Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


04/11/2010

Qantas cloue ses A380 au sol après un incident moteur.

r.jpgSINGAPOUR (Reuters) - La compagnie aérienne australienne Qantas a suspendu jeudi les vols de sa flotte de six Airbus 380 après un incident moteur qui a contraint l'un d'entre eux à revenir se poser en urgence à Singapour.

L'appareil, qui avait initialement décollé de Londres, venait d'effectuer une escale à Singapour et faisait route vers Sydney lorsque l'un de ses quatre réacteurs a connu une défaillance.

Personne n'a été blessé parmi les 459 occupants du gros porteur, ont annoncé les autorités australiennes.

Dans l'attente des résultats d'une enquête sur les causes de l'incident, Qantas a suspendu tous les vols d'A380.

"Nous allons suspendre tous les décollages d'A380 tant que nous ne serons pas sûrs d'avoir suffisamment d'informations sur le vol QF32", a déclaré le directeur général Alan Joyce.

"L'A380 est un avion fantastique. Nous n'avions jamais vu auparavant ce problème de panne moteur. Nous le prenons évidemment très au sérieux, car il n'était pas mineur", a-t-il ajouté.

Les A380 de Qantas sont motorisés par Rolls-Royce. Les réacteurs de l'avion concerné, construit en 2008, étaient de modèle Trent 900.

Le titre Rolls-Royce était jeudi vers 8h30 GMT en recul de 1,53% à 644,5 pence à Londres, tandis qu'EADS perdait 1,71% à 18,70 euros à Paris.

Les compagnies aériennes Singapore Airlines et Emirates Airlines ont annoncé qu'elle ne suspendaient pas les vols de leurs A380. Singapore a précisé qu'elle suivait la situation de près.

"PREMIER ÉVÉNEMENT SÉRIEUX"

Air France n'était pas immédiatement disponible pour commenter sur une éventuelle suspension de ses vols d'A380.

Jean-Paul Troadec, directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a déclaré à Reuters ne pas avoir d'inquiétude particulière concernant l'A380.

"Jusqu'ici il n'y a pas eu d'incident grave sur cet avion, il y a eu ce qu'on pourrait considérer des petits pépins de jeunesse. Quand on met un avion en service il y a nécessairement une période de rodage mais qui a été parfaitement maîtrisée jusqu'ici. Les incidents qui ont eu lieu n'ont pas justifié d'enquête approfondie. C'est le premier événement sérieux concernant l'A380", a-t-il indiqué.

Il a également dit que le BEA participerait à l'enquête menée par l'Australie sur l'incident, en tant que représentant du pays constructeur de l'avion.

Le groupe Rolls-Royce a annoncé de son côté qu'il travaillait avec ses clients et les autorités compétentes afin de comprendre le problème.

La chaîne de télévision NewsAsia de Singapour a diffusé des images de l'appareil après son retour, entouré de véhicules d'urgence.

Aucune fumée ou flamme n'était visible, mais l'une des quatre structures soutenant les réacteurs - les nacelles - était manquante et les éléments proches semblaient noircis.

Une explosion serait survenue alors que l'avion survolait l'île indonésienne de Batam, faisant initialement croire à un crash.

Un témoin local interrogé par la télévision indonésienne Metro TV a déclaré: "Après l'explosion, l'avion volait encore mais de la fumée s'échappait au niveau d'une aile".

Selon un témoin cité par la radio australienne ABC, l'appareil s'est mis en attente au-dessus de Singapour durant une heure environ avant d'atterrir. La chaîne de Singapour Channel NewsAsia rapporte que cette manoeuvre avait pour but de consommer du carburant.

Ni Qantas, qui s'apprête à fêter ses 90 ans, ni l'A380, lancé en 2005, n'ont jamais subi d'accident mortel.

"C'est probablement l'incident le plus sérieux impliquant l'A380 depuis son entrée en service commercial. Il y a déjà eu de petits incidents moteur, mais jamais rien de tel ", a déclaré Tom Ballantyne, du magazine Orient Aviation.

Avec Michael Perry à Sydney, Vivek Prakash à Singapour et Cyril Altmeyer à Paris, Gregory Schwartz pour le service français, édité par Nicolas Delame

01/06/2010

Un an après, hommage aux disparus du vol Rio-Paris.

Le Choeur d'Air France interprète un extrait du requiem de Verdi lors de la cérémonie d'hommage organisée au Parc Floral de Vincennes, en hommage aux victimes du vol AF 447. Dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009, l'avion disparaissait dans l'Atlantique avec 228 passagers et membres d'équipage à bord. /Photo prise le 1er juin 2010/

r.jpgVINCENNES, Val-de-Marne (Reuters) - Un an après la disparition du vol Rio-Paris dans l'Atlantique, plus de 1.200 personnes ont rendu hommage aux victimes de l'accident mais les doutes et les critiques sur l'enquête restent entiers.

Lire la suite

26/05/2010

Fin de la troisième phase de recherches de l'épave de l'AF447.

r.jpgPARIS (Reuters) - La troisième phase de recherches de l'épave du vol AF447 dans l'océan Atlantique s'est achevée sur un nouvel échec, confirme le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Lire la suite

25/05/2010

Les recherches de l'AF 447 vireraient au conflit d'experts.

r.jpgPARIS (Reuters) - La troisième campagne de recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris dans l'Atlantique s'achèvera mardi sur un échec et une bataille d'experts, écrit Le Figaro, à paraître mardi.

Lire la suite

13/05/2010

Echec dans les recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris.

r.jpgPARIS (Reuters) - Les recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris engagées ces derniers jours dans un secteur restreint de l'Atlantique après la découverte d'indices nouveaux par la Marine nationale ont échoué, annonce le Bureau enquêtes et analyses (BEA).

Lire la suite

28/04/2010

AF 447 : nouvelles recherches en fin de semaine.

452258_af447.jpgLes enquêteurs n’ont pas renoncé. Après un mois de recherches infructueuses de l’AF 447 et de ses boites noires dans l’Atlantique sud, les opérations doivent reprendre dès la fin de la semaine.

Lire la suite

25/04/2010

L'enquête met en cause la maintenance sur le vol AF447.

r.jpgPARIS (Reuters) - L'enquête judiciaire sur l'accident du vol AF447 en juin 2009 confirme que les sondes de vitesse ont contribué au crash mais met aussi en cause la maintenance, alors que vont se poursuivre les recherches pour retrouver les boîtes noires.

Lire la suite

10/04/2010

Vol AF447: le BEA toujours à la recherche des boîtes noires.

