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27/05/2011

Les pilotes du Rio-Paris ont lutté 4 minutes avec les commandes

r.jpgPARIS (Reuters) - Les pilotes du vol AF447 d'Air France ont lutté le 1er juin 2009 pendant plus de quatre minutes avec les commandes de l'appareil avant qu'il s'abîme dans l'Atlantique, entraînant la mort de 228 personnes.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a décidé de rendre publiques les données et les enregistrements de conversations des pilotes du vol Rio-Paris extraites des "boîtes noires" repêchées début mai, à la suite d'informations contradictoires publiées ces derniers jours dans les médias.

La publication du rapport d'étape qui doit expliquer les causes de la catastrophe est toujours prévue d'ici fin juillet.

Après le désengagement du pilotage automatique, l'A330 d'Airbus est monté jusqu'à 38.000 pieds, puis l'alarme de décrochage s'est déclenchée et l'avion a décroché.

"Les ordres du pilote en fonction ont été majoritairement de cabrer", souligne le BEA, précisant que la descente a durée 3 mn 30 pendant lesquelles l'avion est resté en situation de décrochage. "Les moteurs ont fonctionné et toujours répondu aux commandes de l'équipage".

Au moment de l'événement, le commandant de bord était en repos tandis que les deux copilotes se trouvaient dans le cockpit, mais il est revenu dans le poste de pilotage "environ 1 mn 30 après le désengagement du pilote automatique", précise le document du BEA.

"CONSTATATIONS", PAS "COMPRÉHENSION"

Toutes les vitesses enregistrées étaient alors fausses, sans doute en raison du givrage des sondes de mesure.

Les résultats des deux enquêtes, celle conduite par deux juges d'instruction et celle du BEA, revêtent de forts enjeux judiciaires et industriels. Airbus et Air France ont été mis en examen en mars pour homicides involontaires.

"Ce que nous publions aujourd'hui, ce ne sont que des constatations et ce n'est pas la compréhension de l'événement", a déclaré Jean-Paul Troadec, le directeur général du BEA, évoquant comme au début de l'enquête une combinaison de facteurs techniques et humains. "Pour comprendre comment tout cela s'est enchaîné, c'est un travail qui commence".

Il a affirmé que le BEA n'avait subi aucune pression d'Airbus ou d'Air France, les seuls pressions étant "les pressions médiatiques".

L'hypothèse d'un problème de sondes de mesure de vitesse du type Pitot, fabriquées par Thales et qui équipaient les A330 et A340, a été avancée comme une cause possible du drame. Les Pitot ont été remplacées par d'autres sondes sur toute la flotte Air France après l'accident.

Les sondes Pitot de l'épave pourraient être remontées plus tard. Ces petits tubes placés à l'avant de l'appareil givraient à haute altitude, ce qui aurait pu perturber le pilotage.

Avec Tim Hepher et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

26/05/2011

Malaysia Airlines poursuit le renouvellement de sa flotte

 

Objectif : la flotte la plus jeune d’Asie d’ici 2015

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Dans le cadre de son « Business Transformation Plan », la compagnie Malaysia Airlines, poursuit sans relâche le renouvellement de sa flotte. L’objectif de la compagnie malaisienne est clair : posséder la flotte la plus jeune de toutes les compagnies asiatiques d’ici à 2015.

Ainsi, Malaysia Airlines vient de prendre livraison de son tout premier A330-300 de nouvelle génération. Cet appareil est le premier d’une commande ferme de 15 A330-300 confirmée auprès d’Airbus en Mars 2010, assortie de 10 options. Quatre autres appareils seront livrés d’ici la fin 2011 ; la livraison des appareils restants s’échelonnera sur les 4 prochaines années.

Par rapport aux A330-300 déjà en opération au sein de la flotte de Malaysia Airlines, ces appareils de nouvelle génération offrent une capacité totale de 283 sièges (36 en Affaires et 247 dans la cabine principale) et des aménagements cabine améliorés : prise de courant et port USB à chaque siège, sièges-lits en Classe Affaires, système de divertissement audio & vidéo à la demande dans les deux classes, éclairage amélioré et coffres à bagages plus spacieux.

Rappelons qu’en Novembre dernier, Malaysia Airlines prenait livraison du tout premier exemplaire d’une commande de 55 B737-800 de nouvelle génération (35 en commande ferme et 20 options), livré avec le nouvel aménagement intérieur « Skyline » de Boeing.

