04/07/2009
British Airways rééchelonne la livraison de ses A380.
LONDRES (Reuters) - Face à un marché jugé toujours "très difficile", British Airways a décidé de réduire ses investissements cette année et de rééchelonner ses commandes d'Airbus.
Le calendrier de livraison des six premiers Airbus A380 a ainsi été prolongé d'en moyenne cinq mois, la réception du premier d'entre eux étant toujours prévue pour 2012.
Les six autres très gros porteurs commandés par la compagnie britannique à l'avionneur européen filiale d'EADS seront livrés à une date repoussée en moyenne de deux ans, ajoute British Airways.
Le volume des investissements prévus pour l'exercice 2009-2010 par la compagnie a été ramené de 725 millions de livres à 580 millions (de 845 millions à 676 millions d'euros).
La compagnie aérienne britannique a subi en juin une baisse de 3,8%, en rythme annuel, du nombre de passagers transportés. Concernant la seule classe affaires, la baisse de la fréquentation atteint 15%.
Le taux d'occupation des avions de British Airways a reculé en juin de 1,8 point, à 79,6%, et le trafic de ses avions cargos a baissé de 10%.
Outre la réduction des investissements et les décalages de livraisons, la compagnie a décidé d'immobiliser à partir de l'été 2010 ses trois Boeing 757 restant ainsi que trois Boeing 747-400 à l'hiver 2010.
A la Bourse de Londres, le cours de l'action British Airways gagnait 5,88% après ces annonces à 126 pence vers 14h50 GMT.
John Bowker, version française Gregory Schwartz
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Vol AF 447: controverse sur des défaillances ayant retardé les recherches.
Une controverse a opposé vendredi le Brésil aux enquêteurs français et au centre de contrôle de Dakar à propos d'une communication défaillante, qui a retardé les recherches, concernant le vol AF 447 d'Air France Rio-Paris s'étant abîmé dans l'Atlantique début juin.
Et des questions restent pour l'heure sans réponse: le retard d'environ six heures dans le début des recherches, consécutif à ces défaillances, a-t-il amoindri les chances de trouver d'éventuels rescapés ? Ou la violence du choc a-t-elle entraîné immédiatement la mort des tous les passagers ?
L'armée de l'air brésilienne a assuré jeudi qu'elle avait passé au contrôle aérien du Sénégal le vol AF 447, contrairement aux affirmations des enquêteurs français.
L'autorité aéronautique brésilienne a appelé l'autorité sénégalaise de contrôle aérien en "l'informant de l'horaire auquel l'avion devait entrer dans l'espace aérien de Dakar", a déclaré un porte-parole de l'armée de l'air brésilienne.
"Et l'autorité de Dakar a confirmé avoir reçu cette information", a assuré le lieutenant-colonel Henry Munhoz.
Mais un peu plus tôt dans la journée, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) chargé de l'enquête technique en France sur l'accident de l'Airbus A330, qui a fait 228 morts, avait affirmé qu'il y avait eu une défaillance de communication entre les centres de contrôle aérien.
"Il n'y a pas eu de transfert du vol entre les centres de contrôle brésilien et sénégalais" alors que l'avion se trouvait au-dessus de l'Atlantique, avait déclaré à Paris Alain Bouillard, responsable de l'enquête BEA.
Vendredi, la polémique a rebondi à Dakar. Le Brésil "n'a pas procédé au transfert au centre de contrôle de Dakar" du vol AF 447, contrairement à ce qu'affirme l'armée brésilienne, a affirmé l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna).
"Comme indiqué dans les conclusions du BEA, le vol AF 447 n'a jamais été transféré au centre de contrôle de Dakar", indique un communiqué de l'Asecna, transmis à l'AFP. L'Asecna gère notamment l'espace aérien du Sénégal.
"Il incombait au contrôleur du centre d'Atlantico (Brésil, NDLR) d'appeler son homologue du centre de Dakar pour confirmer l'arrivée de l'avion à la limite de son espace pour que celui-ci le prenne en charge", selon le texte.
"Cette formalité n'a pas été effectuée. L'avion non plus n'est jamais entré en contact avec le centre de Dakar pour signaler sa présence", poursuit le texte. De plus, "le plan de vol de l'AF 447 d'Air France Rio-Paris n'a pas été transmis au centre de contrôle de Dakar", selon l'Asecna.
