31/01/2010
Concorde, un beau rêve trop coûteux.
Le crash de Gonesse a signé la mort économique du Concorde. Mais dès ses débuts, l’avion de légende a pâti de ses coûts d’exploitation faramineux.Tout d’abord, le manque de destinations a été un vrai problème pour les compagnies aériennes. Au moment du lancement en 1976, le survol du territoire américain était interdit au Concorde. Il fallut donc se rabattre sur des lignes à moindre valeur ajoutée, telles que Barheïn, Rio de Janeiro ou encore Caracas. Des lignes tellement peu rentables qu’elles seront finalement abandonnées à l’ouverture de la liaison Paris-New York.
Mais l’appareil souffrait aussi de défauts internes qui rendaient son exploitation coûteuse. Car s’il permettait à ses passagers de relier leur destination en un temps record, le vol supersonique se faisait au prix d’une consommation de kérosène bien plus importante (le double d’un Boeing 747) et d’une autonomie réduite.
D’autant que le Concorde ne pouvait transporter que 100 passagers (contre jusqu’à 400 sièges pour un 747). Les compagnies aériennes devaient donc pratiquer des tarifs très élevés pour rentrer dans leurs frais.
Les coûts explosent après l’accident de Gonesse
Déjà peu rentables avant le drame de Gonesse, les coûts d’exploitation ont explosé par la suite. Car pour obtenir les autorisations nécessaires à la réouverture de la liaison Paris-New York, de nombreuses opérations de mise à niveau étaient imposées par les bureaux techniques, ainsi que des maintenances beaucoup plus fréquentes.
Parallèlement, l’avion a dû faire face à la hausse du prix du pétrole. Légèrement au-dessous de 20 dollars pendant les années 1990, celui-ci connaît une brusque augmentation au début des années 2000, et atteint une moyenne d’environ 27 dollars. La grosse consommation de carburant du Concorde pousse les rares compagnies à l’exploiter à se rabattre vers des modèles moins gourmands.
Au total, son exploitation entraîne chaque année entre 2000 et 2003 des pertes comprises entre 30 millions et 50 millions d’euros pour Air France. Le 10 avril 2003, Air France et British Airways, les deux dernières compagnies à exploiter le supersonique, annoncent l’arrêt définitif du Concorde. Le bel oiseau blanc a vécu.
Source: www.francesoir.fr
13:11 Publié dans Accidents, crash, incidents., Aéronautique, Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







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