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14/04/2010

ILFC cède 53 avions à Macquarie pour 2 milliards de dollars.

ofrbs-aerien-aig-macquarie-20100414_large.jpgSYDNEY (Reuters) - ILFC, filiale de location d'avions de l'assureur AIG, annonce la vente de 53 appareils à l'australien Macquarie pour deux milliards de dollars (1,46 milliard d'euros).

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31/01/2010

Concorde, un beau rêve trop coûteux.

concorde.jpgLe crash de Gonesse a signé la mort économique du Concorde. Mais dès ses débuts, l’avion de légende a pâti de ses coûts d’exploitation faramineux.

Tout d’abord, le manque de destinations a été un vrai problème pour les compagnies aériennes. Au moment du lancement en 1976, le survol du territoire américain était interdit au Concorde. Il fallut donc se rabattre sur des lignes à moindre valeur ajoutée, telles que Barheïn, Rio de Janeiro ou encore Caracas. Des lignes tellement peu rentables qu’elles seront finalement abandonnées à l’ouverture de la liaison Paris-New York.

Mais l’appareil souffrait aussi de défauts internes qui rendaient son exploitation coûteuse. Car s’il permettait à ses passagers de relier leur destination en un temps record, le vol supersonique se faisait au prix d’une consommation de kérosène bien plus importante (le double d’un Boeing 747) et d’une autonomie réduite.

D’autant que le Concorde ne pouvait transporter que 100 passagers (contre jusqu’à 400 sièges pour un 747). Les compagnies aériennes devaient donc pratiquer des tarifs très élevés pour rentrer dans leurs frais.

Les coûts explosent après l’accident de Gonesse

Déjà peu rentables avant le drame de Gonesse, les coûts d’exploitation ont explosé par la suite. Car pour obtenir les autorisations nécessaires à la réouverture de la liaison Paris-New York, de nombreuses opérations de mise à niveau étaient imposées par les bureaux techniques, ainsi que des maintenances beaucoup plus fréquentes.

Parallèlement, l’avion a dû faire face à la hausse du prix du pétrole. Légèrement au-dessous de 20 dollars pendant les années 1990, celui-ci connaît une brusque augmentation au début des années 2000, et atteint une moyenne d’environ 27 dollars. La grosse consommation de carburant du Concorde pousse les rares compagnies à l’exploiter à se rabattre vers des modèles moins gourmands.

Au total, son exploitation entraîne chaque année entre 2000 et 2003 des pertes comprises entre 30 millions et 50 millions d’euros pour Air France. Le 10 avril 2003, Air France et British Airways, les deux dernières compagnies à exploiter le supersonique, annoncent l’arrêt définitif du Concorde. Le bel oiseau blanc a vécu.

Source: www.francesoir.fr

29/12/2009

Pékin voudrait voir voler son premier avion civil avant 2014

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La Chine veut procéder d'ici 2014 au premier vol d'essai d'un avion civil développé sur son sol et prévoit de livrer en 2016 les premiers exemplaires de cet appareil, écrit le quotidien China Business News, en citant des dirigeants du constructeur COMAC.

Commercial Aircraft Corporation of China a lancé lundi la construction d'une usine d'assemblage près de Shanghaï.

Le site devrait, selon le groupe, pouvoir produire chaque année 20 exemplaires d'un appareil de grande capacité, identifié pour l'instant par le code C919, et 50 avions de transport régional ARJ21, précise le journal.

Pékin affiche sa volonté de développer la construction d'avions capables de transporter plus de 150 passagers ou plus de 100 tonnes de fret pour rivaliser avec Boeing et Airbus, les deux principaux constructeurs aéronautiques du monde.

Une fois livré le premier exemplaire du C919, la Chine commencera à travailler sur des appareils de 250 places, ont déclaré les dirigeants de COMAC cités par le quotidien.

La Chine n'a pas encore annoncé avoir enregistré des commandes pour le C919 mais l'ARJ21 a déjà été commandé à 208 exemplaires.

Le groupe français Safran et l'américain General Electric ont été sélectionnés la semaine dernière pour construire le moteur du futur C919.