Le porte-parole de l'armée de l'air du Brésil avait aussi affirmé qu'"il existe un accord opérationnel" entre le Brésil et le Sénégal prévoyant que "si Dakar ne prévient pas que l'avion n'est pas entré (dans son espace aérien), on estime que l'avion y est entré".
Mais, pour l'Asecna, ces affirmations sont "dénuées de tout fondement". "Il n'existe aucune disposition de cette nature dans l'accord entre les centres de contrôle d'Atlantico et de Dakar", a répondu l'agence.
Basée à Dakar et fondée en 1959, l'Asecna regroupe 17 pays africains et la France. Elle est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de kilomètres carrés en Afrique de l'ouest et centrale ainsi qu'à Madagascar.
Cette controverse sur une communication défaillante s'ajoute aux critiques du BEA sur les autopsies.
Les enquêteurs français ont une nouvelle fois déploré jeudi ne pas disposer du résultat des autopsies pratiquées au Brésil sur les corps retrouvés (51 au total) et auxquelles sont associés des gendarmes français.
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Crash Yemenia: l'épave introuvable, deuil national de 30 jours aux Comores.
Les équipes de recherches comorienne, française et américaine continuaient vendredi de chercher des débris de l'Airbus de Yemenia au large des côtes comoriennes, alors que le président de l'Union des Comores a décrété une période de 30 jours de deuil national.
La localisation de l'épave de l'A310 de la compagnie nationale yéménite était toujours incertaine, les sauveteurs évoquant cependant une "possible zone" caractérisée par une concentration de requins et une forte odeur de kérosène.
"Nos plongeurs ont pu identifier un lieu à cause de signes de kérosène mélangé à de l'eau de mer dans la région entre Mitsamiouli et Djomani", deux localités côtières situées au nord de Moroni, a déclaré à la presse Ali Djambae, commandant de la gendarmerie nationale comorienne et coordinateur des opérations de secours. "Il y a aussi beaucoup de requins qui circulent dans cette zone en haute mer", a-t-il précisé.
Les opérations de secours (avec la participation de la France, des Etats-Unis et du Yémen) ont été basées au "pôle Galawa", dans le village de Mitsamiouli, sur la côte nord de l'île de Grande-Comore. Une vingtaine de tentes, plantées au milieu de palmiers et sous un fort soleil, ont été installées sur la plage de Galawa. Quatre patrouilles de zodiacs d'environ trois heures sont organisées chaque jour à environ 20 km de la côte.
L'Airbus A310 de Yemenia s'est abîmé en mer mardi avant l'aube près des côtes comoriennes avec à bord 153 passagers et membres d'équipage. Seule une passagère de 12 ans, Bahia Bakari, a été retrouvée vivante et a été transférée à Paris où elle a pu retrouver son père.
Devant l'ampleur de la catastrophe, le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, a décrété un deuil national de 30 jours, demandant aux Comoriens de "prier" pour les disparus. "Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité", a-t-il réclamé.
A l'adresse des familles des victimes qui demandent des explications sur les raisons de l'accident, le président a estimé: "nous avons le droit de savoir ce qui s'est passé mais nous devons avoir à l'esprit que la volonté de Dieu s'accomplit toujours".
Le secrétaire d'Etat Français aux Transports, Dominique Bussereau, ainsi que de nombreux usagers de la compagnie ont à plusieurs reprises mis en doute le respect strict des règles de sécurité par la compagnie. M. Bussereau pointait du doigt des "anomalies inquiétantes" observées sur l'appareil, notamment lors d'un contrôle en 2007. "Cette compagnie est sous étroite surveillance. Si elle ne veut pas aller sur la liste noire (des compagnies interdites de voler dans l'Union européenne ndlr) elle aura de gros efforts, de très gros efforts à accomplir", a-t-il déclaré sur la radio RTL.
Les dirigeants de la compagnie yéménite devaient rencontrer dans la matinée le directeur de cabinet de M. Bussereau ainsi que le patron de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), Patrick Gandil.
Yemenia a par ailleurs indiqué jeudi soir qu'elle suspendait "dès à présent" ses vols au départ et à destination de Marseille (sud-est), "pour une durée indéterminée", sous la pression de manifestations de la communauté comorienne locale.
Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu'il recevrait la semaine prochaine les représentants des familles des victimes et que "bien sûr (les familles de victimes) pourront aller sur place. Nous nous organiserons pour que chacun puisse se recueillir".
