque».

La mise en place de listes noires comme celles de l’Union Européenne v a sans doute permis d’améliorer la sécurité ces dernières années. 

Récemment l’Union Européenne a publié la 18ème mise à jour de sa liste noire qui compte tout de même 273 compagnies aériennes de 21 états, la plupart en Afrique.http://www.businesstravel.fr/2011112211390/en-voyage/comp...

La mise en place d’un système mondial d’échange d’informations sur la sécurité aéronautique par la IATA en mars 2010 va également dans le bon sens.

«C'est la première fois que la communauté aéronautique travaille ensemble pour échanger des informations sur la sécurité. Ces données vont nous permettre de renforcer nos efforts pour réduire les risques les plus importants» s'est félicité Giovanni Bisignani, le directeur général de la IATA.

La sécurité a fortement progressé depuis 1949: on n'arrête pas le progrès!

Contrairement aux idées reçues (comme c'était mieux avant!), la sécurité aérienne a fait un bond prodigieux depuis l'après-guerre malgré l'augmentation exponentielle du trafic aérien.

Alors que l'on comptait 247 morts en 1945 pour 9 millions de passagers transportés, il y a eu 685 morts en 2009 pour 2,3 milliards de passagers transportés… et seulement 486 passagers en 2011. 



Même si ces chiffres sont encore trop élevés on ne peut que saluer les compagnies aériennes qui ont réussi à améliorer leur sécurité dans des conditions économiques difficiles.

Alors que l'on comptait 247 morts en 1945 pour 9 millions de passagers transportés, il y a eu 685 morts en 2009 pour 2,3 milliards de passagers transportés… et seulement 486 passagers en 2011. 



Même si ces chiffres sont encore trop élevés on ne peut que saluer les compagnies aériennes qui ont réussi à améliorer leur sécurité dans des conditions économiques difficiles.

Dans l'absolu Qantas, Finnair, Cathay dans le trio de tête et Southwest, Delta, British si l'on mesure le taux d'accidents par rapport aux nombre de vols effectués

Parmi les compagnies aériennes sans morts et sans accidents dans l'absolu sans prendre en compte le rapport nombre de vols/accidents (2009) selon le Jet Airliner Crash Data Evaluation Centre (JACDEC) on peut citer: Qantas Airways, Finnair, Cathay Pacific, El Al, ANA toutes sans morts depuis 35 ans, puis Air Berlin (29 ans), Virgin Atlantic (24 ans), Ryanair (23 ans), Emirates (22ans), First Choice Airways (14 ans), EVA Air (17 ans), QatarAirways (14 ans) et Easyjet (12 ans).

British Airways arrive en 18ème position derrière Southwest (16ème position), mais devant Continental, Air Canada (21ème position), Lufthansa (22ème) et Austrian (23ème), également bien classées. Air France arrive en 30ème position de ce classement.

Une autre étude réalisée par l’ATRA (données 2009) ne prend pas uniquement en compte les statistiques d’accidents mais plusieurs critères: selon cette agence suisse, les compagnies aériennes les plus sures sont Air france, AMR, British Airways, Continental Airlines, Delta, Japan Airlines, Lufthansa, Southwest Airlines, United Airlines et US Airways.

Une étude plus discutable car elle ne prend pas en compte que les résultats (les statsitiques d'accidents) mais des processus de sécurité très difficiles à évaluer.

Une autre façon de mesurer la sécurité d’une compagnies peut-être de prendre en compte le nombre de vols effectués et de comparer le taux d’accidents, ce qui semble le plus logique (site AirSafe): dans ce cas, parmi les compagnies ayant effectué le plus de vols, Southwest arrive en pole position devant dans l'ordre Delta, British Airways, SAS, Northwest, Lufthansa, ANA, Continental, US Airways, Alaska, United, American, Air France, Iberia et Air Canada (voir les compagnies aériennes les plus sures au monde).

Enfin, sachez qu'une compagnie en bonne santé financière est souvent une compagnie sure!

Source: www.businesstravel.fr

08/12/2011

Le PDG de Qatar Airways élu au Conseil d'Administration de IATA

QA_AlBaker.jpgAkbar Al Baker, Président Directeur Général de Qatar Airways, a été élu pour rejoindre le Conseil d’Administration de l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA). 

Les 27 membres de l’Organisation des Compagnies Aériennes Arabes (AACO) lui ont accordé leur confiance, à l’unanimité, lors de leur assemblée générale annuelle à Abu Dhabi.

Source: www.tourmag.com

07/12/2011

L'IATA réduit ses estimations de bénéfices pour 2012

iata_logo__02.jpgGENEVE (Reuters) - Les compagnies aériennes risquent de subir de lourdes pertes l'année prochaine si les responsables politiques européens ne parviennent pas à une solution à la crise de la dette souveraine, a prévenu mercredi l'Association internationale du transport aérien (IATA).

