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09/11/2013

Hausse de 2,8% du trafic passagers d'Air France-KLM en octobre

article_photo_1358268940314-2-HD.jpgPARIS (Reuters) - Air France-KLM a annoncé vendredi avoir enregistré une croissance de 2,8% de son trafic passagers en octobre, essentiellement soutenue par l'activité sur les continents américain et asiatique.

Dans un communiqué, la compagnie aérienne franco-néerlandaise précise avoir transporté 6,9 millions de passagers (+2,0%) le mois dernier. Le trafic affiche une progression de 2,4% sur le réseau "Amériques" et de 4,5% en Asie.

"Le coefficient d'occupation a progressé de 1,3 point à 84%. La recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) hors change progresse par rapport à octobre 2012" peut-on lire dans le texte.

L'activité cargo a enregistré une baisse du trafic de 3,3% pour des capacités en diminution de 1,2%. Le coefficient de remplissage recule ainsi de 1,5 point, à 65,1%.

Matthias Blamont

08/11/2013

Lufthansa soupçonnée de ficher ses salariés

a380_lufthansa_airlines_germany_764337.jpgUne plainte a été déposée en France contre Lufthansa et l'un de ses cadres, accusé d'avoir élaboré un fichier comportant des informations privées sur des employés de la compagnie aérienne allemande, ont indiqué vendredi des sources concordantes.
La plainte, déposée début novembre au parquet de Bobigny par un responsable syndical de la compagnie et par le syndicat Unsa Transport, vise des faits d'"atteinte aux droits de la personne", a précisé l'avocat des plaignants, Me Olivier Villevieille.

Le fichier incriminé, un document d'une dizaine de pages, manuscrit et rédigé en allemand, "a été découvert par hasard" dans le bureau d'un cadre de Lufthansa, alors directeur d'escale de la branche française de la compagnie, a précisé l'avocat.
"Il liste une cinquantaine de cadres et employés de la compagnie, avec, en face des noms, une série de qualificatifs, parfois positifs mais le plus souvent négatifs", a ajouté Me Villevieille. Contacté par l'AFP, Lufthansa a indiqué avoir "pris connaissance de l'existence des notes manuscrites prises par l'un de ses managers en France cet été", en précisant que le cadre en question travaillait toujours au sein de la compagnie aérienne mais plus en France.
"Ce comportement est en complète contradiction avec les valeurs de Lufthansa et, pour cette raison, Lufthansa a immédiatement pris des mesures disciplinaires et a remplacé le manager responsable", a assuré un porte-parole de la compagnie.

La compagnie "regrette le fait que ces notes ont été prises, dans la mesure où elles ne reflètent en aucune façon les valeurs de Lufthansa", a-t-il ajouté. Parmi les annotations figurent des informations relatives aux activités syndicales des salariés, mais aussi à leur comportement dans l'entreprise, leurs opinions politiques, leur état de santé ou l'origine ethnique de leur conjoint. "Pour un salarié, il est écrit qu'il est séropositif. Pour un autre, qu'il a un enfant handicapé. Pour une autre encore, qu'elle a un mari indien", détaille l'avocat, qui dénonce une "pratique totalement illégale".

Selon le responsable syndical à l'origine de la plainte, Franck Bonot, qualifié dans cette liste de "rat gauchiste", "ce fichage était institué dans l'entreprise, il se passait de dirigeant à dirigeant".
"Cela n'est pas un acte isolé. Cela résulte d'une culture de surveillance au sein de l'entreprise", a ajouté M. Bonot.

Source: lefigaro.fr

05/11/2013

La compagnie Ryanair dans un trou d'air

118936.jpgSymbole de la réussite du modèle low-cost dans l'aérien, Ryanair tombe de son piédestal. La compagnie irlandaise qui a donné en septembre un avertissement sur résultat - du jamais vu depuis dix ans - vient de revoir à la baisse ses prévisions pour son exercice 2013-2014 (qui sera clôturé en mars). D'abord estimé entre 570 et 600 millions d'euros, le bénéfice net annuel de Ryanair devrait finalement avoisiner 510 millions d'euros contre 569 millions d'euros l'an passé.

Que se passe-t-il donc au sein de la première compagnie européenne en nombre de passagers transportés? Le modèle low-cost qui a ravagé l'industrie aérienne sur le Vieux Continent avec ses vols à prix cassés depuis des aéroports secondaires et grâce à une industrialisation poussée de la distribution des billets en ligne jusqu'aux opérations au sol, est-il en panne?

Pour Michael O'Leary, le PDG de Ryanair, qui fanfaronne depuis près de vingt ans à la tête de la compagnie, ce trou d'air est un véritable désaveu. En mars, les dirigeants voyaient encore l'avenir en grand avec une commande de 175 Boeing 737 pour accompagner une croissance insolente et renouveler une flotte de 305 avions. D'après leurs pronostics, Ryanair devait transporter 100 millions de passagers d'ici à 2018 contre 80 millions à l'heure actuelle.

Une culture «abrupte»

Sept mois plus tard, coup de frein sur les prévisions: les clients ne sont plus au rendez-vous. En septembre, les dirigeants avaient effectivement noté une baisse des réservations pour les mois d'automne. Lundi, Howard Millar, directeur financier de Ryanair, a souligné que la concurrence poussait la compagnie à baisser ses prix moyens de 10 %. Il observe que le nombre de passagers est stable et que les consommations à bord (boissons, repas…) progressent. En revanche, seuls les billets à très bas prix trouvent preneurs. Le directeur financier de Ryanair fait part d'un paradoxe: «Au niveau macroéconomique en Europe, a confié Howard Miller à l'agence Reuters, les signaux sont tous passés au vert. En revanche, au niveau microéconomique, les choses ne semblent pas aussi solides que les gens le croient.»

Les dirigeants ont aussi concédé que la «culture abrupte» de la compagnie à l'égard de ses clients l'avait certainement desservie. Un constat martelé par les actionnaires lors de l'assemblée générale en septembre. Mais le sac à main accepté à bord, la baisse des tarifs pour les bagages enregistrés et la réduction des frais d'impression de la carte d'embarquement, présentés il y a dix jours comme une avancée majeure de la stratégie marketing de Ryanair, font sourire. Lundi, nouvelle avancée, Ryanair a annoncé que tous les voyageurs seraient désormais placés comme chez sa concurrente britannique easyJet.


- Les compagnies traditionnelles contre-attaquent

Première low-cost en Europe en nombre de passagers (80 millions en 2013), Ryanair est concurrencée par sa grande rivale easyJet (60 millions de voyageurs) qui a réussi à toucher une clientèle d'affaires et plus haut de gamme. Le front des compagnies à bas coûts s'est aussi étoffé avec les filiales des compagnies traditionnelles reconverties plus récemment au modèle low-cost comme Germanwings, Vueling, Norwegian, Transavia… Même si ces dernières ne sont pas toutes rentables, elles pratiquent des tarifs agressifs pour conquérir et fidéliser la clientèle du court et moyen-courrier en Europe. Pour riposter, la compagnie irlandaise a annoncé lundi qu'elle tablait sur une baisse de 9 % du prix moyen de ses billets au troisième trimestre (octobre à décembre) et de 10 % au quatrième trimestre.

- Les personnels navigants se rebiffent

Le PDG de la compagnie irlandaise n'a jamais caché son antisyndicalisme. Les conditions d'emploi des personnels navigants de Ryanair évitent effectivement que des mouvements sociaux puissent se déclencher: 28 % seulement des pilotes sont salariés par la compagnie. Les autres sont employés par des sociétés d'intérim et payés à l'heure de vol. Pilotes, hôtesses et stewards doivent même financer leur formation pour exercer chez Ryanair. Les pilotes ont créé un syndicat que la compagnie ne considère pas comme représentatif parce qu'il accueille des pilotes d'autres compagnies aériennes. Ryanair détient le record du nombre de plaintes de salariés. Condamnée début octobre en France à verser à l'Urssaf, à la Sécurité sociale, à la caisse de retraite… plus de 10 millions d'euros pour travail dissimulé à Marseille, la compagnie irlandaise a fait appel. Le PDG de la compagnie a généralisé à tous ses salariés des contrats de travail de droit irlandais alors que la législation française s'applique aux salariés de la compagnie basés en France.

Lundi, la justice belge semble avoir donné raison à Michael O'Leary. Six anciens salariés résidant en Belgique réclamaient que le droit belge s'applique à leur contrat. Ils ont été déboutés. Le tribunal de Charleroi a jugé que «la part de la Belgique dans les activités (du personnel) n'était pas prépondérante» et que, dès lors, il n'était pas compétent pour juger le litige. Pour Michael O'Leary, les personnels navigants ne sont pas «basés» puisqu'ils «volent dans les avions».

- Bruxelles traque les aides versées à Ryanair

La Commission européenne a lancé une enquête sur une soixantaine d'aéroports allouant globalement des aides à Ryanair qui a ressuscité ces petites plates-formes aéroportuaires en province. Ces subventions provoquent une distorsion de concurrence vis-à-vis des compagnies qui paient souvent très cher le droit d'atterrir et de stationner leurs appareils sur les grands aéroports. Ryanair est la seule compagnie aérienne visée par la Commission européenne. En juillet, Bruxelles a soumis à une consultation de nouvelles règles qui clarifieront les relations entre compagnies et aéroports. Elles devraient être publiées au cours de l'année prochaine.

Source: lefigaro.fr

04/11/2013

Alitalia : des milliers d'emplois seraient menacés

alitalia_070610_main.jpgLa partie de poker continue entre Air France-KLM et Alitalia. La compagnie aérienne franco-néerlandaise aurait imposé des conditions drastiques à son éventuelle participation à l'augmentation de capital d'Alitalia, dont notamment la suppression de 5000 emplois chez la compagnie aérienne italienne, détenue à 25% par le transporteur franco-néerlandais, selon le journal italien Il Sole 24 Ore.