Par ailleurs, une ambassadrice française, Christine Robichon, a été nommée par le président Nicolas Sarkozy pour le suivi de la catastrophe de l'Airbus A310 de Yemenia, dont les relations avec les familles de victimes, a-t-on appris vendredi au ministère des Affaires étrangères.
"Sur proposition du chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, le président a souhaité la nomination d'un ambassadeur chargé du suivi de la catastrophe" et une "lettre de mission est sur le bureau du Premier ministre" à cet égard, a déclaré à l'AFP Eric Chevallier, porte-parole du Quai d'Orsay.
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03/07/2009
Le Brésil n'aurait pas transféré le vol AF 447 au centre de Dakar.
Le Brésil "n'a pas procédé au transfert au centre de contrôle de Dakar" du vol AF 447, qui s'est abîmé dans l'Atlantique début juin, contrairement à ce qu'affirme l'armée brésilienne, a affirmé vendredi l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna).
"Comme indiqué dans les conclusions du BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses, enquêteurs français), le vol AF 447 n'a jamais été transféré au centre de contrôle de Dakar", indique un communiqué de l'Asecna, transmis à l'AFP. L'Asecna gère notamment l'espace aérien du Sénégal.
"Il incombait au contrôleur du centre d'Atlantico (brésil, NDLR) d'appeler son homologue du centre de Dakar pour confirmer l'arrivée de l'avion à la limite de son espace pour que celui-ci le prenne en charge", selon le texte.
"Cette formalité n'a pas été effectuée. L'avion non plus n'est jamais entré en contact avec le centre de Dakar pour signaler sa présence. En résumé, le centre de contrôle d'Atlantico n'a pas procédé au transfert du vol AF 447 au centre de contrôle de Dakar", poursuit le texte.
De plus, "le plan de vol de l'AF 447 d'Air France Rio-Paris n'a pas été transmis au centre de contrôle de Dakar", selon l'Asecna.
L'armée de l'air brésilienne a assuré jeudi qu'elle avait passé au contrôle aérien du Sénégal le vol AF 447 contrairement aux affirmations des enquêteurs français.
L'autorité aéronautique brésilienne a appelé l'autorité sénégalaise de contrôle aérien en "l'informant de l'horaire auquel l'avion devait entrer dans l'espace aérien de Dakar et l'autorité de Dakar a confirmé avoir reçu cette information", a déclaré un porte-parole de l'armée de l'air brésilienne.
Le lieutenant-colonel Henry Munhoz a aussi affirmé qu'"il existe un accord opérationnel" entre le Brésil et le Sénégal prévoyant que "si Dakar ne prévient pas que l'avion n'est pas entré (dans son espace aérien), on estime que l'avion y est entré".
Mais, pour l'Asecna, ces affirmations sont "dénuées de tout fondement". "Il n'existe aucune disposition de cette nature dans l'accord entre les centres de contrôle d'Atlantico et de Dakar", a conclu l'agence.
Fondée en 1959, l'Asecna regroupe 17 pays africains et la France. Son siège est à Dakar. Elle est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de kilomètres carés en Afrique de l'ouest et centrale ainsi qu'à Madagascar. Elle gère aussi l'approche et l'atterrissage des avions sur les aéroports concernés.
16:08 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des avions indonésiens pourraient être de nouveau autorisés à voler vers l'UE.
Le gouvernement indonésien a indiqué vendredi espérer une prochaine levée partielle de l'interdiction imposée en 2007 par l'Union européenne aux compagnies aériennes du pays de voler vers l'Europe, après un avis favorable donné par des experts européens.
"La commission de la sécurité aérienne de l'UE a indiqué à des responsables indonésiens avoir donné un avis recommandant de lever l'interdiction pour quatre compagnies aériennes indonésiennes", a déclaré un porte-parole du ministère des Transports, Bambang Ervan à l'AFP.
Cet avis, qui fait suite à la visite d'experts en juin en Indonésie, doit désormais être approuvé par les Etats membres pour que l'interdiction soit effectivement levée, a-t-il précisé.
La compagnie nationale Garuda Indonesia, la seule à prévoir d'effectuer des vols vers l'Europe, fait partie des quatre compagnies concernées, avec Mandala Airlines, Airfast Indonesia et Prime Air.
C'est après une série de catastrophes aériennes que l'UE avait placé en juillet 2007 sur sa "liste noire" l'ensemble des 51 compagnies aériennes indonésiennes, leur interdisant ainsi de poser leurs avions dans les 27 pays de l'UE. Bruxelles déconseille également aux ressortissants européens d'utiliser ces compagnies lors de leurs déplacements en Indonésie, un archipel de 17.000 îles où l'avion est un moyen de transports parfois incontournable.