Fang Yan et Edmund Klamann, version française Marc Angrand

Source : Le Point.fr

26/11/2009

Faillites des compagnies : Le Parlement européen veut des passagers protégés.

AFP_081125bangkok-passagers-aeroport_8.jpgLe parlement européen a voté une résolution encourageant la Commission européenne à proposer rapidement un règlement visant à protéger les passagers en cas de faillite de compagnies.

A ce rythme la, la mise en place en Europe d’un système de protection des passagers en cas de faillites des compagnies aériennes risque de devenir une réalité. Hier, mercredi 25 novembre, le Parlement européen a adopté une résolution qui reconnaît l’importance du problème des faillites de compagnies aériennes et a appelé la Commission européenne à plancher sur une proposition législative. Il va sans dire que du côté de l’Ectaa, l’association qui représente les agents de voyages au niveau européen, on se félicite de cette résolution. Il faut dire que l’Ectaa a fait de cette histoire de faillites de compagnies aériennes l’un de ses principaux chevaux de batailles. Et l’association de s’insurger contre le règne du deux poids deux mesure en expliquant qu' "il existe d’importantes variations en matière de protection : alors que les agents de voyages doivent présenter des garanties financières pour être accrédités par IATA, il n’existe pas de protection similaire contre la faillite d’une compagnie aérienne pour les passagers en vol sec". Vu la conjoncture, il y a de quoi être inquiet.

www.quotidiendutourisme.com

Faudrait-il scalper la planète pour voler au biokérosène ?

klm_biofuel.jpgSi vous avez lu la presse de ces derniers jours, vous avez peut-être été surpris d'apprendre qu'un Boeing 747 de ligne de la KLM avait volé une heure et demie dans le ciel néerlandais avec l'un de ses réacteurs alimenté à 50% par du biokérosène, les trois autres réacteurs fonctionnant au kérosène traditionnel.

Depuis le temps qu'on se hasardait à parler de « vol propre »…, en même temps d'ailleurs que l'on se mettait d'accord pour ôter de notre imaginaire le lien entre l'avion et le voyage, afin de condamner, à plus ou moins brève échéance, l'utilisation banale et ordinaire du transport aérien, le réservant aux usages exceptionnels et autres urgences.

Dans la grande majorité des discours écoresponsables, les agrocarburants sont dénoncés comme destructeurs de la biodiversité et menaçant à terme le solde des terres fertiles. Du Brésil à l'Indonésie, en passant par le Kenya et le Libéria, on déboise et on défriche déjà à vitesse grand V pour faire rouler les bagnoles, notamment aux agrocarburants mélangés aux produits pétroliers classiques. L'usage a vite pris le pas sur la rhétorique, au grand dam des déclarations annonçant la sixième extinction massive d'espèces, dénonçant un milliard d'affamés et prévoyant des hordes de réfugiés de l'environnement, gens sans terre suite à l'érosion ou à la spoliation par l'agrobusiness. Le 26 octobre 2007 à la tribune de l'ONU, le rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, Jean Ziegler, n'a-t-il pas qualifié le recours aux biocarburants de « crime contre l'humanité » (« qui est commis lorsque l'on convertit un sol productif pour l'alimentation en terre à produire du biocarburant »). Il s'agit donc de nécrocarburants, le préfixe « bio » visant en l'occurrence à la supercherie, et à l'imposture pour l'expression « biocarburant soutenable », sauf s'il s'agit de seconde génération au sens vrai, ou de troisième !

Certains experts du monde agricole et scientifique estiment effectivement que la première génération d'agrocarburants repose sur l'utilisation des organes de réserve stockant le sucre, l'amidon ou l'huile des cultures : graines de céréales ou d'oléagineux (tournesol, colza, jatropha), racines de la betterave et fruits du palmier à huile. La production de biocarburants se fait donc au détriment de la production alimentaire dont elle est concurrentielle.