Dans un article ne citant aucune source, le quotidien italien précise qu'Air France-KLM a communiqué «il y a dix jours environ» sa liste de conditions au ministre des Transports italien Maurizio Lupi. Il Sole 24 Ore précise qu'Air France-KLM aurait également exigé la démission de l'actuel conseil d'administration d'Alitalia ainsi qu'un nouveau plan de restructuration visant à réduire de 70% à 80% l'endettement de près d'un milliard d'euros de la société italienne déficitaire.

Selon le quotidien, ces 5000 suppressions de postes représenteraient plus du double de ce que prévoit actuellement Gabriele de Torchio, l'administrateur délégué d'Alitalia, dans le cadre de son plan de sauvetage de l'entreprise. Une source proche d'Air France-KLM, elle-même engagée dans un plan de restructuration passant par des milliers de suppressions de postes, a précisé que la compagnie avait réclamé «beaucoup» de postes en moins chez Alitalia, tout en ajoutant, sans le préciser, que ce chiffre n'allait pas jusqu'à 5000.

«Nous sommes des partenaires loyaux et sérieux»

Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM

Face aux atermoiements d'Air France-KLM, une délégation d'Alitalia serait prête à s'envoler cette semaine à Moscou pour explorer une alliance avec la compagnie aérienne russe, Aeroflot, membre de l'alliance SkyTeam avec Air France-KLM et détenue à 51% par l'État moscovite. «Le canal diplomatique reste ouvert, mais si Air France-KLM ne souscrit pas et se laisse diluer à 11 %, on ­cherchera un autre partenaire», a déclaré le ministre des Transports, Maurizio Lupi, au journal italienCorriere della Sera.

Le groupe franco-néerlandais a jusqu'au 16 novembre pour décider de souscrire, ou non, à la recapitalisation de 300 millions d'euros d'Alitalia, dont moins de la moitié ont déjà été apportés. Mais, côté italien, la décision d'Air ­France-KLM de déprécier intégralement sa participation dans Alitalia (avec une moins-value de 202 millions d'euros) a été interprétée comme un signal de défiance. «Nous sommes des partenaires loyaux et sérieux», a pourtant martelé vendredi Alexandre de Juniac, le PDG du groupe ­franco-néerlandais.

Source: lefigaro.fr

Ryanair réduit ses prévisions

200th%20FR%20plane.jpgLe bénéfice annuel de Ryanair devrait baisser pour la première fois en cinq ans du fait de la concurrence qui fera baisser les prix d'environ 10% pendant les mois d'hiver, a annoncé lundi la première compagnie aérienne européenne.

Deux mois après avoir émis son premier avertissement sur résultats depuis dix ans, le transporteur irlandais a à nouveau réduit ses prévisions pour son exercice décalé clos fin mars 2014, tablant désormais sur un bénéfice de 510 millions d'euros au lieu de 570 millions. Sur les six mois à fin septembre, le groupe a réalisé un bénéfice de 602 millions d'euros, à peu près conforme au consensus qui était de 605 millions. 

"La poursuite des pressions sur les tarifs et les rendements fait que le résultat de l'ensemble de l'année sera plus bas que ce qui avait été précédemment anticipé", déclare le directeur général Michael O'Leary dans le communiqué de résultats. 

Source: lefigaro.fr

01/11/2013

Alitalia cherchera un autre partenaires si AF-KLM s'abstient

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MILAN (Reuters) - Alitalia cherchera un autre partenaire dans le cas où Air France-KLM, son premier actionnaire, ne souscrirait pas à son augmentation de capital, a déclaré le ministre italien des Transports Maurizio Lupi.

"Désormais la priorité est de mettre en place un plan de redressement fort prenant en compte l'entrée d'un partenaire international", a expliqué le ministre lors d'un entretien publié vendredi par le quotidien italien Corriere Della Sera.

Air France-KLM, qui possède 25% du capital d'Alitalia, a voté à la mi-octobre en faveur d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros pour sortir la compagnie italienne de l'ornière, mais a jusqu'à la mi-novembre pour décider d'y participer ou pas.

Le groupe français a toutefois annoncé jeudi avoir entièrement déprécié sa participation tout en réaffirmant ne vouloir participer à l'augmentation de capital qu'à des conditions "très strictes".

Selon Maurizio Lupi, il est légitime qu'Air France-KLM impose des conditions mais il a ajouté que s'il ne souscrivait pas à l'augmentation de capital, ce qui diluerait automatiquement sa participation et la ramènerait autour de 11%, Alitalia regarderait ailleurs.

"Nous sommes à la recherche d'un partenariat, nous le trouverons et nous nous assurerons de sa solidité", a ajouté Maurizio Lupi, sans toutefois identifier des partenaires potentiels.

L'avenir d'Alitalia sera au centre des discussions d'une rencontre entre ministres français et italiens à Rome le 20 novembre prochain.

Isla Binnie, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

Alitalia: démission prochaine du président

colaninno.jpgLe président de la compagnie aérienne italienne en difficulté Alitalia Roberto Colaninno quittera son poste à l'issue de la recapitalisation en cours du groupe, a indiqué Alitalia dans un communiqué jeudi à l'issue d'un conseil d'administation.

Alitalia indique en outre que les sociétés Intesa Sanpaolo, Atlantia et Immsi ont décidé de participer à l'augmentation de capital de 300 millions d'euros récemment votée dans le cadre de cette recapitalisation. Ses autres actionnaires "évaluent avec attention et disponibilité" leur participation, précise-t-elle.

La compagnie a réalisé un bénéfice net de sept millions d'euros au troisième trimestre, près de quatre fois inférieur à celui de 27 millions enregistré sur la même période l'an dernier. Confrontée à de grandes difficultés financières, Alitalia a dégagé sur juillet-septembre un bénéfice d'exploitation de 36 millions d'euros, contre 50 millions au troisième trimestre 2012. Son endettement net atteignait 813 millions d'euros fin septembre, soit 38 millions de moins qu'à la fin juin. Sur les neuf premiers mois de l'année, Alitalia a subi une perte avant impôt et intérêts de 162 millions d'euros, contre 119 millions un an plus tôt.

Source: lefigaro.fr

Air France-KLM reste en zone de turbulence

1053141_des-avions-d-air-france-a-l-aeroport-de-roissy.jpgMalgré un bon troisième trimestre, la compagnie aérienne renonce à une partie de ses objectifs 2014.

Avec un résultat d’exploitation qui a décollé de 29,1%, à 634 millions d’euros, au troisième trimestre, le redressement d’Air France-KLM peut sembler bien engagé. Le plan de restructuration de la compagnie franco-néerlandaise, lancé en 2012, devrait permettre de réduire cette année les coûts annuels de personnels qui devraient atteindre 200 millions d’euros en 2013. Des résultats encourageants, prouvant, selon le PDG du groupe, Alexandre de Juniac, que «les mesures du plan Transform 2015 se déploient conformément à nos attentes».

Cependant bon nombre d’indicateurs restent au rouge. Le résultat net du groupe chute ainsi de moitié, à 144 millions d’euros. Un repli que la compagnie explique notamment par une charge d’impôts de 140 millions et par la dépréciation à hauteur de 119 millions d’euros de la valeur des titres Alitalia qu’elle possède. Concernant l’éventuelle participation d’Air France-KLM à une augmentation de capital de la compagnie italienne, Alexandre de Juniac a rappelé que son groupe était un partenaire «loyal et sérieux» mais ne s’engagerait qu’après le respect de conditions très strictes, à la fois sociales, industrielles et financières.

Pour le numéro deux européen, l’environnement reste très difficile entre hausse du prix du kérosène, euro fort et coûts de restructuration. Tout en maintenant ses objectifs pour 2013, la compagnie admet qu’elle devra repousser à 2015 son objectif 2014 de réduction de 2 milliards d’euros de sa dette à 4,5 milliards. Quant à son objectif d’excédent brut d’exploitation pour 2014, elle le prévoit prudemment au bas de la fourchette, aux environs de 2,5 milliards d’euros.

Taille critique

Parmi les sujets de préoccupation persistants, les activités de cargo et les vols moyen-courriers restent en «eaux troubles», selon le PDG. Sur 2013 le moyen-courrier devrait encore afficher des pertes de 650 millions d’euros tandis que le cargo, avec 180 millions de pertes prévues, ne les a réduites que de 50 millions d’euros contre 140 millions attendus. Des performances en berne qui ont justifié un nouveau plan de départ de 2 800 postes et qui sera effectif courant 2014.

En France, la compagnie prévoit de réduire la voilure dans ses escales de province et dans son trafic franco-français et compte en revanche pousser sa filiale low-cost Transavia. Sur un marché porteur, la compagnie compte atteindre une taille critique en grossissant sa flotte au départ d’Orly de cinq avions par an au lieu des trois initialement prévus. Le cours de l’action a reflété hier ces indicateurs divergents enchaînant hausses et baisses au cours de la séance avant de clôturer enléger recul de 0,17% à 7, 71 euros.

Source: lefigaro.fr

31/10/2013

Air France-KLM durcit le ton avec Alitalia

617049_0203064043685_web_tete.jpgAir France-KLM est prêt à aider Alitalia à des conditions très strictes, mais ne participera pas à l'augmentation de capital si ces conditions ne sont pas satisfaites, a réaffirmé jeudiAlexandre de Juniac, PDG du groupe franco-néerlandais.

"Nous avons toujours dit que nous étions un partenaire loyal et sérieux d'Alitalia", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse sur les résultats du troisième trimestre. "Nous aiderons Alitalia à des conditions très strictes d'un point de vue industriel, social et financier", a-t-il ajouté, disant notamment souhaiter une réduction du réseau moyen-courrier et une stabilisation du long-courrier. 