"Nous sommes très satisfaits que ce problème soit en cours de résolution", a indiqué le porte-parole du ministère. "Nous avons fait de notre mieux et nos efforts doivent être poursuivis", a-t-il ajouté.
L'interdiction reposait sur une liste de 121 problèmes de sécurité aérienne (maintenance et inspection des avions, formation du personnel, contrôle aérien...) relevés par l'Organisation internationale de l'Aviation civile.
L'Indonésie et les principales compagnies ont pris des mesures pour résoudre ces problèmes, notamment avec l'adoption en décembre 2008 d'une loi destinée à renforcer la surveillance aérienne et l'inspection des appareils. Jakarta avait ensuite estimé que l'UE n'avait "plus de raisons" de maintenir l'interdiction.
Les compagnies indonésiennes n'ont plus connu de catastrophes majeures depuis 2007 mais plusieurs incidents (sorties de piste...) ont eu lieu ces derniers mois et plusieurs dizaines de militaires ont été tués dans des accidents d'appareils de l'armée.
La liste noire de l'UE contient quelque 200 compagnies aériennes d'une vingtaine de pays, dont les 51 Indonésiennes.
Le problème des normes de sécurité a de nouveau été posé avec l'accident d'un Airbus 310 de la compagnie yéménite Yemenia, qui s'est abîmé en mer près des Comores dans la nuit de lundi à mardi.
15:53 Publié dans Aéronautique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Crash Yemenia: une zone peut-être localisée au large des Comores.
La localisation de l'épave de l'A310 de Yemenia était toujours incertaine vendredi au large des Comores, les sauveteurs évoquant cependant une "possible zone" caractérisée par une concentration de requins et une odeur de kérozène.
"Nos plongeurs ont pu identifier un lieu à cause de signes de kérozène mélangé à de l'eau de mer dans la région entre Mitsamiouli et (le village côtier) de Djomani" (environ 1O km au sud de Mitsamiouli), a déclaré lors d'un point de presse Ali Djambae, commandant de la gendarmerie nationale et coordonnateur des opérations de secours.
"Il y a aussi beaucoup de requins qui circulent dans cette zone en haute mer", a-t-il précisé.
Lors de son dernier briefing, M. Djambae a fait état d'une "portière jaune" repérée vendredi par un avion américain participant aux secours. "Nous avons envoyé nos vedettes pour récupérer la portière et la faire analyser" pour déterminer ou non si ce débris appartient à l'A310, a-t-il précisé. "On attend cette portière dans les heures qui viennent, ça pourrait être l'endroit où l'avion a coulé", a-t-il déclaré.
Les opérations de secours (avec la participation de la France, des Etats-Unis et du Yémen) ont été basées au "pôle Galawa", dans le village de Mitsamiouli, sur la côte nord de l'île de Grande-Comore. Une vingtaine de tentes, plantées au milieu de palmiers et sous un fort soleil, ont été installées sur la plage de Galawa.
En milieu de matinée, une première équipe de quatre zodiacs avec à l'intérieur des secouristes comoriens et internationaux, est rentrée sur la plage, et une autre a alors pris la mer. Quatre patrouilles de zodiac d'environ trois heures sont organisées chaque jour à environ 20 km de la côte.
L'Airbus A310 de Yemenia s'est abîmé en mer mardi avant l'aube près des côtes comoriennes avec à bord 153 passagers et membres d'équipage. Seule une passagère de 12 ans a été retrouvée vivante.
15:39 Publié dans Accidents, crash, incidents. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Livraisons Boeing quasi-stables au 2e trimestre sur un an.
ATLANTA (Reuters) - Boeing annonce avoir livré 125 avions commerciaux au deuxième trimestre, ce qui porte à 246 le nombre de ses livraisons depuis le début de l'année.
Au deuxième trimestre 2008, Boeing avait vendu 126 avions.
En matière de défense, le groupe a procédé à 33 livraisons lors du trimestre, ce qui porte le total depuis le début de l'année à 59.
Les livraisons d'avions commerciaux "n'ont rien de particulier", souligne l'analyste de Jesup & Lamont Securities.
"Là où je pense qu'il n'y a aucune visibilité, et qui est plus inquiétant pour l'action, c'est sur l'état des commandes, c'est-à-dire les livraisons potentielles à partir de 2011."