617874_460929-af447.pngLa troisième campagne de recherche débutée le 2 avril 2010 pour retrouver les boîtes noires et l'épave du vol AF447 Rio-Paris n'a pas été fructueuse pour le moment vient d'indiquer le BEA dans une communiqué.

Lire la suite

25/03/2010

Vol AF447: appel à la "transparence" .

af447-small-wreckage4.jpgLes associations des familles de victimes du vol AF447 ont exigé jeudi dans un communiqué "la plus grande transparence" dans les procédures d'analyse des données au cas où les boîtes noires de l'appareil seraient retrouvées.

Elles ont demandé notamment que "des officiers de police judiciaire désignés dans le cadre de l'instruction ouverte en France soient effectivement présents lors des recherches et placent immédiatement sous scellés tout élément de l'avion récupéré".
Ces associations, qui représentent des familles de victimes d'Allemagne, d'Italie et de France, ont aussi demandé que "tous les travaux de dépouillement et d'exploitation des données soient toujours réalisés en présence des officiers de police judiciaire et des représentants des autorités des principaux pays impliqués".

Au total, 228 personnes ont péri dans le crash en plein océan Atlantique, le 1er juin 2009, du vol AF447 d'Air France qui assurait la liaison Rio-Paris.
Des familles de victimes ont à plusieurs reprises vivement critiqué le manque de transparence de la compagnie et du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique.

La troisième phase de recherche des boîtes noires va démarrer. Ces enregistreurs de vol sont jugés incontournables par le BEA pour déterminer les causes de l'accident.

Source: www.lefigaro.fr

15/03/2010

Vol AF447: 3ème phase des recherches.

452258_af447.jpgLe bateau américain qui va mener la troisième phase de recherches en mer des boîtes noires de l'avion d'Air France, accidenté le 1er juin entre Rio et Paris, arrivera au Brésil en milieu de semaine prochaine pour débuter dans la foulée les investigations, ont annoncé lundi les enquêteurs. "L’arrivée de l'+Anne Candies+, en provenance des Etats-Unis, a été retardée (...). Elle est maintenant prévue à Recife aux alentours du 24 mars en fonction des conditions rencontrées en mer", annonce dans un communiqué le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête.
Il y rejoindra le bateau norvégien "Seabed Worker", participant également aux recherches.

"Une escale est prévue pour le transbordement des matériels acheminés par le bateau américain sur le Seabed Worker et les pleins de carburant", précise la même source. Au cours de l'escale, le BEA tiendra un point de presse, en présence des équipes d’enquêteurs et des opérations de recherches maritimes et sous-marines, dont la date sera fixée vendredi au plus tôt. Les recherches porteront sur une zone de 2.000 km2 dans l'océan Atlantique et vont durer quatre semaines ou plus. Les deux navires utiliseront quatre sonars et trois robots. Deux précédentes phases de recherches, menées l'été dernier, avaient été infructueuses.
La troisième phase devait débuter cette semaine mais elle avait été retardée en raison de difficultés administratives et techniques, ainsi que de conditions météorologiques défavorables.

Les enquêteurs techniques ont besoin des enregistreurs de vol (les boîtes noires) pour comprendre les causes de l'accident. Ils ont à maintes reprises assuré que les sondes Pitot de mesure de vitesse étaient certes défaillantes sur l'appareil accidenté, mais qu'elles ne permettaient pas à elles seules d'expliquer l'accident.
Le 1er juin, l'Airbus A330 d'Air France, effectuant le vol AF447 entre Rio de Janeiro et Paris avec 228 personnes à bord, s'était abîmé dans l'océan Atlantique, ne laissant aucun survivant. Parmi les victimes de la catastrophe, la pire de l'histoire de la compagnie française, on dénombrait 32 nationalités, dont 72 Français, 59 Brésiliens et 26 Allemands.

Source: www.lefigaro.fr

22/02/2010

Un expert du procès Concorde, salarié d'Air France, mis en cause.

photo_1266427813511-1-0.jpgPARIS (Reuters) - La défense de Continental Airlines, accusé d'être responsable de la catastrophe du Concorde en 2000 en France, met en cause un expert-clé du dossier après avoir appris qu'il était salarié d'Air France.

Me Olivier Metzner, avocat de la compagnie aérienne américaine, a déclaré lundi à Reuters qu'il demanderait mardi à la reprise du procès à Pontoise (Val-d'Oise) l'annulation de tous les actes accomplis dans l'enquête par Jacques Chauvin.

Entendu au tribunal la semaine dernière, ce dernier, ancien commandant de bord, a lui-même précisé qu'il était salarié d'Air France lorsqu'il a été nommé expert avec deux autres personnes, Claude Guibert et Jean Belotti, afin de déterminer les responsabilités dans l'accident.

Il a quitté la compagnie française en novembre 2000.

"C'est une situation incroyable. C'est scandaleux, on n'a jamais vu un expert payé par une compagnie exploitant un avion en cause dans un accident", a dit Me Metzner, qui souligne que Jean Belotti est aussi un ancien salarié d'Air France.

La compagnie française, exploitante de Concorde, a été blanchie par l'enquête judiciaire et est partie civile au procès. Le Concorde s'était écrasé le 25 juillet 2000 sur un hôtel deux minutes après son décollage, faisant 113 morts.

Sur la base notamment du rapport d'experts, l'instruction a conclu que l'accident était dû au passage du Concorde sur une lamelle métallique tombée d'un avion de Continental, ce qui aurait fait éclater un pneu. Des débris auraient percé ensuite le réservoir sous l'aile et provoqué un incendie.

Continental entend soutenir un autre scénario mettant en cause Air France. L'enquête a en effet établi que le Concorde était en surcharge et que, suite à une erreur de maintenance, il manquait une pièce appelée entretoise sur son train d'atterrissage. L'ensemble aurait pu amener l'éclatement du pneu, estime Me Metzner.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

18/02/2010

Procès Concorde: l'impartialité des experts judiciaires en question.

photo_1265308295159-1-0.jpgAFP PONTOISE — La défense de Continental Airlines, l'un des principaux prévenus au procès de l'accident du Concorde (113 morts le 25 juillet 2000 à Gonesse), a mis en doute mercredi l'impartialité des experts judiciaires, dont certains sont d'anciens salariés d'Air France, partie civile.

Deux des principaux experts judiciaires, chargés de missions successives pendant l'instruction, ont été pour la première fois appelés à la barre. Avant de prêter serment, ils ont comme c'est l'usage décliné leur profession.