Elle a réduit ses estimations de bénéfices pour le secteur à 3,5 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros) pour 2012 tout en prévenant que les compagnies pourraient enregistrer des pertes cumulées de 8,3 milliards de dollars si l'Europe basculait dans une nouvelle crise bancaire.

L'association, qui représente 240 compagnies aériennes et 84% du trafic aérien mondial, prévoyait auparavant un bénéfice de 4,9 milliards de dollars en 2012, après 6,9 milliards attendus pour 2011.

Cette dernière estimation reste inchangée.

"Le plus grand risque qui pourrait affecter la rentabilité des compagnies aériennes l'année prochaine, c'est l'agitation économique qui proviendrait d'un échec des gouvernements à résoudre la crise de la dette souveraine de la zone euro", a déclaré Tony Tyler, directeur général d'IATA.

"Une telle évolution pourrait entraîner des pertes de plus de huit milliards de dollars, les plus lourdes depuis la crise financière de 2008", a-t-il ajouté.

Jusqu'ici, le secteur du transport aérien est resté relativement optimiste sur ses perspectives. Mais les risques croissants de récessions en Europe alors que la demande progresse en Asie et que les contraintes de capacités en Amérique du Nord semblent doper les bénéfices risquent de se traduire par l'émergence d'un marché à deux vitesses.

LE TRAFIC DE FRET BAISSE DÉJÀ

Rares sont les dirigeants du secteur qui ont pour l'instant dit prévoir une baisse de l'activité. Quant aux deux grands constructeurs d'avions mondiaux, Airbus et Boeing, ils accélèrent leur production afin de répondre à la demande pour de nouveaux avions.

Pourtant, l'IATA souligne qu'elle ne peut pas ignorer des risques économiques qui ne cessent de s'aggraver.

"Il y a un fort risque que la crise de la dette souveraine dans la zone euro puisse échapper à tout contrôle, entraînant une crise bancaire et une récession économique plus étendue", explique-t-elle dans ses prévisions publiées mercredi.

Le pire des scénarios qu'elle envisage prend en compte l'évaluation des risques liés à la crise de la dettes européenne réalisée par l'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE).

Il intègre une crise bancaire et une profonde récession en Europe avec des conséquences négatives sur le marché du transport aérien mondial. Dans ce cas de figure, l'IATA a pris en compte une croissance mondiale de 0,8% en 2012.

"Dans ce scénario, les compagnies aériennes verraient la croissance du trafic passagers marquer le pas et le trafic de fret aérien se contracterait de 4,7%", précise l'IATA, basée à Genève.

Le trafic de fret a déjà reculé de 5% entre mai et octobre, alors que le trafic passager s'en sort mieux que prévu.

Les estimations disponibles auprès des compagnies aériennes montrent que l'Europe aura du mal à éviter une crise et ses conséquences.

"Même si une intervention gouvernementale évite une crise bancaire, il est impossible que l'Europe évite une brève récession. L'activité et la confiance des consommateurs ont déjà enregistré une forte chute", a souligné l'IATA.

Avec Tim Hepher, édité par Nicolas Delame et Marc Angrand

 

28/11/2011

Le trafic de fret aérien international en baisse en octobre

AIR FRANCE 747 F TORRES.jpgGENEVE (Reuters) - Le trafic de fret aérien international a diminué de 4,8% en octobre par rapport au même mois l'an dernier, tandis que le trafic passagers progressait de 4,6%, mais moins vite que le mois précédent, a déclaré lundi l'Association internationale du transport aérien (IATA).

"C'est le fret qui retient l'attention ce mois-ci. Depuis le milieu de l'année, le marché s'est réduit de près de 5%, soit beaucoup plus que la baisse de 1% du commerce mondial", a déclaré le directeur général de l'IATA, Tony Tyler, dans un communiqué. "Le fret aérien est l'un des premiers secteurs à souffrir quand la confiance des entreprises diminue."

En incluant les liaisons intérieures, la baisse du trafic de fret ressort à 4,7% tandis que la hausse du trafic passagers est ramenée à 3,6%. En septembre, ce dernier avait augmenté de 6,8%.

Tom Miles, Marc Angrand pour le service français, édité par Gilles Guillaume

07/11/2011

Compagnies aériennes : la facture pétrole s'envole... et les bénéfices dégringolent !

dyn005_original_599_273_jpeg_2567601_b138115886c926cd4502305ee9226793.jpgSingapore Airlines, Emirates ont senti l’impact de la hausse

 

Le groupe Air France/KLM présente ses résultats semestriels mercredi prochain et on sait qu’ils ne seront pas bons. Mais même les compagnies les plus performantes (Singapore Airlines, Emirates) qui restent bénéficiaires ont senti fortement l’impact des hauts historiques du prix du pétrole.