L'action Boeing est en repli quasi-interrompu depuis que le constructeur a annoncé la semaine dernière un nouveau report du premier vol d'essai de son Dreamliner 787.
En Bourse, Boeing perd 2,56% à 41,14 dollars.
Karen Jacobs, version française Danielle Rouquié et Nicolas Delame
15:37 Publié dans Constructeur Aéronautique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/07/2009
Un vol de la compagnie Yemenia de nouveau annulé au départ de Marseille.
Un vol à destination de Moroni (Comores) de la compagnie Yemenia qui devait décoller à 18H00 de l'aéroport de Marseille-Provence a été annulé, a annoncé jeudi après-midi le directeur de l'aéroport, Pierre Régis.
Aidé d'un porte-voix, M. Régis a annoncé la nouvelle sous les applaudissements de plusieurs centaines de personnes d'origine comorienne qui s'étaient rassemblées depuis le matin dans le hall de l'aéroport et empêchaient l'enregistrement du vol.
"C'est la décision la plus sage, une décision d'apaisement que la compagnie Yemenia a acceptée", a expliqué M. Régis à l'AFP.
"Il y a une très, très grande tension, c'est de l'émotionnel pur qui s'exprime, ce serait un manque de respect de leur dire que le vol part", a-t-il dit, ajoutant: "même si je sais qu'un grand nombre de Comoriens auraient souhaité partir, il fallait être capable de prendre cette décision".
"Ca va être problématique de faire revenir Yemenia à Marseille, la compagnie va reconsidérer ses escales à Marseille", a par ailleurs estimé le directeur de l'aéroport, rappelant que Yemenia a "aussi perdu 11 membres d'équipage".
A la suite de M. Régis, un membre de l'organisation du rassemblement a pris la parole: "le directeur de l'aéroport a été très conciliant, il faut que nous fassions un geste".
"On vous demande maintenant de partir, on sait que le combat n'est pas terminé mais pour aujourd'hui, c'est terminé", a-t-il dit.
Mercredi, la compagnie Yemenia avait annulé un premier vol au départ de Marseille.
Source: AFP - jeudi 2 juillet 2009, 17h03
18:30 Publié dans Accidents, crash, incidents., Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le BEA ne voit pas de raison de maintenir les A330 au sol.
LE BOURGET, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Il n'y a pas de raison de maintenir au sol les Airbus A330 au vu des éléments dont les enquêteurs disposent à ce jour sur l'accident du vol AF447 Rio-Paris, déclare le BEA.
"Les éléments dont nous disposons ne conduisent pas à maintenir la flotte des Airbus A330 au sol", a déclaré en anglais un porte-parole du Bureau d'enquêtes et analyses (BEA), qui présentait son premier rapport sur l'accident de l'appareil d'Air France, qui s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin avec 228 personnes à son bord, dont 72 Français.
Tim Hepher et Clément Guillou, édité par Sophie Louet
18:23 Publié dans Accidents, crash, incidents., Constructeur Aéronautique, Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des familles de victimes exigent des réponses d'Air France.
PARIS (Reuters) - L'association de défense des familles de victimes du vol AF447 réclame à Air France des informations sur les messages automatiques de maintenance transmis par l'avion avant l'accident, "afin de connaître les faits qui ressortent du domaine public".
Dans un courrier diffusé jeudi, l'Association pour la Vérité, l'Aide et la Défense des victimes de l'AF447 pose "un certain nombre de questions auxquelles elle aimerait obtenir des réponses" pour "mieux comprendre" et être rassurée "quant à la transparence totale de cette enquête ainsi qu'à la bonne foi d'Air France sur ce sujet".
Le président de l'association, Christophe Guillot-Noël, demande des explications sur les messages automatiques destinés à la maintenance d'Air France (Acars), "l'explication factuelle et complète pour chacune des données reçues" et la publication de "la séquence entière desdits messages".
L'intégralité des messages Acars n'a pas été divulguée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête administrative. Le site Eurocockpit (www.eurocockpit.com) dit les avoir récupérés et affirme qu'ils mettent en évidence la responsabilité du givrage des sondes Pitot dans l'accident.
Le BEA a indiqué jeudi dans un premier rapport que les sondes étaient "un élément" de la catastrophe de l'Airbus A330 qui a disparu avec 228 personnes à bord au-dessus de l'Atlantique le 1er juin, mais pas la cause.