L'un, Claude Guibert, 74 ans, a été successivement commandant de bord, instructeur, pilote d'essai, gérant de compagnie aérienne et chef de cabinet d'expertise. Il a travaillé notamment pour la compagnie UTA, "20 ans avant qu'elle ne soit rachetée par Air France", a-t-il expliqué.

Mais le deuxième, Claude Chauvin, 65 ans, a travaillé pendant plus de 38 ans chez Air France, où il a été successivement copilote et pilote de Concorde.

A compter de mars 2000, il s'est retrouvé en arrêt maladie à cause d'un problème d'oreille interne, ce qui l'a obligé à quitter la compagnie en novembre 2000, date de son "licenciement professionnel pour raison médicale", a-t-il détaillé.

"Lorsque vous avez été nommé expert, vous étiez donc toujours salarié d'Air France?", s'est étonné Me Olivier Metzner, qui représente Continental Airlines.

D'autant que Jean Belotti, un autre expert, qui ne s'est pas présenté au procès pour raisons de santé, était pour sa part retraité d'Air France quand il a été désigné, a rappelé l'avocat. "Nous avons donc deux experts qui avaient travaillé pour Air France", a-t-il protesté.

Toute responsabilité pénale de la compagnie française, exploitante du Concorde qui s'est écrasé il y a dix ans à Gonesse (Val d'Oise), a été écartée par les enquêteurs. Selon l'accusation, c'est une lamelle perdue par un DC10 de Continental Airlines, ayant décollé de Roissy quelques minutes avant le supersonique, qui a déclenché l'accident en faisant éclater un pneu.

"J'appartiens à une génération pour qui le mot +honneur+ a un sens. Je regrette d'être mis en cause de cette façon", s'est défendu M. Chauvin.

Mais la défense n'a pas lâché prise. "Je découvre aujourd'hui que M. Chauvin était salarié d'Air France quand il a été désigné. Je verrai la traduction procédurale qu'éventuellement je peux en faire", a déclaré Me Emmanuel Marsigny, avocat d'un ancien salarié de Continental Airlines, Stanley Ford, l'un des prévenus.

"Je pense à mon client américain, où la procédure est totalement différente", et où ce qui peut sembler "courant et normal" en France peut étonner, a-t-il ajouté.

Au premier jour du procès, le 2 février, plusieurs avocats de la défense, dont Mes Metzner et Marsigny, avaient plaidé la nullité de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, au motif qu'elle ne prenait pas en compte les éléments à décharge.

Ce document rédigé par le juge d'instruction est censé répertorier les éléments à charge et à décharge concernant les prévenus.

La présidente du tribunal, Dominique Andréassier, avait décidé de se prononcer sur cette question à l'issue du procès, dans son délibéré.

17/02/2010

Nouvelle campagne de recherche de l'épave de l'AF447.

452258_af447.jpgPARIS (Reuters) - Les recherches de l'épave du vol Air France 447 Rio-Paris, qui s'est abîmé dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord le 1er juin 2009, vont reprendre dans les prochains jours avec une équipe internationale, a annoncé le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Deux navires spécialisés - un Américain, un Norvégien - dans la recherche dans les hauts fonds très accidentés, qui vont jusqu'à 4.000 mètres de profondeur dans ce secteur, seront envoyés sur une zone d'environ 2.000 km2 située au large du Brésil, environ dix fois moins vaste que celle explorée en juin.

Seront également utilisés trois sous-marins et deux robots d'exploration.

Jusqu'à présent, seuls des morceaux de l'appareil, dont son empennage, ont été repêchés en mer, ainsi qu'une cinquantaine de corps. Les débris de l'appareil, un Airbus A330, ont été stockés dans un centre de recherche à Toulouse.

Cet accident reste mystérieux, même si l'hypothèse d'une défaillance des sondes "Pitot" de mesure de vitesse a été émise en raison d'incidents précédents.

Ces sondes fabriquées par le groupe français Thales, qui pouvaient geler à haute altitude, ont été changées pour d'autres produits sur toute la flotte Air France après l'accident, à la demande des syndicats de pilotes.

Le BEA est l'organisme français chargé de l'enquête administrative, et il est lié au ministère des Transports. Il n'a toujours pas rendu de conclusions définitives sur les causes de la catastrophe. Une enquête judiciaire est aussi en cours.

Un groupe de travail composé de spécialistes internationaux a été constitué en octobre. Air France et Airbus ont dégagé un budget de dix millions d'euros.

Thierry Lévêque, édité par Sophie Louet

11/02/2010

Concorde : la défense critique le BEA.

r1.jpgLa question de l'indépendance du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) chargée de l'enquête technique sur le crash du Concorde qui a fait 113 morts en juillet 2000 a été soulevée jeudi par les avocats de la défense au sixième jour du procès de cette catastrophe.

Selon le rapport du BEA, un organisme public français chargé des enquêtes techniques sur les accidents d'avion, l'accident a été provoqué par une lamelle de titane, perdue par un DC10 de Continental Airlines qui avait décollé de l'aéroport de Roissy quelques minutes avant le Concorde d'Air France. Le rapport, terminé à la fin de l'année 2001, avait été rendu public au début de l'année 2002.

"Le dossier démontre que vous soumettez un projet de communiqué de presse à l'approbation d'autres personnes, y compris le procureur. Pourquoi vouloir l'avis du Procureur de la République sur votre communiqué ?" a demandé au BEA Me Emmanuel Marsigny, avocat d'un des employés de Continental Airlines prévenus dans ce dossier. Selon lui, le document a également été envoyé à la compagnie Air France, au ministère de l'Equipement et au groupe aéronautique EADS, héritier du constructeur du Concorde.

"La détermination des faits est neutre. En mon âme et conscience je ne me suis jamais laissé influencé", s'est défendu Paul-Louis Arslanian, entendu comme témoin en tant que directeur du BEA au moment de l'enquête sur le crash. Il a ajouté qu'il n'avait jamais subi de pression "de quelque organisme officiel ayant un rôle dans cette enquête".

Selon l'enquête du BEA, le supersonique aurait roulé sur la lamelle perdue par l'avion de Continental Airlines, qui aurait fait éclater un pneu et déclenché une réaction en chaîne (perforation d'un réservoir, fuites et inflammation de kérosène) ayant mené à la perte de l'appareil.

Une thèse réfutée par la défense qui soutient que le Concorde a pris feu près d'un kilomètre avant l'endroit où se trouvait la fameuse lamelle, et met en cause notamment la compagnie Air France, partie civile au procès.

Source: www.lefigaro.fr

Ethiopian: "pas de preuve de sabotage"

photo_1265445061370-1-0_73137_G.jpgLe gouvernement libanais a assuré qu'il n'y avait "absolument aucune preuve" attestant la thèse du sabotage de l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en mer le 25 janvier avec 90 personnes à bord, en réaction à un communiqué de la compagnie publié hier.