Air France-KLM, actionnaire d'Alitalia, a voté à la mi-octobre en faveur d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros pour sortir la compagnie italienne de l'ornière, mais a jusqu'à la mi-novembre pour décider d'y participer ou pas. "Nous envisagerons d'y participer si les conditions sont satisfaites. Si elles ne sont pas remplies, nous n'envisagerons pas de participation", a ajouté Alexandre de Juniac. 
Il a dit regretter de ne pas avoir été davantage associé aux négociations avec les créanciers d'Alitalia. 

Source: lefigaro.fr

Air France-KLM revoit ses objectifs 2014

une_trafic-decembre2011_630x0.jpgAir France-KLM a annoncé jeudi dans un communiqué que son excédent brut d'exploitation (Ebitda) serait situé au bas de la fourchette prévue pour 2014 et a repoussé à 2015 son objectif de réduction de dette, confronté à la faiblesse de la croissance économique et à la volatilité des prix du pétrole et des devises.

Le groupe franco-néerlandais, numéro deux européen en termes de chiffre d'affaires derrière l'allemand Lufthansa, renonce également à son objectif d'équilibre financier en 2014 pour ses activités de moyen-courrier et de fret, dont il compte cependant continuer à réduire les pertes. 

Le plan "Transform 2014", mis en place début 2012 etcomplété à l'automne par un projet d'environ 2.800 nouvelles suppressions de postes chez Air France, ne produira son plein effet qu'en 2015, précise le groupe. 

Air France-KLM a toutefois amélioré de 29,1% son résultat d'exploitation à 634 millions d'euros au troisième trimestre grâce à ses mesures, tandis que son chiffre d'affaires a augmenté de 0,4% à 7,212 milliards, soit une hausse de 3,8% à change constant.

Source: lefigaro.fr

27/10/2013

Air France-KLM reprocherait à Alitalia de l'avoir mal informé

JAV20130923151155.jpgMILAN (Reuters) - Le directeur financier d'Air France-KLM, Philippe Calavia, a reproché dans une lettre aux dirigeants d'Alitalia le manque d'informations communiquées au groupe franco-néerlandais sur les réunions cruciales des dernières semaines au sujet du projet d'augmentation de capital, rapporte samedi le quotidien Il Messaggero.

Alitalia, dont Air France-KLM possède 25%, a obtenu le 14 octobre le feu vert de ses actionnaires à cette injection de capitaux frais de 300 millions d'euros.

Dans sa lettre de trois pages, dont Il Messaggero cite des extraits, Philippe Calavia reproche à la compagnie italienne de n'avoir fourni à Air France-KLM aucune information écrite sur ses projets industriels et financiers avant et après les récentes réunions décisives du conseil d'administration et de l'assemblée générale des actionnaires.

Les rares informations fournies l'ont été "oralement et de manière sibylline", pour partie uniquement en italien, précise l'article en citant la lettre.

Il Messaggero ajoute, toujours en citant Philippe Calavia, que les représentants d'Air France-KLM au conseil d'administration d'Alitalia n'ont été avertis de la réunion du 14 octobre que quelques heures avant celle-ci, les empêchant d'y assister en personne.

La liaison internet permettant à certains administrateurs de suivre les débats en téléconférence a en outre été constamment interrompue, ajoute la lettre.

"L'information aurait dû être transmise à tout le monde à temps, simultanément et dans les deux langues, l'italien et l'anglais", a écrit Philippe Calavia selon Il Messaggero.

Alitalia et Air France-KLM ont refusé de commenter ces informations.

L'augmentation de capital de 300 millions d'euros obtenue par Alitalia n'est considérée par la plupart des observateurs que comme une solution très provisoire aux difficultés financières de la compagnie, déficitaire depuis plus de dix ans.

Air France-KLM n'a pas encore fait connaître sa décision sur son éventuelle participation à cette levée de fonds mais plaide pour une restructuration plus radicale.

Lisa Jucca, avec Cyril Altmeyer à Paris; Marc Angrand pour le service français

26/10/2013

Alitalia n'a plus le pistolet sur la tempe pour négocier avec Air France-KLM

6505168-alitalia-bientot-clouee-au-sol-par-manque-de-kerosene.jpgLa gestion du gouvernement italien dans le dossier Alitalia s'apparente à un véritable coup de maître. Il y a quelques jours, la compagnie italienne était à deux doigts de cesser ses vols faute de pouvoir honorer ses factures de kérosène. Une situation perdue qui l'aurait contrainte d'accepter, le pistolet sur la tempe, les conditions drastiques d'un sauvetage posées par Air France-KLM. Aujourd'hui, changement de décors. Alitalia est sûre de passer l'hiver et se retrouve dans une position de force pour négocier avec Air France-KLM (qui possède aujourd'hui 25% d'Alitalia).

175 millions d'euros garantis

C'est ce qui ressort de l'assemblée générale des actionnaires qui s'est tenue dans la nuit de lundi à mardi. Les actionnaires ont validé le principe d'une augmentation de capital d'un maximum de 300 millions d'euros, et ont 30 jours pour indiquer s'ils souscrivent ou pas. La probabilité d'une participation d'Air France-KLM à l'augmentation de capital d'Alitalia est à ce stade de "50-50", a déclaré mardi à Reuters une source proche du groupe français.

Pour autant, Alitalia est sûre de pouvoir compter sur 175 millions d'euros. En effet, les actionnaires ont également validé le principe de l'entrée au capital d'Alitalia de la compagnie publique Poste Italiane, qui pourra souscrire jusqu'à 75 millions d'euros d'actions nouvelles, ainsi que celle des banques Unicredit et Intesa San Paolo qui pourront acheter pour jusqu'à 100 millions d'euros de titres éventuellement non souscrits.

"Alitalia est garantie d'une injection de cash qui lui permettra de passer sans problème la saison hivernale, voire de lancer une restructuration, et d'arriver au début de la saison estivale (fin mars ndlr), où la compagnie commencera à faire entrer le cash des prises de réservations pour l'été. Grâce au soutien de Rome, qui a rendu la mariée plus belle, Alitalia a gagné du temps pour discuter avec d'autres opérateurs",  explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

Le ministre des Transports, Maurizio Lupi, confirme. « Peut-être que l'opération qu'a menée le gouvernement ces dix derniers jours n'a pas été comprise. Nous ne voulons sauver personne (...) Nous avons identifié les conditions permettant une relance du plan stratégique (d'Alitalia), différent du plan actuel et qui permettent à une entreprise comme celle-ci de revenir négocier avec Air France sans être dans une position de faiblesse", avait-t-il insisté lundi.

Priorité donnée à Air France

Bref, Alitalia pourra refuser les exigences d'Air France-KLM si celles-ci étaient considérées comme trop strictes. Air France-KLM est prêt à monter jusqu'à 50% du capital à condition de ne pas reprendre la dette et qu'une restructuration soit mise en place.

Sur le papier, le groupe français semble en bonne position. Le gouvernement, qui a admis qu'Alitalia devait s'adosser à une autre compagnie, a déclaré qu'Air France-KLM avait sa priorité.  "Le gouvernement n'est pas un entrepreneur privé, mais en tant que gouvernement il cherchera, d'abord avec Air France, puis avec d'autres partenaires internationaux, à relancer un secteur qui pour nous est stratégique", a précisé Maurizio Lupi.

Air France-KLM est prévenu. Il va négocier en sachant que s'il ne tope pas, il prend le risque de voir Alitalia se vendre à un autre groupe, et la pénétration du marché haute contribution italien (le 4e d'Europe) se compliquer.

Aujourd'hui, il n'y a personne au portillon. Mais qui peut dire à ce jour qu'un investisseur chinois, du Golfe ou d'ailleurs, ne regarde pas demain le dossier ? Les opposants à ce dossier diront, au contraire, que ce serait, pour Air France-KLM, un mal pour un bien.

Source: latribune.fr

Ryanair câlinera ses clients jusqu'au 31 mars

PHO136abe6c-3d99-11e3-a638-42be94fc1816-805x453.jpgLa situation financière de Ryanair doit vraiment préoccuper le PDG de la compagnie à bas coûts pour le pousser à câliner ses clients. Vendredi, la compagnie a indiqué qu'elle allait assouplir sa politique du bagage unique à partir du premier décembre. Un petit sac à main ou un petit sac de shopping sera désormais autorisé en plus du traditionnel bagage. Autre nouveauté dès le 1er novembre, les vols «calmes» seront généralisés le matin avant 8 heures et le soir après 21 heures. Cela signifie que seules les annonces de sécurité obligatoires viendront perturber le sommeil des voyageurs. L'intensité lumineuse sera aussi réduite à bord.

La compagnie low-cost va également adoucir sa politique tarifaire. Au lieu de faire payer 70 euros la réimpression d'une carte d'embarquement obligatoire, mais à condition de s'être enregistré en ligne au préalable, Ryanair réduira la facture à 15 euros. En revanche, pas de pitié pour les voyageurs qui ne se sont pas enregistrés en ligne auparavant. Autre réduction de tarif, le bagage supplémentaire présenté au comptoir d'enregistrement coûtera 30 euros au lieu des 60 euros actuellement facturés.

Baisse significative des réservations

Ryanair vise t-elle une montée en gamme en améliorant les services rendus aux clients? Pas sûr. La low-cost qui avait proposé en septembre à ses clients de suggérer des améliorations précise en effet que ces petites attentions ne dureront pas éternellement. La date de péremption est en effet fixé à la fin mars… Une date qui correspond à la fin de l'exercice fiscal 2013.

En septembre dernier, le PDG avait tiré la sonnette d'alarme: il n'atteindrait pas cette année le niveau de profit attendu en raison d'une baisse significative des réservations. Micheal O'Leary avait même annoncé qu'il réduirait les capacités (les appareils mis en service) pour abaisser le niveau des charges de la compagnie. Lors de l'assemblée générale des actionnaires en septembre, le dirigeant avait reconnu que la mauvaise réputation de la compagnie pesait sur ses résultats. Plusieurs actionnaires s'étaient élevés contre la politique «abrupte» de l'entreprise envers ses clients.