D’une capacité totale de 160 passagers (16 en Affaires et 144 dans la cabine principale), ce B737-800 de nouvelle génération offre aux passagers un tout nouveau système de divertissement avec programmes audio et vidéo à la demande, des cabines plus spacieuses, des plafonds plus hauts et des éclairages modulables.

Les 35 B737-800 ayant fait l’objet d’une commande ferme seront progressivement livrés à Malaysia Airlines jusqu’à la fin de 2014.

A noter : les A330-300 et B737-800 de nouvelle génération arborent d’ores et déjà la toute nouvelle livrée rouge et bleue de la compagnie, reflétant les couleurs de Malaysia Airlines.

Les A330-300 seront mis en service sur l’Australie, la Chine, l’Asie du nord et du sud ainsi que le Moyen-Orient. Les B737-800, quant à eux, seront déployés sur les routes domestiques et régionales de la compagnie malaisienne.

Rappelons également que Malaysia Airlines a passé commande de 6 appareils A380 auprès d’Airbus Industrie ; le premier de ces 6 appareils devant être livré en Avril 2012.

Malaysia Airlines, qui vient juste de fêter ses 30 ans de service sur le marché français, reste la compagnie de choix pour rallier la France à Kuala Lumpur et au-delà de son hub principal, à toute la Malaisie et à l’Asie-Pacifique.

Compagnie francophile, Malaysia Airlines met tout en œuvre pour devenir également une compagnie francophone, notamment sur l’axe Paris-Kuala Lumpur : elle forme régulièrement des membres de son personnel de bord à la pratique de la langue française et vient d’embaucher des pilotes de nationalité française.

 

Airbus anticipe des commandes d'Indigo et d'Air Asia

r.jpgTOULOUSE (Reuters) - Airbus, la filiale d'EADS, espère annoncer au salon aéronautique du Bourget des commandes de la part de la compagnie aérienne indienne IndiGo et du malaisien AirAsia, a déclaré jeudi à Reuters son directeur commercial.

S'exprimant en marge d'une cérémonie pour la réception par Easyjet de son 200e avion, John Leahy a précisé qu'Airbus était en phase finale de discussion avec ces compagnies aériennes.

"Je pense qu'on pourra finaliser la commande d'IndiGo et l'annoncer d'ici le salon aéronautique de Paris", a-t-il déclaré.

"Nous sommes en phase finale de discussion avec AirAsia. On espère que cette commande-là aussi sera finalisée à temps pour le Bourget."

Tom Enders et Louis Gallois, présidents exécutifs respectifs d'Airbus et de sa maison-mère EADS, s'étaient montrés optimistes mardi sur l'obtention de solides commandes au salon du Bourget en juin, dans un marché "actif" sur fond de reprise du secteur aéronautique.

Le président exécutif d'Airbus avait précisé s'attendre à un peu plus de commandes au Bourget qu'au salon de Farnborough en juillet 2010, qui avait marqué la fin de la récession. A l'issue d'un salon britannique particulièrement faste, Airbus avait engrangé 130 commandes nettes et 122 protocoles d'accord pour un montant total de plus de 28 milliards de dollars.

IndiGo a annoncé en janvier l'achat de 180 monocouloirs A320, dont 150 dans sa nouvelle version remotorisée Neo.

Tony Fernandes, président d'AirAsia, a quant à lui déclaré samedi dernier qu'il pourrait passer sous peu une commande de grande ampleur à Airbus.

AirAsia avait dit en février qu'elle envisageait de commander 175 A320neo, la version remotorisée de l'appareil moyen-courrier d'Airbus qui doit entrer en service fin 2015, ainsi que des A330.

Le premier avionneur mondial devant Boeing qui s'attend pour 2011 à 520-530 livraisons et à un nombre de commandes brutes supérieur à cette fourchette, a récemment décidé d'augmenter la cadence de production de ses monocouloirs A320, son avion le plus vendu.

Avec Marie Mawad, édité par Jean-Michel Bélot

Les boîtes noires du Rio-Paris parlent mais ne disent pas tout

r.jpgPARIS (Reuters) - On en saura plus ce vendredi sur les circonstances de la catastrophe du vol Rio-Paris, même si le gouvernement français a averti jeudi les familles des victimes qu'il était encore trop tôt pour se prononcer sur ses causes.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA) doit publier une note d'information très attendue sur les premières constatations résultant de l'exploitation des enregistreurs de vol repêchés début mai, deux ans après le désastre.