Christophe Guillot-Noël s'interroge aussi sur "les procédures mises en oeuvre par Air France pour les vols en cellule orageuse" et notamment sur la possibilité pour les pilotes d'éviter ces masses nuageuses.
"Nos questions ne requièrent que des réponses factuelles et ne sollicitent aucune interprétation d'Air France quant à la causalité ou autre interprétation desdits faits", précise-t-il dans ce courrier adressé au directeur général, Pierre-Henri Gourgeon.
Plusieurs familles de victimes se sont rendues dans l'après-midi au siège du BEA au Bourget, a dit leur avocat Sylvain Maier à Reuters.
Clément Guillou, édité par Gérard Bon
18:18 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bahia, la rescapée de l'A310 de Yemenia, accueillie en France par son père.
Unique rescapée du crash de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia mardi au large des côtes comoriennes, la jeune Bahia Bakari, qui a perdu sa mère dans la catastrophe, est arrivée jeudi en France où elle a retrouvé son père.
A son arrivée au Bourget dans l'avion du secrétaire d'Etat français à la coopération, Alain Joyandet, l'adolescente qui est âgée de 12 ans, a été accueillie par son père, Kassim Bakari, submergé par l'émotion, entouré de membres de sa famille.
"J'ai parlé avec elle, elle va bien", a assuré à la presse M. Bakari d'une voix à peine audible.
L'adolescente, le visage tuméfié, a fait le voyage sous perfusion à l'arrière de l'avion sous la surveillance d'une équipe médicale, selon un photographe de l'AFP. "Quand elle est montée dans l'avion, on a senti qu'elle se sentait en sécurité. Elle n'a pas eu peur", a assuré le secrétaire d'Etat.
Souffrant d'une fracture de la clavicule et de brûlures au genou, Bahia a été transférée sur un brancard jusqu'à une ambulance du Samu qui l'attendait à sa descente d'avion. Elle a ensuite été transportée à Paris, à l'hôpital Trousseau, où elle a été admise dans un service de réanimation, pour y subir un bilan de santé complet, a-t-on appris auprès de l'hôpital.
Durant le voyage, l'adolescente a évoqué l'accident. Elle a raconté que "des consignes ont été données, elle a senti comme de l'électricité puis un grand bruit et elle s'est retrouvée à l'eau", a rapporté Alain Joyandet.
Le père n'a pas souhaité la questionner sur le crash, "c'est trop tôt". Kassim Bakari qui a perdu sa femme dans l'accident est "partagé entre le soulagement et le chagrin". "Je vois ma fille, je suis heureux, mais il y a aussi sa mère", a-t-il confié. Bahia n'a appris qu'hier matin la disparition de celle-ci.
"Elle a vraiment besoin de se reposer. On la laisse avec sa famille se reconstruire", a déclaré M. Joyandet pour qui le sauvetage de Bahia est "un miracle".
"Cela montre que quand on se bat, presque rien n'est impossible", a-t-il lancé en rappelant que l'adolescente avait passé près "de douze heures dans l'eau" agrippée à un débris de l'appareil après le crash. "Elle a été récupérée avec beaucoup de difficultés (...) C'est une aventure extraordinaire", a-t-il ajouté.
Durant le voyage, l'adolescente "a eu faim. Elle a mangé quelques bouchées de lasagnes et un peu de papaye", selon le secrétaire d'Etat qui, dans un large sourire, a ajouté que la jeune fille lui avait adressé un "merci monsieur le Premier ministre". "Je ne sais pas si elle blaguait", a-t-il ajouté dans un sourire.
Avant de quitter l'aéroport du Bourget, Kassim Bakari a exprimé ses "condoléances à toutes les victimes de ce crash". Se disant "très, très reconnaissant" envers les sauveteurs qui ont récupéré sa fille vivante, il a affirmé: "cela restera beaucoup dans (sa) mémoire".
Vraisemblablement unique survivante des 153 personnes à bord de l'Airbus de la compagnie nationale yéménite, l'adolescente, qui vit à Corbeil-Essonnes, avait embarqué avec sa mère à Marseille, où une importante communauté comorienne est implantée, pour ses vacances d'été.
Bahia fêtera ses treize ans le mois prochain.
Source: AFP - jeudi 2 juillet 2009, 12h42
16:29 Publié dans Accidents, crash, incidents. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les sondes Pitot sont un élément, mais pas la cause du crash, selon l'enquête.