Pour atteindre ses objectifs, le PDG a donc lancé cette opération séduction qui s'achèvera quelques jours après l'arrivée du printemps.

Source: lefigaro.fr

25/10/2013

Nouvelles lignes Easy Jet en France

easyjet.jpgEasy Jet étoffe son offre en France. La compagnie low cost a annoncé jeudi l'ouverture de nouvelles lignes au départ de Paris, Lyon, Bordeaux Nice et Brest.

Une liaison Londres Gatwich - Paris CDG sera ouverte pour les voyageurs d'affaires français, à raison de deux rotations quotidiennes, à partir du 30 mars 2014. Selon air-journal, les départs de Londres se feront à 14h45 et 20h20 (arrivées 17h00 et 22h35), et les retours de CDG à 7h10 et 17h45 (arrivées 7h20 et 17h55). 

Cet été, deux nouvelles liaisons seront ouvertes depuis Lyon Saint Exupéry vers Split en Croatie et Palma de Majorque.

La compagnie britannique proposera quatre nouveaux départs depuis Bordeaux Mérignac: quatre vols par semaine (lundi, mercredi vendredi et dimanche) vers Bruxelles du 30 mars au 14 septembre, une liaison vers Marrakech trois fois par semaine du 1er avril au 13 septembre, une liaison tous les samedi vers Belfast international en Irlande du 28 juin au 13 septembre et quatre rotations hebdomadaires vers Amsterdam – Schiphol du 30 mars au 14 septembre.

Onze nouvelles lignes régulières ou saisonnières seront également ouvertes depuis Nice à partir d'avril et juillet 2014, vers Lisbonne, Palerme et Marrakech.

Enfin, un Londres Gatwick - Brest sera ouvert en été, du 12 juillet au 6 septembre.

Source: lefigaro.fr

22/10/2013

Lufthansa déçoit sur ses ventes

Lufthansa.jpgLa compagnie aérienne allemande Lufthansa attend une nette hausse de son bénéfice opérationnel en 2013, malgré d'importants coûts de restructuration, mais en revanche, son chiffre devrait rester stable et non progresser comme attendu.

Lufthansa, qui tablait jusqu'à présent sur des progressions non précisées de son bénéfice opérationnel et de son chiffre d'affaires, a indiqué que son résultat opérationnel devrait atteindre entre 600 et 700 millions d'euros, ce qui marque une hausse de 14% à 30% par rapport aux 524 millions enregistrés en 2012.

Source: lefigaro.fr

18/10/2013

Alitalia pourrait perdre 500 millions d'euros en 2013

3491343_3_8ba6_alitalia-a-accumule-des-pertes-de-plus-de-840_7c816cc9b8d82fca4510340dd2a231f0.jpgMILAN (Reuters) - Alitalia devrait accuser cette année une perte nette d'environ 500 millions d'euros, contre 280 millions l'an dernier, a-t-on appris vendredi de deux sources proches du dossier, une information démentie par la compagnie.

"Les résultats annuels vont constater une perte nette d'environ 500 millions d'euros", a déclaré l'une des sources.

"Il y a un besoin immédiat de 130 millions d'euros pour rembourser la dette dont l'échéance est passée. Les créanciers peuvent eux aussi déposer le bilan et pour l'instant, ils ont accepté d'attendre."

La perte d'exploitation annuelle devrait avoisiner 380 millions d'euros, contre 119 millions en 2012, selon les mêmes sources.

Dans un communiqué, Alitalia déclare qu'aucun des chiffres cités n'est "en rien proche de la réalité".

Paola Arosio, Stefano Bernabei et Isla Binnie; Marc Angrand pour le service français

 

Un prototype du futur Airbus A350 sponsorisé par Qatar Airways

PHO435be656-37df-11e3-837d-6500372d5a47-805x453.jpgDans sa livrée finale, le quatrième prototype de l'A350 portera bien les couleurs d'Airbus sur le tronçon arrière et la dérive de l'appareil, mais aussi celles de Qatar Airways sur la partie avant du fuselage, selon un mémo confidentiel d'Airbus queLa Dépêche s'est procuré. Ce document interne daté du 2 octobre dernier aurait semé le trouble dans les équipes toulousaines de l'avionneur européen, selon La Dépêche. Le journal régional cite un courrier dans lequel un salarié dénonce «la mainmise du Qatar» et «la puissance de l'argent» de cette compagnie du golfe.

Pour sa part, Airbus tempère et ne voit aucun problème à ces opérations commerciales organisées avec la compagnie de lancement d'un appareil. «Ce n'est pas du tout une première», commente-t-on au siège d'Airbus, joint par Le Figaro. «En 1982, l'A310 avait été présenté aux couleurs de Lufthansa et Swiss, de même que l'A380 l'a été aux couleurs d'Emirates qui avait commandé 90 appareils.» Cette opération se justifie donc par le fait que Qatar Airways est la compagnie de lancement. Elle sera la première à recevoir les modèles de l'A350 quientrera en service au premier semestre 2014.

Si cette pratique est courante, comment expliquer la réaction hostile de certains salariés d'Airbus, matérialisée par cette lettre reçue par La Dépêche ? «C'est un acte isolé émanant d'une personne qui ne doit pas aimer le Qatar», ironise-t-on chez Airbus. «Cette réaction est d'autant moins compréhensible que Qatar Airways est une compagnie aérienne, elle ne représente pas le Qatar.» Avant de conclure à l'endroit de cette personne qui dénonce la «mainmise du Qatar»: «C'est peut-être un amateur de foot qui ne doit pas apprécier que le PSG ne soit plus 100% Français...»

Source: lefigaro.fr

15/10/2013

Le PDG de Ryanair promet de lire les suggestions de ses clients

 

PHO9d233ff6-35a3-11e3-9070-29e14cb01a06-805x453.jpgRyanair continue son opération séduction auprès de ses clients. Après avoir lancé son compte Twitter et rendu son application mobile gratuite, la compagnie irlandaise fait un nouveau pas vers la réconciliation avec ses usagers en leur permettant de soumettre leurs suggestions... directement au PDG de l'entreprise. Avec cette initiative, la compagnie low-cost a décidé de frapper un grand coup. Régulièrement accusée de mal traiter ses clients, elle a décidé de ne plus les énerver inutilement et de mettre en place un service à leur écoute.

Les 81 millions d'usagers de la compagnie peuvent donc dès ce mardi déposer, via la plateforme en ligne «Tell MOL»(«Dites-le à Michael O'Leary»), leurs suggestions ou impressions. Selon le communiqué publié par Ryanair, cela permettrait de contacter «directement» Michael O'Leary, le très caractériel patron de la compagnie. «Nous souhaitons continuer à améliorer notre service clientèle leader de l'industrie et je suis impatient de recevoir les commentaires de nos clients via notre nouvelle plate-forme en ligne, accessible via Ryanair.com», a-t-il déclaré.

BWnFu24CAAAPxLW.jpg«Vous avez une bonne idée pour améliorer le service client de Ryanair? Maintenant, vous pouvez en parler directement à Michael O'Leary!»

Si l'on peut douter que le patron lise personnellement les milliers de suggestions qui ne manqueront pas d'être déposées, cela peut paradoxalement s'avérer positif pour la compagnie. En effet, les déclarations fantaisistes et parfois agressives de Michael O'Leary ont fini par irriter sa clientèle. Celui qui avait déclaré se ficher qu'on l'aime cherche aujourd'hui à redorer l'image de l'entreprise qu'il a lui-même contribué à ternir.

Les premières réactions relèvent d'ailleurs davantage de plaintes que de suggestions. «Commencez par répondre au téléphone. J'ai essayé d'appeler votre service client plusieurs fois, on m'a à chaque fois dit de rappeler plus tard», s'indigne une internaute. D'autres n'ont pas non plus manqué d'épingler le manque de flexibilité et de courtoisie affiché par Ryanair. Un internaute a ainsi posté un message encourageant la compagnie à «revoir ses valeurs».

Source: lefigaro.fr

 

Premier vol sans problème pour le deuxième A350 d'essai d'Airbus

JAV20131014160923.jpgQuatre mois après le premier vol du premier exemplaire de l'A350 XWB, le deuxième appareil, le MSN 3, a réalisé lundi son premier vol, d'une durée de cinq heures environ, a annoncé Airbus dans un communiqué. Trois autres A350 d'essais doivent être mis en ligne à partir de début 2014 pour permettre l'obtention de la certification et livrer le premier exemplaire d'ici à la fin 2014 à Qatar Airways.

"Nous sommes en bonne voie pour livrer le premier appareil fin 2014. Ca va être un avion formidable", a déclaré ce lundi Tom Enders, le PDG d' EADS, la maison-mère d'Airbus  lors d'une visite à Sydney.

Batteries lithium-ion

Le troisième A350 (MSN2) est prévu pour voler début 2014. Il sera le premier équipé d'une cabine passagers et fera des vols de longue durée. Les deux autres, (MSN4 et MSN5) doivent décoller au printemps 2014. Le dernier sera d'ailleurs le seul à être équipé de batteries nickel-cadmium, celles qui seront certifiées et qui ont été choisies par Qatar Airways. En effet, les quatre premiers avions seront équipés de batteries lithium-ion, lesquelles ont défrayé la chronique cette année sur le Boeing 787.

Les cinq appareils devraient totaliser 2.500 heures d'essais avant la certification. Visiblement, la campagne d'essais se déroule bien. Début septembre, Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie d'EADS, avait déclaré qu'elle « marchait comme une lettre à la poste ». Le premier avion a déjà effectué 70 vols d'essais et totalise 330 heures.