Les enjeux de l'enquête sur l'accident de l'Airbus A330 d'Air France, qui s'est abîmé dans l'Atlantique au large du Brésil en juin 2009, tuant 228 personnes, sont considérables pour l'ensemble du secteur aéronautique.

Les familles des victimes, perturbées par les informations souvent contradictoires parues dans la presse depuis le début de l'examen des boîtes noires du vol AF 447, avaient écrit au Premier ministre pour lui faire part de leur émotion.

"L'enquête technique, qui suppose l'étude et la comparaison de très nombreux éléments, ne fait que commencer", a répondu jeudi François Fillon aux présidents des associations de familles de victimes.

"Le BEA a fait savoir officiellement et clairement qu'à ce stade de l'enquête, aucune conclusion sur les causes de la catastrophe ne peut encore être tirée", a-t-il ajouté.

Les enquêteurs, qui avaient promis un rapport d'étape cet été, ont décidé d'avancer leur calendrier en raison des fuites parues dans la presse qui ont nui, selon eux, à la sérénité de leurs travaux.

Des tensions sont en effet apparues ces derniers jours entre Air France et Airbus, les spéculations prenant de l'ampleur sur la cause de l'accident.

Les deux entreprises, mises en examen en mars pour homicides et blessures involontaires dans l'enquête sur la catastrophe, ont démenti tout désaccord.

LES SONDES EN QUESTION

L'hypothèse d'un problème sur les sondes de mesure de vitesse du type Pitot, fabriquées par Thales et qui équipaient les A330 et A340, a été avancée comme une cause possible du drame. Les Pitot, qui auraient gelé, ont été remplacées par d'autres sondes sur toute la flotte Air France après l'accident.

Les boîtes noires, contenant les paramètres du vol ainsi que les conversations et les bruits enregistrés dans le cockpit, ont été repêchées début mai dans l'Atlantique par près de 4.000 mètres de fond.

Leur examen devrait permettre d'en savoir davantage, notamment sur la manière dont les pilotes se sont comportés après la défaillance éventuelle des sondes.

Le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, avance que l'équipage d'Air France n'a pas suivi les procédures habituelles et n'est pas parvenu à maintenir la stabilité de l'avant de l'appareil lorsque l'avion est entré dans une zone de turbulences.

Le Figaro avait écrit un peu plus tôt que les premiers éléments mettaient Airbus hors de cause et orientaient les enquêteurs vers une responsabilité du seul équipage d'Air France ou des procédures de sécurité imposées par la compagnie.

Selon d'autres informations, le commandant de bord aurait brièvement abandonné le cockpit pendant le déroulement du drame.

Les enquêteurs ont démenti être à l'origine d'une quelconque fuite avant la publication de leur rapport.

"Le BEA n'a fait parvenir aucun élément de la note, qui est en cours de finalisation", a dit une porte-parole.

Le syndicat des pilotes d'Air France s'est élevé contre la multiplication des rumeurs sur les circonstances supposées de l'accident et a dénoncé des "soupçons infondés".

L'un des avocats des familles, Me Olivier Morice, a déploré lui aussi la publication dans le plus grand désordre d'informations parcellaires.

"Ce qu'on attend, ce sont les conclusions du BEA et que ces éléments soient portés à la connaissance des familles des victimes, et non pas de façon saupoudrée au gré de telle ou telle divulgation", a-t-il dit à Reuters.

"Je reste très prudent, a-t-il ajouté. Je pense qu'il serait souhaitable d'attendre des conclusions générales avant d'en tirer toute conclusion qui serait disproportionnée."

Patrick Vignal, avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

KOREAN AIR PREND LIVRAISON DE SON PREMIER AIRBUS A380

A380 delivery 3.JPGSéoul, Corée du sud, 25 Mai 2011 – Korean Air a pris livraison hier à Toulouse de son premier A380, tournant ainsi une nouvelle page dans l’histoire de la compagnie et de sa relation à long terme avec Airbus. M. Yang Ho Cho, Chairman & CEO de Korean Air, M. Tom Enders, Président et CEO d’Airbus, M. Louis Gallois, CEO d’EADS, le haut management des deux sociétés ainsi que des autres compagnies aéronautiques qui ont joué un rôle dans la production de cet appareil étaient présents à la cérémonie de livraison.