La filière de ces mêmes agrocarburants n'est pas durable puisqu'elle épuise les sols, pollue des eaux, saccage la biodiversité et de nouveaux milieux naturels. Rien que la plantation de palmiers à huile est responsable de 90% de la déforestation en Malaisie. 4 millions d'hectares de forêts ont ainsi été détruites à Sumatra et Bornéo, 6 millions en Malaisie et 16,5 millions en Indonésie sont voués à l'éradication.

La destruction des forêts corrélative au développement brutal et exponentiel des cultures de palmier à huile en Malaisie et en Indonésie constitue une menace majeure pour l'ensemble de la biocénose de ces régions, et principalement pour l'orang-outan, notre proche cousin au bord de l'extinction.

La nouvelle promotion des agrocarburants porte déjà la responsabilité de la déforestation galopante du Brésil (monocultures de canne à sucre en Amazonie), du Mexique, de l'Argentine, de la Colombie, de l'Indonésie, de la Malaisie, du Kenya, du Congo, du Nigéria, du Libéria, etc., pour ne parler que des pays portant les stigmates de méga dégâts.

Arguer de réduction d'émissions de CO2 pour justifier les agrocarburants frise le cynisme quand on sait que la déforestation est une des principales cause des émissions de gaz à effet de serre (25%), bien supérieure à celle des transports (14%).

En application à l'aviation, les biocarburants sont développés pour se substituer, au moins partiellement, au kérosène. Il est dit que le principal atout de cet agrokérosène est d'émettre 75% de gaz carbonique en moins que le kérosène traditionnel.

Depuis le tout premier essai qui date tout de même de 1984, c'est en décembre 2008 qu'eut lieu le premier vol sérieux d'un Boeing 747-400 d'Air New Zealand dont un réacteur était alimenté pour moitié d'agrokérosène issu de jatropha, biocarburant dit de seconde génération, qualification absolument fausse.

Quelques autres ont suivi sur Boeing 737-800 de Continental Airlines et de Japan Airlines, toujours sur le même principe d'utilisation partielle à base d'huile de jatropha, parfois (symboliquement) adjointe d'huile d'algues (sans doute pour faire plus bio qu'agro…).

Il y a quelques jours, c'est cette fois un avion de ligne avec passagers de la KLM qui a volé en partie au biokérosène (= agrokérosène = nécrokérosène), avec cette particularité qu'il y avait à bord le directeur du WWF Pays-Bas, lequel aurait déclaré : « Le biokérosène permettait de réduire de 60 à 80% les émissions de CO2. C'est un grand pas mais nous devons fixer des objectifs précis en matière d'utilisation de ces biocarburants lors de vols commerciaux » (Source : Euronews, 24 novembre 2009).

Alors, on ne comprend plus, on ne sait plus, c'est tout et l'inverse de tout, et l'on compte sur la stratégie d'influence des maîtres du post-capitalisme déjà engagé pour nous expliquer, voire nous convaincre du très absurde compromis qu'il conviendrait de liquider la biosphère pour sauver l'atmosphère.

Ce qui est vraisemblablement sujet d'intérêt prééminent pour les compagnies aériennes, ce n'est ni de lutter contre le réchauffement, encore moins de respecter l'alimentation des pays du Sud, ou leur forêt et leur faune, mais l'opportunité économique : le kérosène actuel représente la première charge d'une compagnie aérienne, et le biokérosène est considérablement moins onéreux. Le prochain sommet de l'IATA (Association internationale du transport aérien) a déjà comme priorité d'obtenir la certification de ces nouveaux biocarburants à l'usage de l'aviation !

Voler pour les plus riches, ou manger pour les autres, il faudra choisir.

Comme la fin justifie les moyens, la fin climatique devrait-elle justifier les moyens terrestres ?

www.notre-planete.info

16/11/2009

Accord visant à libéraliser le transport aérien mondial.

r.jpgGENEVE (Reuters) - L'Union européenne, les Etats-Unis et six autres pays ont signé lundi un accord de libéralisation du transport aérien qui pourrait ouvrir la voie à des fusions et à une consolidation de ce secteur durement éprouvé par la crise.