725 commandes fermes

Airbus a enregistré 725 commandes fermes d'A350, de la part de 37 clients dans le monde, dont Finnair, compagnie de lancement de l'A350 en Europe. Le 10 octobre, selon l'AFP, cette dernière, a fait état d'un décalage dans la réception de ses premiers appareils, dans la seconde moitié de 2015 et non dans la première en raison de "retards de production" Airbus a cependant affirmé qu'il n'y avait pas de nouveau retard sur le programme A350.

A380, "le temps de cet avion viendra" (Enders)

S'il est satisfait du déroulement des essais de l'A350, Tom Enders se réjouit beaucoup moins des ventes de l'A380, en panne de commandes depuis de longs mois.

"Il est évident que nous ne pouvons pas être satisfaits du niveau de ventes que nous avons sur l'A380... qui ont été affectées par la crise économique, mais également par les problèmes (des microfissures sur les ailes, ndlr) que nous avons eus... nous avons dû revoir la flotte entière", a-t-il déclaré au National Aviation Press Club d'Australie.

Pour autant, il s'est déclaré "convaincu que le temps de cet avion viendra. Après tout, ... nous ne concevons pas des appareils pour cinq ou dix ans, mais pour 20 ou 30 ans".

Source: latribune.fr

Alitalia: sauvetage dans le viseur de l'UE

557771-des-avions-d-alitalia-a-l-aeroport-de-rome-le-11-octobre-2013.jpgL'Italie devra transmettre le plan de sauvetage de 500 millions d'euros de sa compagnie nationale Alitalia aux autorités de régulation européennes, qui lui diront s'il est conforme à la réglementation, a annoncé aujourd'hui la Commission.

"Nous nous attendons à ce que les autorités italiennes informent la Commission européenne des mesures envisagées", a déclaré Antoine Colombani, porte-parole de la Commission européenne, dans un courriel. 

"Ce n'est qu'après avoir été officiellement informés que nous pourrons juger de sa compatibilité avec la réglementation concernant les aides des Etats membres de l'Union européenne." 
International Airlines Group a déclaré dans la journée que le plan de sauvetage d'Alitalia était "illégal" et a appelé la Commission européenne à intervenir.

Source: lefigaro.fr

14/10/2013

La Lufthansa pas intéressée par Alitalia

PHO85a81a50-211b-11e3-a3f1-80a8e69d72d7-805x453.jpgDeutsche Lufthansa n'est pas intéressée par une prise de participation dans la compagnie aérienne italienne Alitalia, qui recherche un partenaire stratégique, a déclaré lundi un porte-parole du transporteur allemand.

"Il n'y a pas d'intérêt pour Alitalia du côté de Lufthansa", a dit Martin Riecken, porte-parole de Lufthansa Europe. 

"(Le président du directoire Christoph Franz) a été très clair dans ses précédentes déclarations pour dire qu'il n'y avait pas d'intérêt à ce stade pour investir dans d'autres compagnies." 

Source: lefigaro.fr

12/10/2013

Alitalia approuve un plan de sauvetage de 500 millions d'euros

Alitalia_Boeing_777-200ER_Bidini-1.jpgROME (Reuters) - Alitalia , compagnie aérienne italienne au bord de la faillite, a obtenu un sursis vendredi avec le vote par les membres de son conseil - dont Air France-KLM, premier actionnaire à hauteur de 25% - en faveur d'un plan de sauvetage de 500 millions d'euros.

Ce plan, piloté par le gouvernement italien et approuvé à l'unanimité, comprend une augmentation de capital de 300 millions d'euros et des lignes de crédit de 200 millions.

L'approbation du plan de sauvetage signifie que les avions d'Alitalia pourront continuer à voler au-delà du week-end après que le groupe pétrolier Eni a menacé de suspendre les livraisons de kérosène à la compagnie si rien n'était fait pour assurer la survie du groupe.

Alitalia a précisé que l'augmentation serait proposée aux actionnaires existants, tandis que la Poste italienne d'une part et les banques Intesa Sanpaolo et UniCredit d'autre part, ont assuré qu'elles souscriraient à hauteur de respectivement 75 millions et 100 millions d'euros à l'opération.

En outre, les deux banques vont fournir un crédit relais de 100 millions d'euros afin qu'Alitalia puisse faire face à ses besoins de financement immédiats.

Dans la foulée de l'annonce faite par Alitalia, un porte-parole d'Air France-KLM a dit que la compagnie franco-néerlandaise n'avait pas encore décidé de sa participation à l'augmentation de capital.

Si Air France-KLM, elle-même en difficulté avec le lancement cet automne d'un nouveau plan de départs concernant 2.800 postes, opte pour une souscription à l'opération à hauteur de sa participation, cela signifie qu'elle devra mettre 75 millions d'euros sur la table.

SOLUTION SUR LE LONG TERME

Ceci étant dit, l'injection d'argent frais ne représente qu'une solution temporaire pour Alitalia, qui dépense selon les analystes quelque 10 millions d'euros par jour.

Le gouvernement italien et les autres actionnaires d'Alitalia espèrent qu'Air France-KLM finira, non seulement par se résoudre à augmenter sa participation, mais aussi à prendre le contrôle du groupe, mais des désaccords financiers et stratégiques font planer de lourdes hypothèques sur cette stratégie.

"La décision des administrateurs d'Air France-KLM de soutenir le plan d'urgence ne préjuge en rien de notre décision de souscrire à cette augmentation de capital", a dit un porte-parole du groupe franco-néerlandais "Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives."

Selon une source proche du dossier, la réticence du groupe franco-néerlandais tient au fait que la valorisation d'Alitalia n'a pas été tranchée vendredi et que le plan d'urgence proposé n'est pas suffisant.

"Les actionnaires d'Alitalia semblent chercher à gagner du temps pour passer l'hiver avec une liquidité adéquate et être en position de force pour pouvoir renégocier avec Air France-KLM à la fin de la saison, lorsque se reposera obligatoirement la question d'une augmentation de capital beaucoup plus importante pour accélérer le redressement de la compagnie italienne", a souligné Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

Le gouvernement italien dirigé par Enrico Letta, rechignant à voir une entreprise considérée comme un actif national stratégique faire faillite, est monté en première ligne pour trouver une solution.

Le nouvel administrateur délégué d'Alitalia, le spécialiste du redressement d'entreprises Gabriele Del Torchio, a déjà élaboré un plan visant à développer les lignes long-courrier d'Alitalia, segment plus rentable que le court et moyen-courrier.

Mais, pour ce faire, Alitalia, déficitaire depuis 2002, a besoin des financements nécessaires à l'achat d'avions capables de réaliser des vols intercontinentaux.

Selon l'entreprise, cette nouvelle orientation de ses activités lui permettrait d'atteindre l'équilibre en 2015 et de renouer avec les bénéfices l'année suivante.

Indépendamment des questions de valorisation, Air France-KLM est susceptible de voir d'un mauvais oeil cette stratégie, qui est susceptible d'entrer en collision avec des propres ambitions sur ce segment.

Avec la contribution de Cyril Altmeyer à Paris, Julien Dury et Benoît Van Overstraeten pour le service français

11/10/2013

Rome vole au secours d'Alitalia mais pose ses conditions

alitalia320a.jpgROME (Reuters) - Le gouvernement italien a offert jeudi un soutien financier à Alitalia mais en exigeant en contrepartie que les actionnaires existants de la compagnie aérienne mettent aussi au pot et que l'entreprise change radicalement de stratégie.

Alitalia a besoin de 500 millions d'euros pour éviter une cessation de paiement et la compagnie pétrolière Eni a menacé d'arrêter de l'approvisionner en kérosène dès ce week-end si un plan de sauvetage n'est pas sur la table.

Poste Italiane, le groupe public postal qui contrôle la compagnie charter Mistral Air, participera à l'augmentation de capital, a fait savoir le gouvernement dans un communiqué.

Alitalia, créée en 1946 et privatisée en 2008, n'a plus été bénéficiaire depuis 2002 et croule sous un endettement d'un milliard d'euros.

Le gouvernement a réaffirmé qu'il considérait la compagnie comme un actif stratégique, mais en échange de son soutien, il attend des actionnaires -dont le premier d'entre eux, Air France KLM- qu'ils partagent le fardeau de l'augmentation de capital.

Le communiqué n'a fourni aucun élément d'ordre financier mais a assuré que si Alitalia mettait en oeuvre un changement radical de stratégie, le gouvernement se tiendrait prêt à contribuer avec des "instruments stratégiques et financiers."

Des sources au fait du dossier avaient auparavant indiqué que l'Etat injecterait 150 millions d'euros dans la compagnie, autant que les actionnaires existants, tandis que les banques apporteraient une ligne de crédit de 200 millions -l'aide totale revenant ainsi à 500 millions d'euros.

La contribution de l'Etat se ferait pour 75 millions via Poste Italiane et, pour le reste, sous la forme de garanties de crédit.

"Il s'agit d'une solution transitoire pour garantir la survie financière de la compagnie mais elle dépend d'un changement important de la manière dont la compagnie est gérée", avait dit l'une des sources.

Le conseil d'administration d'Alitalia examinera ce vendredi le plan de renflouement.

AIR FRANCE-KLM SE FAIT DÉSIRER

A plus long terme, selon une source, le gouvernement continue d'espérer un partenariat stratégique avec Air France-KLM, qui détient 25% du groupe depuis 2008.

A l'époque, le gouvernement avait fait barrage à une prise de contrôle par le groupe franco-néerlandais en orchestrant la constitution d'un groupe de 21 investisseurs toujours présents au tour de table, parmi lesquels la banque Intesa Sanpaolo et l'opérateur autoroutier Atlantia.

Depuis lors, Alitalia a perdu en moyenne 700.000 euros par jour et est devenue le symbole du malaise économique italien, conjuguant mauvaise gestion et ingérences politiques.

Désormais, le gouvernement d'Enrica Letta et les autres actionnaires italiens semblent prêts à laisser Air France-KLM monter au capital, voire prendre le contrôle de la compagnie "nationale", mais aucun n'accord n'a été conclu sur les conditions posées par le franco-néerlandais, ni sur la stratégie future.