M. Yang Ho Cho, Chairman et CEO de Korean Air, a déclaré à cette occasion, “Korean Air a été le premier transporteur non-européen à acheter un Airbus. L’A380, qui est moins gourmand en carburant et plus respectueux de l’environnement, est d’ores et déjà devenu une composante essentielle de notre flotte et s’intègre parfaitement dans l’objectif de Korean Air de devenir l’un des leaders mondiaux en matière de transport aérien international. Cette appareil va venir renforcer notre flotte et permettre à Korean Air de relier le monde entier, dans les meilleures conditions de confort.”

“Alors que nous entrons dans une nouvelle ère de service, nous nous engageons à maintenir nos standards de qualité, notre parti-pris en faveur de l’environnement, notre excellence en matière de service et nos efforts constants pour mieux fidéliser nos passagers,” a indiqué M. Cho.

Pour Tom Enders, Président & CEO d’Airbus, "Nous sommes très fiers d’accueillir Korean Air en tant que dernier opérateur en date de l’A380. L’A380 a d’ores et déjà changé les règles du jeu en fixant de nouvelles normes en matière de confort, d’efficacité et d’économie ainsi que de respect de l’environnement. Nous sommes persuadés que l’A380 va jouer un rôle essentiel pour permettre à Korean Air de conforter sa position au sein des plus grandes compagnies aériennes internationales.”

La cérémonie de livraison, à laquelle ont participé de nombreuses personnalités de l’industrie du transport aérien ainsi que le management et les employés de Korean Air et d’Airbus, a permis de révéler le tout dernier appareil en date à rejoindre la flotte de nouvelle génération de Korean Air.

Configuré en trois classes avec seulement 407 sièges, soit la plus basse configuration de tous les A380 actuellement en opération, l’A380 de Korean Air offre des particularités uniques et propose 12 Kosmo Suites en Première Classe ainsi que 301 sièges en cabine Economie sur le pont principal. Quant au pont supérieur, il est entièrement dédié aux 94 sièges-lits Prestige Sleeper de la Prestige Class (Classe Affaires). La compagnie devient ainsi le premier opérateur d’A380 à réserver un étage entier du super jumbo à une seule classe de service.     

Korean Air sera également la première compagnie au monde à proposer une ‘Vitrine Duty Free’ à bord de l’A380. Ce service unique permettra aux passagers de voir de plus près toute une gamme de produits vendus en duty-free, notamment cosmétiques, parfums, alcool et accessoires, avec l’aide d’un personnel de bord dédié pour les conseiller sur leurs achats. La compagnie a également dévoilé une autre caractéristique unique de son A380, un bar lounge où les passagers vont pouvoir savourer une sélection exclusive de cocktails Korean Air tout en se relaxant pendant le vol.

Après une phase finale de tests à Toulouse, le premier A380 de Korean Air décollera pour atterrir en Corée du sud le 2 Juin prochain. L’appareil sera alors soumis à une nouvelle phase de tests en Corée, en préparation du vol inaugural sur Tokyo-Narita qui aura lieu à la mi-Juin.

Korean Air devient ainsi le 6ème opérateur de l’A380. La compagnie a commandé 10 appareils A380. Les cinq premiers seront livrés d’ici la fin 2011 et les cinq restants d’ici 2014. Dans un premier temps, Korean Air opèrera l’A380 au départ de Séoul sur des destinations asiatiques, puis sur des routes long-courrier vers l’Amérique du nord et l’Europe.

25/05/2011

MISE EN PLACE D’UN PARTENARIAT COMMERCIAL ENTRE SENEGAL AIRLINES ET BRUSSELS AIRLINES

senegal-airlines.jpgDakar, le 25 Mai 2011 - Les compagnies aériennes Senegal Airlines (DN) et Brussels Airlines (SN) annoncent ce jour la mise en place d'un accord commercial visant à développer le trafic aérien entre l'Europe et l’Afrique de l’ouest.