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) chargé de l'enquête technique sur le crash du vol AF447 d'Air France, disparu le 1er juin, a estimé jeudi que les sondes Pitot sont "un élément, mais pas la cause" de l'accident.
"Les sondes sont le premier maillon de la chaîne anémométrique" (surveillance de la vitesse, ndlr), a déclaré devant la presse Alain Bouillard, responsable de l'enquête sur l'AF447.
Les sondes Pitot sont "quelque chose qui est fortement soupçonné dans les incohérences de vitesse", c'est "un des facteurs mais ce n'est pas le seul", et "c'est un élément mais ce n'est pas la cause", a-t-il commenté.
Le BEA avait relevé dès le début de l'enquête des "incohérences" des vitesses mesurées, affirmant toutefois que rien ne permettait de lier les causes de l'accident de l'Airbus A330 aux sondes Pitot, qui mesurent la vitesse en vol.
Les sondes Pitot ont été mises en cause par deux syndicats de pilotes peu après l'accident, ce qui a conduit Air France à accélérer le remplacement d'un ancien modèle de sondes par un modèle plus récent.
Source: AFP - jeudi 2 juillet 2009, 15h02
16:28 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
AF447: l'hypothèse d'une dislocation en vol exclue par l'enquête.
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l'accident de l'Airbus A330 d'Air France disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, a exclu jeudi l'hypothèse d'une dislocation en vol de l'avion.
L'examen des pièces récupérées "amène à faire le constat suivant: l'avion n'a pas été détruit en vol", a dit le responsable de l'enquête, Alain Bouillard, lors d'une conférence de presse.
"L'avion paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol, avec une forte accélération verticale", a-t-il ajouté.
Depuis le 6 juin, 640 éléments de l'avion ont été retrouvés, dont la dérive le 7 juin, ont-ils rappelé. "Les éléments identifiés proviennent de l'ensemble des zones de l'avion", ont-ils précisé.
Selon les enquêteurs, l'examen de plusieurs éléments de l'avion récupérés montrent qu'ils ont subi une forte accélération verticale qui pourrait être la conséquence de l'impact de la surface de l'eau avec l'appareil.
Ainsi dans le galey -meuble où sont rangés les plateaux repas-, toutes les étagères sont descendues au fond, ce qui laisse à penser qu'il a subi une accélération verticale.
Un morceau de plancher retrouvé est déformé du bas vers le haut, impliquant que l'avion ait heurté la surface de l'eau.
Le fait que la dérive soit toujours fixée à la structure de l'avion et qu'elle ait été retrouvée au milieu des autres débris confirmerait qu'elle n'a pas cassé en vol.
Aucun gilet de sauvetage gonflé n'a été retrouvé.
"L'absence de gilets de sauvetage gonflés montre que visiblement les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage", a dit M. Bouillard.
Source: AFP - jeudi 2 juillet 2009, 14h43
16:26 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Air France-KLM pourrait revoir ses effectifs à la baisse.
Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, touché par une baisse du trafic passager et du fret, pourrait supprimer 4.480 postes entre 2009 et 2011, contre 2.467 prévus, selon l'édition de La Tribune à paraître jeudi.
Selon le quotidien, Air France-KLM a présenté ce mercredi aux syndicats "un durcissement de son plan de baisse de capacités".
"Les besoins en effectifs d'Air France (hors filiale) entre 2009 et 2011 seraient ainsi revus à la baisse et 4.480 postes (contre 2.467 prévus) devraient être supprimés", selon le quotidien.
L'essentiel des suppressions "doit être compensé par les 3.918 départs naturels estimés", ajoute-t-il, en précisant que pour 2009, Air France-KLM vise "3.000 suppressions de postes sans licenciement".
Interrogée par l'AFP, le groupe n'a pas souhaité commenter ces informations.
"Air France-KLM ne constate aucune amélioration de sa situation économique. Au contraire. Les trafics passagers et de fret continuent de chuter. Les recettes encore plus", souligne le quotidien.
En avril, Air France-KLM a enregistré une nouvelle baisse, de 2,8%, de son trafic passagers. Dans le cargo, le trafic était en baisse de 6,4%
"Les pertes de recettes risquent de s'amplifier sur le premier trimestre de l'exercice 2009-2010", clos fin juin, ajoute La Tribune, en citant une source interne à la compagnie.
"Depuis avril, la baisse avoisine 20%, en raison de la désertion de la clientèle" première classe et business class, précise-t-il.