L'Association internationale du transport aérien (IATA), un organisme international qui milite depuis longtemps pour une libéralisation du secteur, a précisé que cet accord non-contraignant avait été signé à l'occasion d'une réunion à Montebello au Canada.

"Il s'agit d'un progrès historique qui va contribuer à la fondation d'une industrie mondiale de l'aviation financièrement viable", a déclaré le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani, lors d'une téléconférence au Canada juste avant la signature de l'accord.

"Un accord ne va pas changer la face du monde. Mais c'est un signal fort pour dire que le futur de cette industrie ne pourra se réaliser que dans un environnement beaucoup plus libéral", a-t-il ajouté.

Cette déclaration commune pourrait ouvrir la voie à de nouveaux accords dans la lignée du projet de fusion entre British Airways et l'espagnole Iberia annoncé la semaine dernière.

Les autres pays signataires de la déclaration de principe, baptisée "Agenda pour la liberté", sont le Chili, la Malaisie, le Panama, Singapour, la Suisse et les Emirats arabes unis.

Giovanni Bisignani a souligné qu'avec les Vingt-Sept et les Etats-Unis, 60% de l'aviation mondiale était désormais en accord sur une série de principes fondamentaux : liberté d'accès aux marchés des capitaux, liberté d'entreprise et liberté de fixation des prix des services.

La plupart des gouvernements appliquent aujourd'hui des règles vieilles de 65 ans basées le plus souvent sur des accords bilatéraux et qui empêchent les fusions internationales.

Les seules exceptions sont la conséquence du marché unique européen qui a notamment permis le projet de fusion entre BA et Iberia.

Giovanni Bisignani espère que la déclaration commune sera signée prochainement par d'autres pays comme l'Australie, l'Inde, le Maroc et la Nouvelle-Zélande.

Version française Gwénaelle Barzic

12/11/2009

Vol de démonstration de l’A380 à La Réunion.

72575-7218.jpg72575-9784.jpgUn Airbus A380 a effectué mercredi un vol de démonstration et une escale à La Réunion où la compagnie régionale Air Austral a passé commande de deux appareils de 853 sièges chacun

Ces A380 seront les premiers à être livrés en version charter.

L’airbus A 380 atterrit à l’aéroport de Roland-Garros © AFP Le premier vol du plus gros avion de transport du monde a suscité la curiosité de nombreux Réunionnais. L’avion a fait un tour de l’île, au lever du jour, à basse altitude avant d’atterrir sans difficulté sur la piste unique de l’aéroport Roland-Garros où des centaines de badauds l’attendaient.

Le prix du billet réduit de 30%
"C’est un moment extrêmement fort et émouvant", a dit Gérard Ethève, président de la compagnie réunionnaise Air Austral qui a passé commande, l’an dernier, de deux A380, livrables en janvier 2014. Air Austral est la première compagnie au monde à avoir choisi la version charter de l’A380, capable de transporter 853 passagers sur ses deux ponts. Un responsable d’Airbus a salué "la vision et le courage" de la compagnie réunionnaise, soulignant que son choix de la classe unique "sera un exemple pour beaucoup de compagnies".

Le président de la Région, Paul Vergès (PCR), président du conseil de surveillance d’Air Austral, a qualifié d’"intérêt général" la commande de deux A380, à la fois comme "solution à la continuité territoriale et pour faire baisser les tarifs aériens". Air Austral espère faire diminuer de 30% le prix du billet Réunion-métropole avec l’A380. Actuellement, le prix moyen sur cette ligne se situe entre 600 et 1.000 euros, selon les périodes de l’année.

L’A380 s’envolera vendredi pour l’île Maurice, puis le salon aéronautique de Dubaï et le Kenya (pour des tests d’atterrissage automatique) avant son retour à Toulouse. L’appareil, déjà utilisé pour la formation des clients, est équipé d’installation d’essais en vol mais la cabine n’est pas aménagée.
Créé en 1990, la compagnie réunionnaise Air Austral dessert une douzaine de destinations dans l’océan indien (Maurice, Mayotte, Comores, Afrique du Sud) le Pacifique (Australie, Nouvelle-Calédonie) et la métropole (Paris, Toulouse, Lyon). Elle possède dix appareils, dont la moitié constituée de Boeing 777-200.