Les « premières de la classe », Emirates et Singapore Airlines continuent d’engranger des bénéfices pour le premier semestre de leur exercice, mais elles sont en forte baisse par rapport à la même période en 2010. 

C’est la hausse impressionnante du prix du kérosène qui explique en grande partie la contre-performance relative. 

Les deux transporteurs ont révélé cette semaine leurs résultats semestriels. 

Le groupe Singapore Airlines annonce un bénéfice net en recul de 62% pour le premier semestre, soit 239 millions de dollars singapouriens tandis que le chiffre d’affaires affiche une hausse de 3% à 7,2 milliards de dollars singapouriens. 

Toutes les activités du groupe, notamment les compagnies Singapore Airlines et Silk Air enregistrent des bénéfices (53 millions de SGD pour SIA), hormis l’activité cargo dont les résultats sont négatifs.
 

Emirates voit son bénéfice semestriel chuter
Le nombre de passagers transportés est en hausse de 3% à 8,5 millions tandis que la capacité offerte a progressé dans le même temps de 6,3%. 

Le coefficient de remplissage perd 1,9 point à 77,5%. 

De son côté, Emirates voit son bénéfice semestriel chuter de 76% à 827 millions de dirhams tandis que le chiffre d’affaires est en croissance de 15% à 30,3 milliards de dirhams. 

La compagnie n’en continue pas moins sa stratégie d’expansion. 

Sur la même période de six mois, la capacité offerte a augmenté de 8,2% pour un trafic en hausse de 5,7%. Le coefficient de remplissage recule donc de 1,9 point à 79,3%.
 

Lufthansa : résultats annuels plus faibles que prévus
En Europe, Lufthansa a prévenu, la semaine dernière, que ses résultats annuels seraient plus faibles que prévus. 

De son côté IAG (le groupe BA/IB) annonce aujourd’hui une baisse de son résultat trimestriel (juillet/septembre) de 31% à 363 millions d’euros, tandis que le chiffre d’affaires a augmenté dans le même temps de 2,2% à 4, 49 milliards d’euros. 

Quant à la facture pétrole à 1,39 milliard d’euros s’est envolée de 24%. Willie Walsh, le patron d’IAG se dit néanmoins optimiste sur le dernier trimestre. 

Une opinion en contradiction avec les dernières prévisions d’IATA qui s’attend à ce que les bénéfices des transporteurs pour l’année 2011 atteignent 6,9 milliards de dollars alors qu’ils ont été de 16 milliards l’année dernière.

Source: www.tourmag.com
 

31/10/2011

Progression du trafic passagers en septembre

177_max.jpgLe trafic aérien international de passagers a augmenté de 5,6% en septembre, par rapport à septembre 2010, a indiqué lundi l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La progression du trafic passager est une agréable surprise, alors que le
fret recule pour le 5e mois consécutif, et reflète un déclin de l'activité, et
une baisse de la confiance des consommateurs", a estimé le directeur généralde l'IATA, Tony Tyler.

"Nous nous attendons toujours à un affaiblissement général dans le trafic passagers d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Les compagnies aériennes européennes ont enregistré une croissance de 9,2% en septembre, derrière les compagnies d'Amérique Latine (+10,6%).

Les compagnies du Moyen-Orient affichent une progression de 9,1% et celles de la région Asie-Pacifique de 4,3%.

Les compagnies d'Amérique du Nord n'ont progressé que de 1,2%, et les africaines de 5%.


Source: www.quotidiendutourisme.com

Attribution de créneaux à Orly

air-ca10.jpgLe Cohor vient d'attribuer 2288 slots abandonnés par certaines compagnies, notamment Wizz Air.

Plusieurs nouveaux transporteurs sur la plate-forme avaient fait acte de candidature : Easyjet Suisse pour un quotidien vers Pise et un autre vers Munich, Carpatair pour un quotidien vers Ancone et deux quotidiens vers Pise, Norwagian pour trois vols hebdos vers Varsovie et Vueling pour un quotidien vers Alicante, un quotidien vers Valladolid et quatre hebdos vers Saragosse. 

Le Cohor a atrribué 1144 slots aux nouveaux entrants : 728 slots à Easyjet Suisse pour un quotidien vers Pise et 415 slots à Vueling pour quatre hebdos vers Saragosse. 

Les 1144 autres slots ont été attribués aux compagnies déjà présentes sur la plate-forme : 728 slots à Pegasus Airlines pour un quotidien sur Istanbul et 416 slots à Air Caraïbes pour quatre hebdos sans précision de destination. 

Ces créneaux sont utilisables théoriquement à partir de la saison IATA de l'été 2012 mais les compagnies qui le souhaitent pourront ouvrir leurs lignes plus tôt.

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