Selon les termes de cet accord, les compagnies s'engagent à coopérer sur la ligne Bruxelles-Dakar, ainsi que sur les destinations desservies au-delà de leurs hubs respectifs, tant sur l'activité passager que sur l'activité cargo, sous la forme d’un interline IATA. Ceci va permettre à Senegal Airlines et à Brussels Airlines de combiner leurs tarifs et de faciliter le voyage des passagers souhaitant combiner les deux compagnies lors d’un même voyage, et ce sur un même billet.

Cet accord renforce davantage l’engagement des deux compagnies aériennes vis-à-vis de leurs passagers et de leurs partenaires de la distribution. Senegal Airlines et Brussels Airlines sont convenues de tout mettre en œuvre pour que les accords techniques permettant la mise en place effective de cette coopération soient conclus d'ici l'été 2011.

24/05/2011

EADS et Airbus s'attendent à un bon cru au Bourget

r.jpgTOULOUSE (Reuters) - Airbus et sa maison-mère EADS se sont montrés optimistes mardi sur l'obtention de solides commandes au salon du Bourget en juin, dans un marché "actif" sur fond de reprise du secteur aéronautique.

Le premier avionneur mondial devant Boeing, qui s'attend pour 2011 à 520-530 livraisons et à un nombre de commandes brutes supérieur à cette fourchette, a récemment décidé d'augmenter la cadence de production de ses monocouloirs A320, son avion le plus vendu.

"Cela devrait être un bon salon. Le marché est très actif", a déclaré à la presse Louis Gallois, président exécutif d'EADS, interrogé sur les perspectives de commandes au salon aéronautique du Bourget.

Tom Enders, président exécutif d'Airbus, a dit de son côté que le groupe s'attendait à un peu plus de commandes au Bourget qu'au salon de Farnborough en juillet 2010, qui avait marqué la fin de la récession.

A l'issue d'un salon britannique particulièrement faste, Airbus avait engrangé 130 commandes nettes et 122 protocoles d'accord pour un montant total de plus de 28 milliards de dollars.

Les deux hommes s'exprimaient en marge de la cérémonie de livraison à Korean Air de son premier A380. La compagnie sud-coréenne est la sixième à prendre livraison du très gros porteur d'Airbus, dont elle a commandé dix exemplaires.

A la fin avril, Airbus a livré cinq A380, selon les dernières données publiées par l'avionneur, qui s'attend à en livrer environ 25 cette année.

John Leahy, directeur commercial d'Airbus, a également dit à Reuters que le constructeur était bien parti pour atteindre son objectif visant à dépasser le seuil des 500 engagements de commandes de l'A320Neo, la nouvelle version remotorisée du moyen-courrier, d'ici le Salon du Bourget qui se tiendra du 20 au 26 juin.

"Boeing n'aura d'autre choix que de réagir au programme Neo", a souligné de son côté Louis Gallois. "Nous ne regrettons pas notre choix, Airbus a fait ce qu'il fallait".

LEÇONS DU VOLCAN

Louis Gallois a également estimé que le secteur aérien avait tiré les leçons du nuage de cendres d'un volcan islandais qui avait paralysé le ciel européen en 2010, après l'entrée en éruption d'un autre volcan islandais samedi dernier.

L'éruption du volcan Grimsvötn, le plus actif d'Islande, qui a fortement baissé d'intensité mardi, a fait craindre une répétition des graves perturbations du trafic aérien provoquées l'an dernier par l'éruption de l'Eyjafjöll.

Des enseignements ont pu être tirés de l'épisode de l'an dernier, a dit à Reuters Mary Ellen Jones, présidente d'Engine Alliance, coentreprise entre General Electric et Pratt and Whitney, dont le moteur GP7200 équipe l'A380 de Korean Air.

"C'est un phénomène relativement nouveau et nous allons continuer à l'étudier", a-t-elle dit. "Mais nous faisons des progrès et je pense que le secteur fait ce qu'il faut".

La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré mardi à l'assemblée nationale que le nuage de cendres ne devrait pas toucher le pays d'ici vendredi et que le gouvernement n'anticipait pas de fermeture de l'espace aérien français.

Avec Cyril Altmeyer, édité par Danielle Rouquié

L'accident du Rio-Paris serait dû à des erreurs de pilotage

r.jpgWASHINGTON (Reuters) - Les premiers résultats de l'examen des boîtes noires de l'A330 montrent que l'accident du vol Rio-Paris en 2009 est dû à un mauvais suivi des procédures habituelles, rapporte le Wall Street Journal qui cite des sources proches du dossier.