"Nous l'avons dit dès le premier jour et nous le répétons: il n'y a absolument aucune preuve (permettant de croire à) un acte de sabotage ou un acte terroriste concernant la catastrophe aérienne. Nous avons clarifié ce point plusieurs fois", a indiqué le ministre de l'Information Tarek Mitri mrecredi à l'issue d'un Conseil des ministres tard dans la soirée.

"Les Ethiopiens ont le droit de dire ce qu'ils veulent sur ce sujet, mais de notre côté, il n'existe aucune preuve qui puisse évoquer (cette hypothèse) et nous attendons toujours la fin de l'enquête pour révéler toute la vérité à l'opinion publique", a ajouté le ministre.

Le Boeing 737-800 s'est écrasé au large du Liban quelques minutes après son décollage en pleine tempête de l'aéroport de Beyrouth. Hier, la compagnie Ethiopian Airlines a indiqué "n'écarter aucune possibilité, y compris celle d'un sabotage", tout en appelant à éviter les conclusions hâtives tant que l'enquête était en cours. Les boîtes noires, dont l'une est analysée en France, doivent permettre d'expliquer la raison pour laquelle l'appareil a dévié de la trajectoire indiquée par la tour de contrôle.

Source: www.lefigaro.fr

09/02/2010

Crash d'Ethiopian : boîte noire en France.

plane_1569191c.jpgUne des deux boîtes noires du vol d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé le 25 janvier au large du Liban, a été envoyée en France pour être analysée, a indiqué aujourd'hui une porte-parole de la compagnie. "Nous confirmons qu'une des boîtes noires a bien été retrouvée. Cet enregistreur de vol a été envoyé en France pour l'enquête", a indiqué Mme Wogayehu Terefe, porte-parole d'Ethiopian Airlines à Addis Abeba.

"Nous ne pouvons pas dire pour le moment combien de temps il faudra pour avoir les informations parce que c'est un processus et qu'il y a une enquête", a-t-elle ajouté, confirmant que "plus de cadavres ont été récupérés lundi. Nous attendons les détails pour leur rapatriement".

Jusqu'à dimanche, 23 corps avaient été repêchés par les équipes de recherches. Aucun survivant n'a été retrouvé après le crash. Dimanche, la marine libanaise a récupéré l'une des deux boîtes noires de l'appareil du vol ET-409 qui assurait la liaison Beyrouth-Addis Abeba, avec 90 personnes à son bord. Le ministre libanais des Transports Ghazi Aridi avait indiqué qu'il s'agissait de la boîte noire "la plus importante, celle qui comprend les données liées au vol" du Boeing 737-800 qui s'est écrasé quelques minutes après son décollage en pleine tempête.

Source: www.lefigaro.fr

07/02/2010

Liban/crash: une boîte noire récupérée.

photo_1265538570430-1-0_73193_G.jpgL'une des deux boîtes noires de l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé le 25 janvier au large du Liban avec 90 personnes à bord a été récupérée, a annoncé aujourd'hui  l'armée libanaise dans un communiqué.

"La marine libanaise a repêché une boîte noire appartenant à l'avion éthiopien et elle a été transportée à la base maritime de Beyrouth pour être remise à la commission d'enquête", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Les boîtes noires doivent permettre d'expliquer la raison pour laquelle l'appareil a dévié de la trajectoire indiquée par la tour de contrôle. Plusieurs responsables libanais ont affirmé que le pilote avait reçu les instructions de la tour de contrôle lui demandant de se diriger dans un certain sens avant que son appareil ne vire dans un autre.

Différents experts ont indiqué que le temps orageux pourrait ne pas être la seule cause de la catastrophe, car l'avion a pu avoir un problème de moteur ou d'hydraulique. L'appareil a également pu être déstabilisé en entrant dans un cumulonimbus.

Source: www.lefigaro.fr

05/02/2010

Crash Yemenia : une erreur humaine ?

Yemenia-Airbus-A310.jpgLe directeur du BEA, Jean-Paul Troadec, a confirmé hier jeudi devant les journalistes de l’AJPAE (association des journalistes professionnels de l'aérien et de l'aéronautique) que l’enquête sur le crash de l’Airbus A310 de Yemenia était au point mort depuis trois mois.

"La seule chose que nous pouvons dire est qu'il n'y a pas de problème technique sur l'avion, ni trace d'explosion", a-t-il également déclaré. L’appareil était tombé en mer le 30 juin dernier près des Comores faisant 152 victimes dont de nombreux Français. Il y a trois mois, après la lecture des enregistreurs de vol au Bourget, l’enquêteur comorien Mohamed Ali Abdou a publié un communiqué indiquant qu’il n’y avait pas eu à bord d’explosion ou d’incendie. Cette information a déplu à son gouvernement qui l’a limogé puis a nommé une nouvelle commission chargée de faire procéder à la lecture des boîtes noires par un autre pays que la France. "Nous avons appris cela par la presse locale car n’avons plus aucun contact avec l’aviation civile comorienne", indique Jean-Paul Troadec qui signale que les enregistreurs sont toujours dans ses laboratoires.

"Aux Comores, on nous balade en nous affirmant que rien ne peut être fait sur les indemnisations tant que le BEA n’a pas rendu son rapport", signale, par ailleurs, Me Mariama Soiby, avocate d’une des associations de familles des victimes. Le patron du BEA précise d’ailleurs à la lecture des boîtes noires effectuée dans le cadre d’une commission rogatoire que l’avion n’est pas en cause.

A défaut d’attentat, de tir de missile ou de défaillance technique restent donc les "facteurs humains" dans le cockpit. Dans le cas de faute avérée de pilotage, les indemnités que devra verser la compagnie aérienne ne sont pas limitées par les conventions internationales. Aussi, pour s’en affranchir, Yemenia et les gouvernements du Yemen et des Comores s’efforcent de faire accréditer une thèse de tir de missile effectué par erreur par un navire militaire français. Le jour de l’accident, le plus proche bâtiment français était à deux jours de mer et, de plus, non armé de missile.

T.V.

Source: www.pros-du-tourisme.com

Reprise prochaine des recherches de l'épave du vol AF447.

AF447_hangar_arriere_avion.jpgPARIS (Reuters) - Les recherches de l'épave du vol Air France 447, qui a fait 228 morts en s'abîmant dans l'Atlantique le 1er juin 2009, vont reprendre dans les prochaines semaines avec une équipe internationale.

