21/02/2012
Kingfisher Airlines annule de plus en plus de vols
Prise à la gorge, la compagnie aérienne indienne cherche entre 400 et 500 millions de dollars.
«The King of good times», le roi du bon temps, est devenu «The King of bad times», ironisait lundi la presse indienne, en référence à Vijay Mallya, le baron indien de la bière et du whisky. C'est avec ce slogan d'un optimisme à toute épreuve que le flamboyant homme d'affaires avait créé, en 2005, Kingfisher Airlines. La compagnie est basée à Bangalore, dans le sud de l'Inde, d'où est originaire Vijay Mallya.
Aujourd'hui, Kingfisher traverse une crise financière sans précédent. Un véritable cauchemar, y compris pour les usagers. Samedi, la compagnie a ainsi annulé 32 vols sur les 240 qu'elle est censée opérer quotidiennement. Même chose, ou presque, dimanche et lundi. Et la situation ne semble pas devoir s'améliorer, jugent les analystes.
La semaine dernière, Kingfisher a annoncé une perte de 88 millions de dollars au troisième trimestre de son exercice en cours, soit presque le double du déficit enregistré au trimestre précédent.
Au début de l'an dernier, la compagnie aérienne avait été contrainte de restructurer sa dette, et 25% du capital appartiennent désormais à 18 banques, emmenées par la banque nationale State Bank of India (SBI). Celle-ci se refuse à renflouer Kingfisher tant que son PDG n'aura pas apporté de l'argent frais. Les experts estiment que pour sortir de l'impasse, Vijay Mallya doit trouver au plus vite entre 400 et 500 millions de dollars de capitaux.
Lundi, la Direction générale de l'aviation civile indienne (DGCA) a convoqué des responsables de Kingfisher Airlines afin de leur demander des explications sur ces annulations intempestives. «Nous avons reçu des informations sur des annulations à grande échelle. Ils sont obligés de nous informer lorsqu'ils réduisent leurs plans de vol. Mais ils ne l'ont pas fait», a indiqué E. K. Bharat Bhushan, le chef de la DGCA.
Des salaires non versésNombre de passagers ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux, se plaignant notamment de n'avoir été prévenus des annulations de vols qu'à la dernière minute. Une habitude dont Kingfisher n'a pas l'exclusivité. La compagnie publique Air India n'hésite pas, elle non plus, à mettre ses clients devant le fait accompli…
Samedi, certains employés de Kingfisher ont débrayé, furieux de ne pas avoir perçu leurs salaires. Les annulations de vols en ont été aggravées d'autant. Mallya a envoyé un courriel à tout son personnel. Un message dans lequel il exprime ses «regrets» et affirme «comprendre les répercussions de ces retards de salaires sur la vie privée» de ses employés et a déclaré qu'il ne fermerait pas sa compagnie. Kingfisher est surtout en train de perdre toute crédibilité auprès de ses clients les plus fidèles. Un cercle vicieux dont la compagnie risque de ne pas se sortir.
Source: lefigaro.fr
18:25 Publié dans Compagnies Aériennes Asiatique, Compagnies Aériennes Etrangères | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







Commentaires
Bonjour
Pour info concernant les transporteurs aériens.
La réglementation européenne prévoit que les compagnies aériennes doivent indemniser les passagers qui subissent une annulation ou un retard de plus de 3 h : de 250 à 600 euros par passager en fonction de la distance du vol.
Les passagers y ont droit même si la compagnie finit par les ré-acheminer à destination sur un autre vol.
En plus de cela les frais annexes doivent eux aussi être remboursés par la compagnie.
Pour plus d’info, vous pouvez aller sur le site de skymediator.
Écrit par : sebastien | 24/02/2012
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