Les pilotes ont été distraits par des indicateurs de vitesse défaillants et n'ont pas réagi correctement face à d'autres systèmes automatiques cruciaux, précise le quotidien économique.

L'équipage d'Air France n'a pas suivi les procédures habituelles et n'est pas parvenu à maintenir la stabilité de l'avant de l'appareil lorsque l'avion est entré dans une zone de turbulences et a été confronté à un gel inhabituel.

Les pilotes ont été troublés par les alarmes simultanées de plusieurs systèmes automatiques, ajoute le WSJ.

Air France et Airbus n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour commenter ces informations.

Les résultats de l'examen des boîtes noires doivent être dévoilés vendredi.

Air France et Airbus ont été mis en examen en mars pour homicides et blessures involontaires dans l'enquête sur la catastrophe dans laquelle ont péri 228 personnes.

Abhiram Nandakumar, Marine Pennetier pour le service français

23/05/2011

Rio-Paris : le commandant de bord n'était pas dans le cockpit

der_spiegel_0.jpgSelon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, l'enregistrement des conversations de l'équipage montrerait que le commandant de bord n'était pas dans le cockpit de l'Airbus au début de l'incident qui a conduit au crash du vol AF 447 Rio-Paris en 2009.

Selon Der Spiegel le décryptage en cours d'une des deux boites noires de l'appareil (celle qui enregistre les conversations), montrerait que le commandant de bord serait revenu et aurait donné des instructions aux deux copilotes, de l'appareils. Une absence logique, le commandant étant amené à aller dormir pendant ce vol longue distance. Mais cette information n'a pas été confirmée par les enquêteurs français qui n'ont pas encore rendu leur rapport officiel.

Les pilotes d'Air France "rappellent qu'il est tout à fait réglementaire sur un équipage à trois membres que l'un des pilotes aille se reposer. Le document réglementaire «Gen Ops» (généralités opérationnelles) d'Air France prévoit d'ailleurs la possibilité d'un repos du commandant de bord hors du cockpit" souligne Le Figaro.

"Le dernier contact radio de l'AF 447 avec le centre de contrôle brésilien de Recife a eu lieu, la nuit de l'accident, à 1 h 35 (TU). Selon nos informations, le BEA a pu identifier la voix du commandant de bord, Marc Dubois, qui était alors encore dans le cockpit. La catastrophe a débuté 35 minutes plus tard, à 2 h 10. Le pilote d'Air France aurait donc quitté le cockpit au plus mauvais moment." écrit Le Figaro

La peur d'un nuage de cendres plombe le secteur aérien en Bourse

717719_un-nuage-de-cendres-s-eleve-au-dessus-du-volcan-grimsvoetn-en-islande-le-21-mai-2011.jpg(Reuters) - Les transporteurs aériens dévissent nettement lundi matin en Bourse, pénalisés par la crainte qu'un nouveau nuage de cendres volcaniques ne provoque des perturbations semblables à celles de l'an dernier.

Le principal aéroport d'Islande devrait rester fermé lundi pour la deuxième journée consécutive en raison de l'éruption d'un des volcans les plus actifs de l'île, dont le panache de cendres pourrait atteindre l'Europe en milieu de semaine.

Les experts estiment toutefois qu'il y a peu de risque que l'éruption du Grimsvotn, situé dans le sud-est du pays, provoque une paralysie totale du transport aérien en Europe, comme ce fut le cas l'année dernière après celle de l'Eyjafjöll.

L'indice sectoriel Stoxx Europe 600 des voyages et des loisirs abandonnait 1,85% vers 08h15 GMT, tandis qu'Air France-KLM, Lufthansa, SAS et International Airlines Group (IAG) cédaient entre 3,43% et 4%.

La compagnie à bas coûts Ryanair perdait de son côté 4,74% après avoir dit tabler sur une absence de croissance de ses résultats sur l'exercice commencé le 1er avril.

Sa concurrente EasyJet chutait de 4,91%, les compagnies à bas coûts étant plus vulnérables à une paralysie du ciel européen en raison de leur dépendance aux vols court et moyen courrier.

L'an dernier, les avions avaient été cloués au sol pendant six jours en raison d'un nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande, coûtant 1,7 milliard de dollars (1,21 milliard d'euros) au secteur aérien.

Tim Hepher, Jean Décotte pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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