Trois navires spécialisés dans la recherche dans les hauts fonds très accidentés, qui vont jusqu'à 8.000 mètres de profondeur, seront envoyés sur une zone d'environ 1.500 km2 située au large du Brésil, dix fois moins vaste que celle explorée en juin, a-t-on appris de source judiciaire.

"Notre objectif est que les recherches démarrent à la fin du mois de février", a confirmé vendredi une porte-parole du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), l'organisme français chargé de l'enquête administrative, qui n'a toujours pas rendu de conclusions définitives sur les causes de la catastrophe.

L'appel d'offres n'est pas encore finalisé et le dispositif final n'est donc pas encore officiel, a-t-elle précisé.

Il s'agira d'une opération quasiment sans précédent dans l'histoire de l'aéronautique, "très lourde et très complexe à monter", a précise la porte-parole.

Un groupe de travail composé de spécialistes internationaux a été constitué en octobre. Air France et Airbus ont dégagé un budget de dix millions d'euros mais celui-ci pourrait être largement dépassé.

Un officier de police judiciaire sera intégré dans le dispositif afin de garantir que les pièces qui seraient retrouvées soient placées sous scellé.

Deux juges d'instruction parisiens, Sylvie Zimmermann et Yann Daurelle, sont chargés d'une information judiciaire sur l'accident pour "homicides et blessures involontaires".

PAS ENCORE DE CONCLUSION

Des associations de familles de victimes, parmi lesquelles figurent 72 Français, se sont constituées parties civiles et disent craindre qu'on leur cache la vérité si elle se révèle gênante pour l'aéronautique française.

Elles mettent en cause l'indépendance du BEA et s'estiment mal informées.

Jusqu'à présent, seuls des morceaux de l'appareil, dont son empennage, ont été repêchés en mer, ainsi qu'une cinquantaine de corps. Les débris ont été stockés dans un centre de recherche à Toulouse.

Le BEA a déclaré dans ses rapports d'étape que ces éléments ne permettaient pas de conclure sur les causes de la chute de l'appareil.

Toutefois, Air France a remplacé après l'accident les sondes de mesure de vitesse Pitot fabriquées par le groupe français Thales à la demande des syndicats de pilotes.

Ces derniers estiment qu'en gelant à haute altitude, les sondes Pitot peuvent transmettre de fausses informations au système informatique de l'avion.

Cependant, la justice juge toute conclusion impossible sans la découverte de nouveaux éléments, en particulier les "boîtes noires" de l'AF447, les enregistreurs de données de vol et de conversations des pilotes.

"Sans les boîtes noires, toutes les conclusions sur les sondes resteront de la littérature", a déclaré une source judiciaire interrogée par Reuters.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

04/02/2010

Faut-il faire confiance aux experts ?

AF447_hangar_avant_avion.jpgL'Association Entraide et Solidarité AF447 se méfie des experts. Cette dernière, qui regroupe les familles des victimes du crash du Rio-Paris d'Air France, disparu au large du Brésil en juin 2009 avec 228 passagers, est très sceptique sur la mission du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Elle déplore notamment son "manque de transparence". "Manifestement, on ne peut que constater une crise de confiance entre le BEA et un nombre croissant de familles de victimes", note son président, Jean-Baptiste Audousset, relayant un courant de pensée à la mode basé sur le fait que le BEA dépend du ministre des Transports.

S'appuyant sur différentes enquêtes techniques diligentées, des procès jugés ou en cours, d'aucuns avancent même la théorie du complot, qui viserait à protéger les intérêts de l'État, des constructeurs et des transporteurs français, et envient le modèle américain. Mais si le National Transportation Safety Board est indépendant de l'État, il a également croulé sous les critiques lors du crash du TWA 800 New York-Paris. Il aurait ménagé les intérêts de Boeing, selon ses détracteurs...

Parallèlement au BEA, un juge d'instruction enquête sur le crash du vol AF447. Il s'appuie sur les enquêteurs de la gendarmerie du transport aérien et nomme des experts judiciaires. Mais, là encore, se pose la question de leur indépendance. Ce n'est pas toujours le cas, comme le révélait Le Point dans son édition du 28 janvier, soulignant que, trop souvent, les trois mêmes sont nommés. "On espère que les experts de l'AF447 vont nous exposer leur méthodologie. On a besoin d'être rassurés sur leur indépendance", réagit Me Alain Jakubowicz, avocat de l'association Entraide et Solidarité AF447. "Des experts qui ont envie de circonvenir un juge d'instruction dans un domaine très technique comme l'aéronautique n'ont aucune difficulté." Un prérapport judiciaire devrait être remis aux familles le 31 mars.

Source: www.lepoint.fr

03/02/2010

Concorde : trois hypothèses au cœur du procès.

Le procès de la catastrophe qui avait fait 113 morts en juillet 2000 s'ouvre ce mardi. Deux thèses vont y être confrontées. Mais une troisième piste pourrait émerger lors des débats.

concorde1000.jpg• L'enchaînement retenu par l'accusation

En quittant la piste 26 de décollage, un DC10 de Continental Airlines perd une lamelle en titane. Ce bout de métal de 40 centimètres environ est à l'origine de l'accident. Quelques instants plus tard, le supersonique roule dessus et l'un de ses pneus éclate. Les projections de caoutchouc crèvent un des réservoirs, entraînant une fuite de kérosène qui s'embrase.

• La thèse de Continental Airlines

S'appuyant sur les déclarations de plusieurs témoins, Me Olivier Metzner affirme que l'incendie s'est déclaré 700 à 800 mètres avant que le Concorde roule sur la lamelle. Les techniciens auraient omis de remonter l'entretoise, une pièce de métal reliant les roues. Un déflecteur d'eau aurait alors été arraché, perçant le réservoir. La surcharge de l'appareil serait également en cause. Une version que rejette formellement Air France.