Le 26 septembre, la compagnie avait dit disposer de 128 millions d'euros de trésorerie, en incluant des lignes de crédit non utilisées. Or Andrea Giuricin, analyste spécialisé de l'université de Milan-Bicocca, estime que la compagnie a besoin d'au moins 10 millions d'euros par jour pour assurer ses vols.

Une source proche du dossier a déclaré à Reuters mercredi qu'Eni cesserait d'approvisionner la compagnie en kérosène à partir de dimanche si celle-ci n'était pas en mesure d'assurer la continuité de son fonctionnement.

La direction de l'aviation civile italienne, l'Enac, a estimé jeudi que la situation était difficile mais qu'aucun élément ne laissait supposer qu'Alitalia était sur le point de suspendre ses activités.

"Il faut voir s'ils peuvent honorer leurs engagements", a dit à la presse son président, Vito Riggio, ajoutant que ce serait "mauvais pour l'image de l'Italie" qu'Alitalia soit racheté par une entreprise étrangère.

Marc Angrand et Véronique Tison pour le service français

 

10/10/2013

Nouvelles tractations chez Alitalia

2007_A321_Alitalia_new_5.jpgLes négociations se poursuivaient jeudi au siège du gouvernement italien pour venir en aide à la compagnie aérienne en difficultés Alitalia, dont le conseil d'administration prévu dans l'après-midi a été repoussé à vendredi.

"Le conseil a été renvoyé à vendredi à 12H00 GMT". Pendant ce temps, les négociations sur l'arrivée d'un partenaire public au tour de table d'Alitalia, via une possible augmentation de capital de quelque 300 millions d'euros, se poursuivent, a-t-on indiqué au siège de la compagnie. A cette somme s'ajouteraient 200 millions d'euros de prêts bancaires, avait indiqué mercredi un responsable syndical. 

Les noms de la compagnie de chemins de fer Ferrovie dello Stato et celui de Fintecna, société publique spécialisée dans la gestion de participations d'entreprises, sont sur la table comme éventuels nouveaux actionnaires, a-t-on précisé. 

Les dirigeants d'Alitalia ont par ailleurs été reçus jeudi matin au siège de l'Autorité italienne de l'aviation civile (Enac). La compagnie se trouve actuellement dans "une situation de grande souffrance économico-financière", et cette situation exige "des approfondissements", a indiqué l'institution dans un communiqué à l'issue de la rencontre. 

Toutefois, selon le président de l'Enac Vito Riggio cité par les médias italiens, "il ne semble pas" qu'Alitalia doive suspendre son activité pour le moment. "Nous évaluons les indices de régularité et pour le moment ils sont bons, même si la situation est difficile", a-t-il dit.

Les syndicats, dont les représentants ont rencontré mercredi soir la direction d'Alitalia à Rome, ont de leur côté réclamé une intervention publique en faveur du groupe et jugé "inacceptable tout hypothèse de mise sous tutelle", dans un communiqué commun jeudi.

"On risque de vivre un effondrement aux conséquences dramatiques, capable de faire disparaître par effet domino des milliers de postes de travail dans tout le secteur. Sans Alitalia, il n'y a pas d'industrie du transport aérien italienne", ont-ils dénoncé, appelant tous les employés du secteur des transports aériens à "défendre par tous les moyens" la compagnie.

Source: lefigaro.fr

Aeroflot lance sa low-cost en 2014

615998_0203059427738_web_tete.jpgLe premier transporteur aérien russe, Aeroflot, a présenté jeudi la compagnie à bas coûts Dobroliot, qu'il compte lancer en 2014 avec des prix de 40% inférieurs à ceux pratiqués jusqu'à présent en Russie.

Le nom de cette nouvelle compagnie, qui évoque l'expression "bon vol" en russe, sera peint en bleu clair sur le fuselage des huit moyen-courriers monocouloirs Boeing 737 dont sera dotée la compagnie. Ils devront transporter chacun 170 passagers sur des sièges non-inclinables et au confort limité, de l'aveu même du directeur général d'Aeroflot, Vitali Saveliev.

La compagnie héritière du monopole soviétique, toujours détenue à majorité par l'Etat russe, se lance ainsi sur un marché du low-cost sur lequel toutes les tentatives ont jusqu'à présent échoué en Russie, malgré la forte croissance du trafic aérien. La législation actuelle ne permet pas aux compagnies aériennes russes de vendre des billets non remboursables, de facturer la nourriture servie à bord et l'enregistrement d'un bagage. Le gouvernement s'est dit prêt à modifier la loi afin d'autoriser toutes ces conditions, faute de quoi Aeroflot a répété jeudi qu'il renoncerait à lancer sa nouvelle compagnie.

"Il ne fait aucun doute que ces limitations (de service, ndlr) qui existent pour les low-cost étrangères doivent exister chez nous", a martelé Vitali Saveliev lors d'une conférence de presse. Le patron de la compagnie, membre de l'alliance SkyTeam comme Air France-KLM, a dit espérer un changement de législation d'ici à la fin 2013, ce qui permettrait de lancer Dobroliot avant la mi-2014.

La compagnie à bas coût, basée à Moscou, doit relier dans un premier temps Moscou aux grandes villes de la partie européenne de la Russie, dont Saint-Pétersbourg. Elle prévoit de porter sa flotte à 40 Boeing 737 en cinq ans.

Source: lefigaro.fr

Si Alitalia doit s'arrêter : pourquoi ça serait "mieux" pour les passagers avant mardi

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Cinq ans après sa création fin 2008, la nouvelle Alitalia, qui était née de la fusion entre ce qu'il restait de l'ancienne compagnie nationale mise en liquidation et son challenger Air One, se retrouve aujourd'hui au bord du gouffre. Les caisses sont vides, les fournisseurs ne sont pas payés. L'éventualité d'un arrêt des vols d'ici à quelques jours est clairement posée. A l'issue mercredi d'une réunion avec la direction, les syndicats d'Alitalia ont évoqué  un risque de défaut dans quelques jours si aucune solution n'était trouvée. La compagnie pétrolière Eni a en effet indiqué qu'elle cessera ses livraisons de kérosène à Alitalia au-delà de samedi si la direction de la compagnie aérienne et le gouvernement ne s'entendent pas sur les moyens d'assurer la continuité de ses activités, selon Reuters citant une source proche du dossier. "Si Alitaliia n'est pas en mesure de garantir la poursuite de ses opérations après samedi, l'Eni cessera de l'approvisionner en carburant", a dit la source. Alitalia a déjà une ardoise de 30 millions d'euros à ENI. 

Besoins de 500 millions d'euros

En cas d'absence de recapitalisation (les besoins sont estimés à 500 millions d'euros,300 millions d'euros d'augmentation de capital et 200 millions de ligne de crédit bancaire selon les syndicats),  Alitalia déposerait son bilan dans quelques semaines. Alors que Rome cherche des solutions, un conseil d'administration est prévu ce jeudi. Le 14 octobre, l'assemblée générale des actionnaires (ils sont une vingtaine) devra se prononcer sur leur participation à une augmentation de capital de plus de 100 millions d'euros. Premier actionnaire avec 25% du capital, Air France-KLM ne participera pas si ses conditions ne sont pas respectées. D'autres actionnaires ne comptent pas suivre non plus.

L'échéance du 15

Face à une telle situation, les souvenirs de la pagaille qu'avait entraîné l'arrêt des vols de Swissair et Sabena en 2001, Air Lib en 2002, et plus récemment Malev ou Air Madrid, resurgissent. Sans même parler des passagers qui se trouveront bloqués aux quatre coins de l'Europe, ou qui ne pourront pas partir en voyage faute de vols, se poserait également la question de ceux qui ont déjà acheté leur billets pour un vol non effectué et qui chercheront à se faire rembourser. Dans ce cas là, il vaudrait mieux que, pour eux, les vols s'arrêtent avant le 15 octobre.  En effet, les agences de voyages pourront plus facilement les rembourser. Du moins celles qui sont agréées par l'association internationale du transport aérien (IATA).

"Nous avons une échéance, le 15 octobre, où les agences de voyages doivent payer les billets émis en septembre", explique Jean Pierre Mas, le président de la commission Air du Snav (syndicat national des agences de voyages), également président du réseau Sélectour Afat. Dans le système de l'IATA, les agences qui vendent les billets des compagnies aériennes membres de IATA, reversent les sommes aux transporteurs le 15 de chaque mois. Le 15 octobre elles devront en effet reverser les sommes des billets émis en septembre. Aussi, en cas d'arrêt des vols avant le 15 octobre, les agences de voyages (quelles soient physiques ou internet) pourraient séquestrer les sommes pour rembourser les clients. En revanche si un éventuel arrêt d'activité devait intervenir après le 15 octobre, les agences ne pourraient séquestrer que les sommes correspondant aux billets émis depuis le 1er octobre. En France, les agences de voyages membres du Syndicat national des agences de voyages (Snav) vendent pour environ 70 millions d'euros de billets par an. Ce système ne fonctionne pas pour les billets achetés en direct chez Alitalia.

Reste encore une inconnue, concernant Air France qui travaille en partenariat avec Alitalia en particulier sur l'axe franco-italien. En cas d'arrêt des vols de la compagnie italienne, la compagnie française devra traiter ses passagers disposant d'un billet "AF" mais prévus sur les vols d'Alitalia.

Les syndicats d'Alitalia évoquent aussi un risque de défaut dans quelques jours si aucune solution n'est trouvée.

La compagnie a besoin d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros et d'une ligne de crédit bancaire de 200 millions pour assurer sa survie, a déclaré mercredi un responsable syndical à l'issue d'une réunion avec la direction.

