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23/02/2010

Le trafic aérien perturbé par une grève des contrôleurs.

r.jpgPARIS (Reuters) - Le trafic aérien français restera perturbé mercredi, au deuxième jour d'un mouvement de grève de quatre jours des aiguilleurs du ciel, apprend-on auprès de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Comme pour mardi, la DGAC a recommandé aux compagnies d'annuler un vol sur deux à Paris-Orly, et un sur quatre à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Le trafic devrait aussi rester perturbé en province, comme à Lyon-Saint Exupéry, où 43 vols ont été annulés mardi sur les 345 programmés pour la journée.

A Lyon, les annulations concernaient essentiellement les vols Air France. Quatre vols à destination d'Amsterdam et de Manchester étaient concernés.

Les aéroports de Pau, Grenoble et La Rochelle, entre autres, sont restés fermés.

Le mouvement doit se prolonger jusqu'à samedi matin.

Au plan national, Air France prévoit d'assurer 100% de ses vols long-courriers sur les quatre jours de grève.

Pour la journée de mercredi, 75% de ses vols court et moyen-courriers devraient être assurés à Paris-Charles de Gaulle et 50% de ses vols court et moyen-courriers à Paris-Orly.

Selon le service de presse de la DGAC, 680 agents étaient en grève mardi à la mi-journée, soit 6,38% des effectifs.

Lors d'une précédente journée d'action le 13 janvier, le nombre de grévistes était de 1.074, soit 10,8% du total.

"Le mouvement d'aujourd'hui est donc moins suivi", a constaté un porte-parole.

Cinq syndicats d'aiguilleurs du ciel ont appelé à ce mouvement en pleines vacances scolaires pour une partie de la France, notamment Paris, face à la perspective d'une réorganisation du contrôle aérien au plan européen.

Le Functional airspace block europe central (FABEC), signé en novembre 2008, associe six pays européens (Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Suisse) qui souhaitent moderniser la gestion du trafic aérien en termes de sécurité, de capacité, d'efficacité et de défis économiques.

L'intersyndicale (CGC, CGT, FO SNNA, FO, Unsa) craint que ce projet conduise au démantèlement de la Direction générale de DGAC et menace l'emploi et le statut de ses 12.000 agents.

Elle dénonce parallèlement la forte réduction des effectifs prévue pour 2010 et 2011 par le gouvernement dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Elizabeth Pineau, avec Catherine Lagrange à Lyon, édité par Yves Clarisse

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