• Une hypothèse autour d'un surplein en kérosène

Le troisième scénario est celui de Ian Kirby, un ancien officier mécanicien navigant de British Airways qui affiche vingt-deux ans de vol sur Concorde. Son témoignage sur les pratiques des équipages du supersonique a fait sensation dans le milieu aéronautique. Mais il souffre d'un handicap de taille : il ne peut être prouvé. En 2000, les boîtes noires n'enregistraient, alors, pas les paramètres de vol qu'il invoque. Traditionnellement, le Concorde transférait une partie de son carburant du réservoir arrière (le 11) vers les réservoirs centraux (le 5 et le 8) pour une plus grande maniabilité de l'appareil au décollage. Une fois à l'altitude de croisière, l'équipage, transférait à nouveau le carburant vers l'arrière. Cette manipulation permettait de tenir plus longtemps l'allure supersonique en consommant moins. Avant le décollage, l'équipage du vol AFR 4590 a donc transféré une partie du carburant du réservoir 11 vers les réservoirs 5 et 8. Selon Ian Kirby, l'équipage d'Air France aurait ensuite pu fermer la pompe du réservoir 11 mais laisser ouvertes les vannes d'accès des réservoirs 5 et 7 comme cela se faisait alors souvent. La mise en marche d'une pompe («de air switch») de dégazage du réservoir 11 achevait alors de transférer les dernières gouttes de carburant qui pouvaient l'être dans les réservoirs centraux. Une procédure qui n'était dans aucun manuel d'exploitation mais qui permettait de grappiller un peu de centrage de poids au décollage, surtout quand l'avion était en surcharge. Et c'était le cas du Concorde d'Air France ce 25 juillet 2000. Selon Ian Kirby, la présence de quelques bulles d'air dans le réservoir numéro 5 aurait dû amortir l'impact du pneu. C'est le surplein en kérosène qui aurait fait éclater le réservoir. Ce scénario met en question l'équipage d'Air France et apporte un complément d'information à la thèse officielle du coup de «bélier hydrodynamique» qui n'explique pas comment un pneu peut faire éclater un réservoir.

Source: www.lefigaro.fr

02/02/2010

Deux thèses s'affrontent au procès du crash du Concorde.

r.jpgPONTOISE, Val d'Oise (Reuters) - Le procès des six responsables présumés de la catastrophe du Concorde, qui avait fait 113 morts en s'écrasant sur un hôtel à l'été 2000, s'est ouvert mardi devant le tribunal de Pontoise (Val-d'Oise).

Deux thèses, celle d'Air France et celle de Continental Airlines, s'affrontent pour expliquer cette catastrophe qui avait mis prématurément fin à la carrière de cet avion de ligne mythique, le plus rapide de l'histoire.

Le supersonique avait volé pour la dernière fois en octobre 2003, après 27 ans de vols essentiellement transatlantiques.

Le procès se déroulera pendant quatre mois dans le tribunal de Pontoise où massaient mardi des centaines de journalistes français et étrangers. Le lieu a été spécialement aménagé pour près de 500.000 euros notamment avec une salle vidéo.

Seront jugés pour "homicides et blessures involontaires" la compagnie aérienne américaine Continental Airlines et deux de ses employés, le mécanicien John Taylor, 41 ans, et Stanley Ford, 70 ans, son chef d'équipe.

L'enquête judiciaire a conclu, sur la base d'expertises, que l'accident avait été provoqué par l'éclatement d'un pneu avant droit du Concorde au décollage de Roissy dû à une lamelle en titane de 43,5 cm, une "bande d'usure" tombée d'un avion de Continental Airlines qui avait décollé juste avant.

Selon ce scénario, des débris du pneu projetés contre l'aile et dans le réacteur du Concorde ont endommagé la propulsion et provoqué une perforation du réservoir situé sous l'aile et une fuite de kérosène, ce qui a causé un incendie fatal, amenant l'avion à chuter deux minutes après son décollage.

AIR FRANCE CONTRE CONTINENTAL

Me Olivier Metzner, avocat de Continental, a expliqué à son arrivée au tribunal qu'il contesterait cette version, sur la base, dit-il de 28 témoignages figurant au dossier, selon lesquels l'incendie a pris avant le passage sur la lamelle.

"Je mets en cause l'indépendance des enquêteurs. Je mets en cause ceux qui n'ont pas voulu de la vérité, je mets en cause Air France (.. ) Il est évident que le 25 juillet 2000, le Concorde n'aurait jamais dû être autorisé à décoller", a-t-il dit aux journalistes.

Selon la version de Me Metzner, jamais présentée à l'instruction et contredite par les experts aéronautiques français consultés par la justice, c'est plutôt un défaut d'entretien du Concorde qui a provoqué l'éclatement du pneu.

Il manquait en effet une pièce du train d'atterrissage appelée "entretoise". L'avocat d'Air France, qui est partie civile et demande donc réparation à Continental, conteste cet argumentaire, assure que les 28 témoins de Me Metzner n'existent pas et dit par contre en avoir trois à l'appui de "sa" thèse.

"Je sais que cette version est contestée mais il n'y a pas de preuves objectives que cette contestation a une quelconque validité", a-t-il dit à la presse.

Les victimes de l'accident, essentiellement allemandes, ne sont pour beaucoup pas présentes au procès, car elles ont été déjà indemnisées par Air France, pour des montants tenus secrets. Plusieurs organes de presse assurent que la compagnie française a payé au total plus de 100 millions d'euros.

Une association, SOS Catastrophes, est cependant représentée. "Nous voulons rappeler que l'avion n'était pas vide, nous voulons apporter la dimension humaine, que le procès ne se perde pas dans des débats techniques", a dit aux journalistes son président Stéphane Gicquel.

EADS, qui a pris la succession d'Aérospatiale, a échappé au procès pour des raisons juridiques, même si l'enquête a démontré que près de 80 incidents de pneumatiques avaient été répertoriés entre 1979 et 2000 sur le Concorde, avec sept cas de perforations de réservoirs.

Aucune modification n'a jamais été décidée et trois personnalités de l'aéronautique française comparaissent pour cette faute.

Il s'agit d'Henri Perrier, 80 ans, directeur du programme Concorde à l'Aérospatiale de 1978 à 1994, Jacques Hérubel, 74 ans, ingénieur en chef de ce programme de 1993 à 1995, et Claude Frantzen, 72 ans, un des principaux dirigeants de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) de 1966 à 1994.

Edité par Yves Clarisse

 

Concorde : Gayssot défend l'enquête.

concorde-020221-F-BTSD-0141.jpgL'ancien ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, en fonction lors du crash du Concorde en juillet 2000, s'est dit convaincu, aujourd'hui, que l'accident avait été causé par l'explosion d'un pneu du supersonique au décollage après être passé sur une pièce d'avion.

"Ma conviction, c'est que le Bureau enquête accidents et l'enquête judiciaire ont confirmé que le crash s'est produit après l'explosion du pneu qui était passé sur une lamelle d'un avion américain Continental Airlines, et qu'un enchaînement de faits a fait que le Concorde s'est crashé", a déclaré Jean-Claude Gayssot sur Europe 1.