Source: latribune.fr

Les contrôleurs aériens français maintiennent leur grève

PHO6c850074-30de-11e3-bd6a-658410c190fa-805x453.jpgÀ la fin de la semaine dernière, la Fédération européenne des syndicats de contrôleurs aériens a décidé de suspendre le mouvement de grève prévu jeudi 10 octobre contre le projet européen de «ciel unique». Cette sagesse n'a pas touché deux syndicats français d'aiguilleurs, qui maintiennent leur préavis. Alors que le trafic aérien sera épargné, une poche d'irréductibles grévistes pousse les compagnies aériennes basées en France à réduire leur programme de vol de 10 % environ.

Les principales perturbations touchent les destinations du sud de la France, l'Espagne, le Portugal et le Maghreb, estime la DGAC. À Orly, où les destinations méridionales (pourtour méditerranéen, Maghreb et Afrique) repré­sentent les trois quarts du trafic, les compagnies pourront être amenées à supprimer jusqu'à 30 % de leurs vols vers ces pays dans la matinée. La tendance sera identique à Roissy jeudi. Aéroports de Paris conseille à ses passagers de vérifier leur vol auprès de leur compagnie.

EasyJet et Ryanair ont réduit de 30% environ leurs dessertes. La compagnie a supprimé au moins 50 vols depuis et vers Paris-Charles de Gaulle, Orly, Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse et Bâle-Mulhouse. Des perturbations pourraient également toucher d'autres pays européens car environ 70% des vols d'EasyJet passent par l'espace aérien français. Ryanair annule 70 vols jeudi. La compagnie allemande Lufthansa ne modifie pas ses vols vers Paris-Charles de Gaulle mais prévoit en revanche des perturbations à Lyon et Marseille.

Des réunions de conciliation ont encore eu lieu mardi matin. Mais l'Union nationale des syndicats autonomes des ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne (Unsa-Icna) et le syndicat des personnels de l'aviation civile CFDT (SPAC-CFDT) restent inflexibles. Ils dénoncent le projet européen, qui prévoit une séparation entre les autorités nationales de surveillance et leurs régulateurs. Leurs homologues européens croient encore aux vertus du dialogue. Mais si les discussions avec la Commission européenne n'aboutissent pas, ils n'hésiteront pas à déclencher une offensive à l'échelle du continent.

Source: lefigaro.fr

Alitalia dans une situation critique, selon un syndicat

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ROME (Reuters) - Alitalia a besoin d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros et d'une ligne de crédit bancaire de 200 millions pour assurer sa survie, a déclaré mercredi un responsable syndical à l'issue d'une réunion avec la direction.

L'augmentation de capital sera sans doute souscrite pour moitié par les actionnaires actuels et pour moitié par un investisseur du secteur public, a poursuivi ce responsable, ajoutant que la compagnie aérienne italienne ne rembourserait pas un précédent prêt de 95 millions d'euros octroyé par les actionnaires.

Ce responsable a souligné qu'Alitalia risquait d'être dans une situation de défaut "dans quelques jours" si aucune solution n'était trouvée.

Un porte-parole d'Air France-KLM, qui détient 25% d'Alitalia, s'est refusé à tout commentaire.

Alberto Sisto, avec Matthias Blamont à Paris; Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

09/10/2013

Rétrospective: Il y a 80 ans, Air France décollait...

E91136F7E5D6A7A78DE044CF84D.jpgTrois jours après avoir détaillé des mesures supplémentaires d'économies pour réussir son redressement, Air France souffle aujourd'hui sa quatre-vingtième bougie. Huit décennies d'une histoire mouvementée durant laquelle la compagnie a exporté les valeurs françaises aux quatre coins du globe. Après des années de crise, la compagnie entend redevenir bénéficiaire en 2014. Retour sur les grandes dates qui ont fait l'histoire de la compagnie.

 1933 : Naissance d'Air France

 Le 7 octobre 1933, plus de deux ans après le scandale de la liquidation de la prestigieuse Aerospostale, Air France voit le jour par la décision du ministre de l'Air Pierre Cot de fusionner quatre compagnies aériennes françaises en difficulté après la crise de 1929. Air Orient en est l'épine dorsale et lui apporte son emblème, l'hippocampe ailé, surnommé au sein d'Air France « la crevette ».

Ainsi, quatorze ans après la création des premiers transporteurs français, l'État -maître absolu dans l'attribution des concessions d'exploitation des lignes aériennes-, impose le monopole d'une compagnie unique, certes privée mais dont la vocation est de voler  "pour le service et l'honneur de notre pays".

Air France est lancée avec une flotte de 225 avions déployés vers l'Europe, la Méditerranée orientale, l'Amérique du Sud, puis l'Extrême-Orient.

 1948 : Max Hymans, le président de la reconstruction

Air France sort exsangue de la guerre.  La compagnie passe en 1945 sous le contrôle de l'État pendant que l'Aviation civile (DGAC) est nationalisée. Trois ans plus tard, en 1948, Air France devient compagnie nationale. Max Hymans est  nommé président. C'est lui qui va reconstruire la compagnie et la hisser parmi les plus grands transporteurs mondiaux.

A côté du réseau vers les colonies, il multiplie les ouvertures de lignes prestigieuses : Tokyo, Mexico, Rio de Janeiro, Lima et met l'accent sur l'Amérique du Nord. Dans le prolongement de la ligne Paris-New-York, lancée en 1946,  Boston et Montréal suivent rapidement. Au milieu des années 50 Air France se targue de posséder le « réseau le plus étendu du monde ».

Le trafic suit. Entre 1946 à 1963, il bondit de 14 % par an. A la même époque, Max Hymans comprend que le transport aérien est à l'aube d'une véritable révolution : celle de  l'ère des avions à réaction qui va ouvrir la voie à la démocratisation du transport aérien. Il commande douze Caravelle et dix Boeing 707 dont les premiers exemplaires font leur entrée dans la flotte d'Air France à la fin des années 50. Le virage du transport moderne est pris.

 1963 : UTA débarque dans le ciel français, Air Inter y fait son trou.

Le soutien financier de l'Etat-actionnaire à Air France (le premier bénéficie ne sera dégagé qu'en 1966), n'a pas découragé l'émergence de nouveaux acteurs privés dans le ciel français. Parmi eux, Air Inter en 1960 et UTA en 1963, sont indissociables de l'histoire d'Air France.

Deux trublions qui finiront par tomber dans son escarcelle dans les années 90. Née en 1963 de la fusion entre TAI (Transports aériens intercontinentaux) et UAT (Union aéromaritime des transports), la célèbre UTA (Union des transports aériens) ne cessera de monter en puissance grâce à son réseau vers l'Afrique, l'Extrême-Orient et le Pacifique. En 1963 Air Inter, une autre compagnie privée, s'est fait une place dans le ciel tricolore.

Trois ans après son vrai démarrage en 1960 (une première tentative a échoué en 1958), la compagnie est en passe de gagner son pari risqué de desservir le territoire national, délaissé par Air France. Avec son service sans fioriture précurseur des low-cost d'aujourd'hui, Air Inter démocratise le voyage aérien français. Le succès commercial est au rendez-vous. Le trafic progresse de 50 % par an. En 1970, Air Inter transporte 2,7 millions de passagers avec 40 appareils.

19 mai 1968, la victoire des pilotes

Les pilotes d'Air France, mais aussi d'UTA et Air Inter se mettent en grève pour trois jours. Ils exigent un calcul de rémunération plus large que le seul temps passé en vol. La réponse des directions est excessive. Tous les avions sont cloués sur le tarmac. La grève s'enlise pendant 26 jours. Le gouvernement Chaban-Delmas pousse les trois présidents à renouer le dialogue. Les pilotes obtiennent gain de cause. Et deviennent un puissant contre-pouvoir.

 1976 : Concorde décolle

 Le 21 janvier 1976, Air France met en service le Concorde sur la ligne Paris-Dakar-Rio de Janeiro, pendant que le même jour la BOAC (la future British Airways) lance le supersonique entre Londres et Bahreïn. Suivront quelques mois après Paris-Caracas et Paris-Washington.

Puis un an plus tard entre Paris et New York qui deviendra rapidement pour des raisons économiques la seule et unique ligne de Concorde. Symbole de luxe et d'exception, Concorde a apporté un « plus » à  l'image d'Air France, que seule British Airways, l'autre compagnie à exploiter l'appareil, pourra lui disputer.

En juillet 2000 le crash de Gonesse près de Roissy faisant 144 victimes scelle le destin du bel oiseau blanc. En novembre 2003, son exploitation déficitaire est arrêtée.

 12 janvier 1990 : rachat d'UTA

Au cours de la première moitié des années 1980, Air France continue son ascension. En 1984, au moment où Pierre Giraudet quitte la tête de la compagnie après dix ans de présidence, Air France est la quatrième compagnie mondiale en termes de trafic et dégage des bénéfices.

Le 12 janvier 1990, craignant sûrement de voir UTA passer sous pavillon étranger, notamment sous l'aile de British Airways, Air France débourse la somme 7 milliards de francs (1,06 milliard d'euros) pour prendre le contrôle de ce rival de plus en plus agressif. La transaction revêt un autre caractère stratégique. Elle permet à Air France de récupérer les 35,8 % qu'UTA détenait dans Air Inter et de posséder ainsi plus de 75 % du capital de la compagnie intérieure, avant de l'absorber en 1997.

Ce coup à plusieurs bandes lui assurera ainsi la maîtrise du réseau intérieur au moment où la compagnie mettra en place sa stratégie de hub. Le tout en écrasant les offensives des nouveaux concurrents AOM ou Air Liberté. Mais l'achat d'UTA est aussi le point de départ d'une descente aux enfers qui a failli mettre Air France au tapis à l'époque. L'acquisition s'est faite sans augmentation de capital, pendant qu'Air France investissait dans le renouvellement de sa flotte, à l'aube d'un violent retournement de cycle du secteur avec la guerre du Golfe en 1991.