Par Rfo.fr (avec AFP)

05/11/2009

La compagnie aérienne SAS surprend avec un bénéfice inattendu.

r.jpgSTOCKHOLM (Reuters) - SAS fait état d'un bénéfice inattendu au titre de son troisième trimestre et s'apprête à dévoiler les résultats du dernier cycle de négociations ouvertes avec les syndicats de salariés sur les réductions de coûts.

Le bénéfice imposable est ressorti à 114 millions de couronnes suédoises (11 millions d'euros) alors que les analystes prédisaient une perte de 403 millions.

Un an auparavant, SAS avait dégagé un bénéfice de 101 millions de couronnes.

"Le coefficient d'occupation s'est amélioré grâce à des mesures de réduction de capacités", explique le directeur général Mats Jansson dans un communiqué.

La compagnie aérienne, détenue pour moitié par la Suède, la Norvège et le Danemark a lancé cette année un plan de réduction de coûts visant à réduire ces derniers de 4,5 milliards de couronnes.

Erica Billingham, version française Nicolas Delame

03/11/2009

Air New Zealand va remplacer des Boeing par des Airbus A320.

2807564166_d393c20b7e.jpgWELLINGTON (Reuters) - La compagnie nationale néo-zélandaise Air New Zealand a annoncé qu'elle allait acheter 14 avions Airbus pour un coût d'environ un milliard de dollars afin de remplacer sa flotte domestique de Boeing.

Le transporteur a précisé qu'il comptait acheter 14 Airbus A320 pour remplacer sa flotte actuelle de 15 Boeing 737-300.

Les premiers appareils seront livrés en janvier 2011 et les livraisons s'étaleront jusqu'en 2016.

Bureau de Wellington, version française Gwénaelle Barzic

29/10/2009

Japan Airlines va demander un renflouement à l'Etat.

r.jpgTOKYO (Reuters) - La compagnie aérienne déficitaire Japan Airlines annonce qu'elle compte demander le soutien d'un fonds d'Etat pour se refinancer.

Alors que le gouvernement nippon tente de mettre sur pied un plan de sauvetage, le premier transporteur aérien asiatique en terme de chiffre d'affaires s'achemine vers sa quatrième perte annuelle en cinq ans, plombé par dix milliards d'euros de dette et de coûts divers hérités de son passé.

JAL a dit avoir entamé des discussions préliminaires avec l'Enterprise Turnaround Initiative Corporation of Japan (ETIC), une entité créée ce mois-ci par Tokyo pour investir dans des entreprises viables mais en difficulté et racheter leurs dettes.

"JAL aura besoin de beaucoup d'argent, beaucoup d'argent public, avec à la fois des fonds propres et des prêts", a déclaré Shinjiro Takagi, qui dirige un groupe de travail au ministère des Transports chargé de sauver la compagnie.

L'ETIC, qui peut mobiliser jusqu'à 1.600 milliards de yens (12 milliards d'euros) de financements garantis par l'Etat, décidera d'apporter ou non son soutien à JAL après avoir étudié ses actifs et son plan de restructuration - un processus qui pourrait durer plusieurs mois.

"On s'attend à ce que le gouvernement accepte la demande d'aide de JAL, car la compagnie est un cas particulier étant donné le poids de la régulation du secteur par le ministère des Transports et la structure oligopolistique du marché", juge Junko Nishioka, de RSB Securities.

Le ministre des Transports a confirmé que le renflouement de la compagnie était dans les priorités du gouvernement.

"Les activités de JAL couvrent près de la moitié du ciel nippon et, étant donné son réseau international et la manière dont elle met en relation les économies régionales, son redressement est très important pour l'économie du Japon comme pour notre politique", a-t-il déclaré devant le parlement.

L'action JAL a fini en nette hausse de 2,7% jeudi à Tokyo, surperformant l'indice Nikkei qui cédait dans le même temps 1,83%.

Nobuhiro Kubo et Mariko Katsumura, version française Jean Décotte

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