La compagnie aérienne américaine nie toute responsabilité et défend une autre thèse : l'appareil aurait pris feu avant même de rouler sur la fameuse lamelle. "Moi, j'ai tout fait dès ce moment-là pour qu'on connaisse les causes" de l'accident, a ajouté Jean-Claude Gayssot alors que le
procès du crash du Concorde, qui avait fait 113 morts le 25 juillet 2000 à Gonesse, s'ouvre mardi à 13h30 devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Source: www.lefigaro.fr

28/01/2010

Crash au Liban: les boîtes noires remontées ce jeudi ?

recherches-ethiopian-airlines_articlephoto.jpgCATASTROPHE - Elles ont été localisées, cependant les équipes de recherche n'ont toujours pas retrouvé la carlingue de l'avion...

Les équipes de recherches tentaient jeudi de ramener à la surface les boîtes noires de l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en mer lundi au large du Liban, a indiqué le gouvernement libanais. «Nous nous attendons à les avoir» ce jeudi, a déclaré le ministre des Transports, Ghazi Aridi.

Les boîtes ont été localisées à environ 10 kilomètres à l'ouest de l'aéroport, à 1.300 mètres de profondeur, avait indiqué mercredi soir l'armée libanaise. «Ce matin, nous étudions les moyens nécessaires pour remonter les boîtes à la surface», a précisé un porte-parole de l'armée.

Aucun survivant retrouvé


L'avion d'Ethiopian Airlines s'est abîmé en mer quelques minutes après son décollage, lundi en pleine tempête, de l'aéroport de Beyrouth, à 01h30 heure française, avec 90 personnes à bord, dont 54 Libanais. Aucun survivant n'a été retrouvé. Les recherches sont menées par l'armée et la marine libanaises, deux bateaux de la Force des Nations unies au Liban (Finul) ainsi que le navire de guerre américain USS Ramage, qui est équipé de sonars.

Les boîtes noires doivent permettre d'expliquer notamment la raison pour laquelle l'appareil a dévié de la trajectoire indiquée par la tour de contrôle. Ghazi Aridi a ajouté que la carlingue du Boeing 737-800 n'avait pas encore été localisée quatre jours après le crash. «Nous espérons retrouver la carlingue dans les heures qui viennent», a pour sa part souligné le porte-parole militaire. Selon les sauveteurs, 14 corps ont été retrouvés depuis le crash. Un certain nombre d'autres pourraient être encore prisonniers de la carlingue.
B.D. avec agence et www.20minutes.fr

27/01/2010

Ethiopian Airlines: la recherche des boîtes noires se poursuit .

plane-ethiopia-cp-8009552.jpgLes boîtes noires du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines qui s'est écrasé en mer lundi 25 janvier 2010 à 02H30 (heure locale à Beyrouth) pourraient être prochainement localisées. Le mystère reste entier quant aux causes du drame.

Le ministre des transports du Liban, Ghazi Aridi a déclaré qu'il s'attendait à des résultats ce jour à la chaîne de télévision TV5 concernant la localisation des boîtes noires du vol Ethiopian Airlines ET409 qui s'est écrasé en mer lundi dernier.

L'armée libanaise a par ailleurs indiqué «que le balayage de la zone avance et que le site se précise».

«La zone de recherche est concentrée sur une zone de 35 km2 au sud de l'aéroport de Beyrouth» a déclaré Ghazi Aridi. Des gilets de l'épage et une partie du fuselage ont été récupérés par les sauveteurs.

On ne sait pas encore pourquoi le pilote n'a pas suivi la route indiquée et les injections des contrôleurs aériens de virer à droite : l'avion a continué sa route dans une autre direction.

90 personnes ont péri dans ce drame.

Selon un communiqué d'Ethiopien Airlines 25 corps ont été repêchés et 14 personnes ont pu être indentifiées dont six éthiopiens et 8 libanais.

Le mauvais temps ne semble pas expliquer à lui seul l'accident d'autant que le pilote du vol ET409 était expérimenté et comptait 20 d'expérience au sein de la compagnie.

L'avion, un Boeing 737-800 avait subi une révision dernièrement le 25 décembre 2009.

Plus d'informations sur le site d'ETHIOPIAN AIRLINES.

Poursuite des recherches après le crash aérien au Liban.

photo_1264518501957-2-0.jpgBEYROUTH - Les équipes libanaises et internationales de secours ont élargi la zone des recherches des victimes et des enregistreurs de vol de l'avion de la compagnie Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en mer lundi après son décollage de Beyrouth.

Plusieurs navires, dont un bâtiment de la marine américaine, et des hélicoptères européens et de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) ont continué de rechercher l'épave du Boeing 737-800 qui a plongé dans la Méditerranée après avoir pris feu, cinq minutes après le décollage.

La France a mis à la disposition du Liban un avion de patrouille et a envoyé sur place deux enquêteurs spécialisés de l'administration du transport aérien, a annoncé le ministère des Affaires étrangères à Paris.

Quatre-vingt-dix personnes, essentiellement des Libanais et des Ethiopiens, se trouvaient à bord du vol ET409, parti pour la capitale éthiopienne Addis-Abéba, lorsqu'il a disparu des écrans radar.

Il y a trois victimes françaises, dont l'épouse de l'ambassadeur de France, dit Paris.

Quatorze corps ont été repêchés jusqu'à présent, dont deux enfants en bas âge, ont indiqué les autorités libanaises en précisant que le total de 24 annoncé plus tôt était faux.

La carlingue de l'appareil s'est, semble-t-il, disloquée avant de plonger dans la mer. Les autorités libanaises excluent qu'il puisse s'agir d'un attentat.

Le gros de l'épave de l'appareil n'a toujours pas été repéré mais les équipes mobilisées en mer ont retiré des eaux, mardi, un segment d'une aile portant les couleurs rouge, jaune et vert de la compagnie éthiopienne.

CHIITES DU SUD-LIBAN

Un responsable de la sécurité libanaise a indiqué que les équipes de secours élargissaient le périmètre de leurs recherches au large de Na'ameh, à dix kilomètres au sud de la capitale. "Il faut qu'ils repèrent l'épave puis que des plongeurs interviennent", a dit ce responsable, afin de retrouver les "boîtes noires" permettant de comprendre ce qui s'est passé.

Nombre de proches des victimes reprochent aux autorités aéroportuaires d'avoir donné leur feu vert au décollage de l'avion alors qu'il faisait mauvais temps.

A cela, le ministre libanais de l'Information Tarek Mitry, qui s'exprimait lundi soir après une réunion de ministres et de responsables de la sécurité, a rétorqué qu'il n'y avait alors aucune raison d'interdire le décollage de l'appareil.

"D'autres avions ont atterri et décollé avant et après. Les autorités aéroportuaires n'avaient aucune raison de ne pas permettre le décollage", a-t-il dit à la presse.