Les plans de baisse de coûts se succèdent. En vain. Les pertes se creusent. La dette s'élève à  36 milliards de francs en 1993. Air France perd des parts de marché. A l'été 1993, Bernard Attali aux commandes d'Air France depuis 1988, lance un énième plan de réductions de coûts.  La coupe est pleine pour le personnel qui déclenche une grève dure. Manifestations, affrontements avec les CRS sur les pistes d'Orly et de Roissy, Air France est une poudrière. Le gouvernement Balladur retire le plan le 24 octobre. Bernard Attali démissionne.

 Le 27 juillet 1994, 20 milliards de francs pour une Perestroïka

Trois jours après la démission de Bernard Attali, Christian Blanc devient le 27 octobre 1994 président d'une entreprise cliniquement morte. Il  associe le personnel au sauvetage de la compagnie en leur demandant de proposer des solutions.

Sur la base de cette consultation, il rédige un projet d'entreprise sans concessions : hausse de productivité de 30 % en trois ans, suppression de 5 000 postes, gel des salaires pendant deux ans…. Le texte est soumis à référendum en avril 1994. Le « oui » l'emporte.

Christian Blanc peut lancer la révolution d'Air France. Mais pour l'accompagner, il exige et obtient de l'État-actionnaire une aide financière. Le 27 juillet, Bruxelles donne son feu vert à la recapitalisation d'Air France par l'Etat français à hauteur de vingt milliards de francs (3,05 milliards d'euros).

 2 avril 1996 : le hub de Roissy, l'arme de la reconquête

Le 2 avril 1996, Air France ouvre son hub de Roissy. Véritable arme stratégique, le hub est un système de correspondances optimisé à outrance. Le programme de vols est en effet organisé de façon à ce qu'une multitude d'avions arrivent quasiment en même temps à l'aéroport pour se connecter, dans un délai très court, à une vague de départs. Un véritable ballet aérien.

Ainsi, ces « rendez-vous » étalés tout au long de la journée permettent un maximum de correspondances dans un délai très court, généralement entre les vols moyen et long-courriers, les premiers alimentant en passagers les seconds. Dès le programme été 1996, le hub permet à Air France d'augmenter son offre de dessertes en correspondance à Roissy de 145 %. Air France s'est donné les moyens de réussir. Christian Blanc a fait appel à deux orfèvres en la matière.  Steven Wolf ancien PDG de United Airlines qui emmène avec lui l'inventeur du « hub » l'indo-américain Rankesh Gangwal.  Celui-ci met le programme de vols en musique.

Le credo : uniformisation des horaires, standardisation des appareils sur la même destination, augmentation des fréquences, accroissement du nombre de vols directs, suppression des sauts de puces et fermeture des escales les moins rentables... Une véritable révolution culturelle.

 22 février 1999, l'entrée en Bourse.

Malgré la grève des pilotes en juin 1998 à la veille de la Coupe du Monde de football en France, Air France, dirigé par Jean-Cyril Spinetta depuis l'automne 1997, dégage des résultats positifs. Suffisamment solides pour pousser Bercy à réduire sa participation dans le capital d'Air France. Plus de 24,4 % de sa participation ou celle d'actionnaires publics sont mis sur le marché, tandis que 12 % sont ouverts aux salariés, dont 8 % pour les pilotes dans le cadre d'un échange salaire-action. Au final la part de l'État est ramenée à 54,4 %.

 20 juin 2000 : Air France pilier de Skyteam

En prenant les rênes d'Air France, Jean-Cyril Spinetta s'appuie sur les fondamentaux instaurés par Christian Blanc et lance Air France dans une phase de croissance rentable. Isolée sur la scène internationale, Air France convainc en juin 1999 Delta Air Lines de nouer un partenariat commercial fort.

Cet accord donnera naissance le 20 juin 2000 à l'alliance Skyteam qui regroupe également Aeromexico et Korean Air, puis tour à tour Czech Airlines, Alitalia, KLM, Northwest, Continental (qui la quitte aujourd'hui), Aeroflot et China Southern.

Aujourd'hui, Skyteam est la deuxième des trois alliances derrière Star Alliance (Lufthansa, United) et devant Oneworld (British Airways, American...).

 03 mai 2004 : acquisition de KLM

Le 9 avril 2003, la loi rendant possible la privatisation d'Air France paraît au Journal Officiel. Quand les conditions du marché le permettront, l'État réduira sa part dans le capital d'Air France de 54,4 % à "un peu moins de 20 %". Cet affranchissement de l'État est indispensable pour nouer des alliances capitalistiques avec d'autres compagnies européennes privées, hostiles à l'idée de passer sous le contrôle d'une entreprise publique.

Cinq mois après, le 16 septembre, Air France et KLM signent un accord de rapprochement. Le 3 mai 2004, à l'issue du succès de l'offre publique d'échanges (OPE) la fusion est effective. La participation de l'Etat est diluée automatiquement dans le nouvel ensemble, pour tomber à 44% (15,9% aujourd'hui). Air France est privatisée. Et devient avec KLM le premier groupe aérien mondial en chiffre d'affaires. Le coup est parfait. KLM est une pépite. Son prix (800 millions d'euros) est dérisoire pour une compagnie forte de plus de 200 avions, et dont la restructuration a déjà été lancée.

La fusion débute au moment où le trafic repart fortement la hausse. Le groupe atteint des niveaux de bénéfices jamais atteints dans l'histoire d'Air France. En 2007-2008, Air France-KLM dégage 1,4 milliard de bénéfices d'exploitation malgré la cherté du prix du baril. Hélas, la crise qui a suivi l'effondrement de Lehman Brothers en septembre 2008 va mettre fin à cette période dorée. En 2008-2009, pour la première fois depuis le rapprochement avec KLM et pour la première fois depuis 13 ans, Air France est en perte. Un an plus tard, elles seront multipliées par 10 à 1,3 milliard d'euros. Air France est en crise.

Le traumatisme de l'accident de l'AF 447au large des côtes brésiliennes le 1er juin 2009, faisant 228 victimes, n'a fait qu'amplifier le doute qui s'est installée dans l'entreprise. Le faux rebond de l'année 2010 et la crise de gouvernance qui en suivie en 2011, retarderont les mesures à prendre pour entamer le redressement.

 Janvier 2012, le plan de sauvetage Transfom 2015

 La situation de la compagnie française est catastrophique. Fin 2011, les fonds propres sont si bas (moins de la moitié du capital social) qu'ils obligeront plus tard dans l'année, comme le Code du commerce le stipule, de tenir un conseil d'administration pour se prononcer sur le maintien ou la cessation d'activité. Air France a deux ans pour se recapitaliser ou réduire son capital social. Certes symbolique, cela en dit long sur l'état d'Air France.  

Le 12 janvier 2012, Air France-KLM, lance le Plan Tranform 2015 qui vise à réduire la dette de deux milliards d'ici à 2015, à 4,5 milliards d'euros par la génération de deux milliards de cash flow (hors investissements). Ce plan combine des mesures immédiates de gel des salaires et de réduction d'investissements et d'amélioration de la productivité. Celle-ci passe par la révision des accords collectifs avec toutes les catégories de personnels dans le but d'augmenter de 20% l'efficacité économique d'Air France. Ces mesures engendrent un sureffectif qui sera réglé par un plan de départs volontaires portant sur 3.400 personnes. Insuffisant néanmoins.

Le 18 septembre 2013, la direction annonce des mesures supplémentaires pour atteindre les objectifs de Transform. Pour redresser le moyen-courrier et le cargo. Elles passent par une réduction de l'offre et un recours accru à la sous-traitance dans les escales. Un nouveau PDV est annoncé. Il touche cette fois-ci 2.800 personnes. Fin 2014, Air France aura supprimé près de 10.000 personnes depuis 2010.

 7 octobre 2013 Air France fête ses 80 ans

Pour Alexandre de Juniac et Frédéric Gagey, respectivement PDG d'Air France-KLM et d'Air France, Air France « aurait pu mourir sans Transform ». L'utilisation du conditionnel passé rassure. Ce lundi sur Europe 1, Aelxandre de Juniac annonce qu'Air France-KLM sera bénéficiaire en 2013 et qu'Air France le sera en 2014. "Air France est en voie d'être sauvée mais il faut que nous fassions tout ce que nous avons dit", a déclaré Alexandre de Juniac. "Les personnels se sont engagés dans un énorme plan. On leur a demandé des efforts considérables: ils ont augmenté leur temps de travail, ils ont augmenté les heures de vol, ils ont changé leur façon de travailler", a-t-il fait valoir.

L'amélioration de la situation est nécessaire pour pouvoir participer demain à la course à la consolidation. Pour autant, les défis à relever sont immenses. La compagnie devra batailler pour conserver ses positions sur les vols long-courriers face aux compagnies étrangères émanant de pays où la compétitivité est meilleure, mais aussi pour résister aux low-cost sur le moyen-courrier.

Voulue par Alexandre de Juniac, la stratégie de montée en gamme semble nécessaire, en particulier sur le long-courrier. Elle vise à faire d'Air France l'une des meilleures compagnies du monde, voire la meilleure, en termes de services.

Source: lefigaro.fr

L'Eni menace d'arrêter de livrer Alitalia

n-ALITALIA-large570.jpgLa compagnie pétrolière Eni cessera ses livraisons de kérosène à Alitalia au-delà de samedi si la direction de la compagnie aérienne et le gouvernement ne s'entendent pas sur les moyens d'assurer la continuité de ses activités, a déclaré mercredi une source au fait du dossier.

"Si Alitalia n'est pas en mesure de garantir la poursuite de ses opérations après samedi, l'Eni cessera de l'approvisionner en carburant", a dit la source. 

La compagnie aérienne doit déjà plus de 30 millions d'euros à l'Eni et la note augmente chaque jour, a-t-elle ajouté. 

Source: lefigaro.fr