Le P-DG d'Ethiopian Airlines, Girma Wake, a déclaré que l'avion, en service depuis huit ans, avait subi son dernier contrôle technique le 25 décembre et qu'aucun problème n'avait été décelé.

La majeure partie des passagers libanais, 54 au total, étaient des chiites originaires du Sud-Liban faisant des affaires en Afrique. Des drapeaux noirs ont été hissés le long d'une artère de la ville de Tyr en signe de deuil.

Source: www.lexpress.fr

26/01/2010

Crash/Liban : peu d'espoir de survivants.

photo_1264427998887-12-0.jpgIl est "très peu probable" que les recherches permettent de retrouver des rescapés de l'accident d'avion d'Ethiopian Airlines hier au large du Liban, a affirmé aujourd'hui une porte-parole de la compagnie, indiquant que 25 corps avaient été repêchés pour le moment.

"Jusqu'à présent, 25 corps ont été repêchés, et selon le premier rapport de notre équipe sur place, il y a six Ethiopiens parmi eux et huit Libanais. Mais cela doit encore être confirmé. Nous savons aussi qu'il y avait des enfants à bord", a déclaré à l'AFP Mme Wogayehu Tefere, porte-parole de la compagnie.

Selon elle, "il est très peu probable que l'on trouve encore des survivants, mais les opérations de recherche continuent". Le Boeing 737 qui s'est abîmé en mer peu après son décollage transportait 90 personnes.

Source: www.lefigaro.fr

Crash au Liban: poursuite des recherches.

78951_ethiopian_al_img.jpgLes recherches se poursuivaient ce matin au large de la côte du Liban pour tenter de retrouver les corps des victimes du crash de l'avion d'Ethiopian Airlines survenu lundi peu après son décollage de Beyrouth, ainsi que les boîtes noires qui doivent expliquer ce drame.

"Les équipes de recherche ont travaillé toute la nuit pour retrouver de nouvelles victimes et localiser les débris", a affirmé à l'AFP un porte-parole de l'armée.
Le Boeing 737 d'Ethiopian Airlines s'est abîmé en mer lundi quelques minutes après son décollage, à 02H30 locales (00H30 GMT), de l'aéroport de Beyrouth, avec 90 personnes à bord, dont 54 Libanais.

"Nous tentons de retrouver les boîtes noires qui doivent donner les informations sur la cause de l'accident", a ajouté le porte-parole.
Selon l'armée, "14 corps, dont ceux de deux enfants nés en 2006 et 2007, ont été repêchés jusqu'à présent", alors qu'un premier bilan avait fait état lundi de 24 corps retrouvés.

Source: www.lefigaro.fr

25/01/2010

Liban : le mauvais temps en cause dans le crash du Boeing.

fa461256-09c1-11df-b9fc-afac8ce35102.jpgQuatre-vingt-dix personnes, dont l'épouse de l'ambassadeur de France au Liban, étaient à bord du Boeing d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé, lundi matin, juste après son décollage de Beyrouth. Il y a au moins 24 morts.

Un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines s'est écrasé lundi matin en mer Méditerranée au large du Liban, après avoir décollé de l'aéroport de Beyrouth. L'appareil se rendait à Addis Abeba, en Ethiopie.

Le ministre libanais des Transports, Ghazi Aridi, a précisé que le vol 409 d'Ethiopian Airlines a perdu le contact avec la tour de contrôle peu après son décollage de la capitale libanaise. L'avion se trouverait désormais à une vingtaine de kilomètres au sud de l'aéroport, et à 5 kilomètres des côtes.

«Le mauvais temps est manifestement la cause du crash», a déclaré à la presse Elias Murr, ministre libanais de la Défense. «Quand il y a une explosion (à bord de l'appareil), il ne reste rien en règle générale», a poursuivi le ministre, expliquant que les soldats qui passent la côte au peigne fin avaient déjà récupéré plusieurs morceaux de l'avion.

L'hypothèse d'un acte de terrorisme ou de sabotage a été très vite écartée par le président libanais. «Nous n'avons reçu avant [l'accident] aucune menace d'un quelconque groupe terroriste», a confirmé Shimeles Kemal, porte-parole du gouvernement éthiopien.

Importante opération de recherches lancée

Le PDG d'Ethiopian Airlines, Ato Girma Wake, a lui affirmé que «les accidents d'avion causés par une erreur de pilotage, ou de maintenance, sont inexistants dans l'histoire d'Ethiopian Airlines», une compagnie qui bénéficiait en effet jusqu'à présent d'un bon bilan en matière de sécurité.

Quatre-vingt-dix personnes se trouvaient à bord, dont l'épouse de l'ambassadeur de France au Liban, Marla Sanchez Pietton. L'ambassadeur Denis Pietton a pris ses fonctions au Liban en septembre.

Cinquante-quatre Libanais, vingt-deux Ethiopiens, un Irakien, un Syrien, deux Libano-Britanniques, un Libano-Canadien, un Libano-Russe et sept membres d'équipage étaient également dans l'avion. Au moins 24 corps ont été récupérés.

Une importante opération de recherches a été lancée après l'accident. L'armée libanaise, la marine et la force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) assistent les équipes de sauveteurs sur le site de la catastrophe. Ethiopian Airlines a envoyé une équipe d'enquêteurs au Liban, tandis que le Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA) a dépêché deux enquêteurs pour contribuer à l'enquête. La France a également mis un avion de patrouille maritime à disposition pour les recherches.

Source: www.lefigaro.fr

Crash/Liban: la France envoie un avion.

ethiopian737.jpgLa France a envoyé un avion de patrouille maritime sur les lieux de l'accident de l'appareil d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en Méditerranée avec 90 personnes à bord près du Liban, a annoncé aujourd'hui le ministère français des Affaires étrangères.

"Nous avons dépêché sur place un avion de patrouille maritime, parti de Chypre en milieu de matinée", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

La France étant "liée avec le Liban par un accord aérien de coopération, le Bureau d'enquêtes et d'analyses de l'aviation civile (BEA) a donc répondu favorablement à (une) demande d'assistance" des autorités libanaises, a-t-il aussi confirmé. Le ministre des Transports libanais, Ghazi Aridi, avait plus tôt annoncé que le BEA français participait à l'enquête.

Le Boeing 737 d'Ethiopian Airlines avec 83 passagers et sept membres d'équipage à bord s'est abîmé en Méditerranée au large de la localité de Naameh peu après son décollage à 02H30 (00H30 GMT) de Beyrouth pour Addis Abeba. Des témoins ont raconté avoir vu une boule de feu plonger dans la mer.

Source: www.lefigaro.fr