Selon le journal, qui cite des sources concordantes, le chiffre d'affaires de mai, non communiqué lors du conseil d'administration du 17 juin, "fait état d'une baisse de 18% pour l'activité passagers et entre 35% et 38% pour le fret (hors Martinair).
"Les prévisions internes qui anticipaient de réaliser pour l'exercice en cours une perte d'exploitation du même ordre que celle de l'an dernier (-129 millions d'euros), seraient donc remises en cause", conclut le quotidien.
"Les comptes du groupe ne seront pas arrêtés avant la fin du mois et qu'aucun commentaire ne sera fait jusque-là", a déclaré la porte-parole à l'AFP.
Source: AFP - mercredi 1 juillet 2009, 22h09
16:23 Publié dans Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Air France: escroquerie d'1,2 million d'euros autour des billets donnés aux salariés.
Une véritable agence de voyages: c'est ce qu'auraient constituée des salariés d'Air France en monnayant des billets à prix réduit accordés par la compagnie à son personnel, pour une escroquerie évaluée à 1,2 million d'euros.
Air France a déposé plainte pour "abus de confiance" auprès de la gendarmerie des transports aériens pour "la commercialisation de facilités de transport" dont bénéficient ses quelque 70.000 salariés.
"C'est une grosse affaire, le préjudice s'élève à 1,2 million d'euros", a précisé une source aéroportuaire.
La compagnie a précisé avoir engagé une procédure de licenciement à l'encontre d'au moins un agent au sol de l'aéroport de Roissy, qui serait l'animateur du réseau en cours de démantèlement, selon la source aéroportuaire.
Cet agent, qui se dit chef de la sûreté et du chargement d'avions et a contacté l'AFP alors qu'il est en arrêt maladie, affirme que des procédures disciplinaires sont en cours à l'encontre d'une vingtaine de salariés au total.
"Tout agent a droit à quatre billets d'avion payés à hauteur de 10% de leur prix par an, pour les personnes de son choix. Mes collègues qui ne les utilisaient pas me les donnaient pour mes propres amis, en toute transparence", a-t-il relaté.
Tout en niant avoir fait payer à plein tarif des billets à prix réduits, il annonce qu'il va lui aussi "porter plainte" car son employeur l'a "laissé" faire "tourner ce système" pendant "17 mois". "Et aujourd'hui ils veulent faire le ménage..."
"Mon encadrement et des dirigeants me donnaient des billets gratuitement", soutient-il, en disant détenir des "preuves du consentement de mes collègues et des signatures de mes amis à qui je les remettais".
D'après une source proche du dossier, il aurait plutôt utilisé les billets de ses collègues à leur insu.
"C'est du jamais vu, cela ternit l'image de ces avantages alors que le système est très surveillé", selon une autre source proche.
Un système d'autant plus contrôlé que l'Urssaf (Union pour le recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d?allocations familiales) s'en est mêlée il y a un an en voulant taxer les avantages en nature dont bénéficient les salariés de la SNCF, d'Air France et d'EDF-GDF.
Ils constituent d'après le Code de la Sécurité sociale des éléments de rémunération et doivent donc supporter des cotisations.
La CGT s'était alors dite prête en 2008 à appeler à la grève si les avantages en nature étaient "remis en cause".
Chez Air France, une intersyndicale avait menacé en février dernier d'un arrêt de travail contre la hausse du prix de certains billets à tarifs réduits.
Conjoint, enfants, parents et beaux-parents profitent de billets à "gratuité partielle", auxquels s'ajoutent quatre allers-retours à prix réduits par an pour toute personne choisie par le salarié.
Source: AFP - mercredi 1 juillet 2009, 19h58
16:22 Publié dans Actualités, Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accident du vol Rio-Paris: les enquêteurs présentent leur premier rapport.
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l'accident de l'Airbus A330 d'Air France disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, présente jeudi son premier rapport alors que les boîtes noires de l'appareil n'ont toujours pas été retrouvées.
Ce rapport sera "un recueil des premiers faits établis", selon le BEA.
Pour l'instant, les causes de l'accident qui a provoqué la mort de 228 personnes n'ont pas été encore déterminées.
Deux jours après l'accident, le directeur du BEA Paul-Louis Arslanian avait prévenu que l'enquête serait "longue et difficile".
Depuis, le BEA a évoqué des "incohérences" des vitesses mesurées, affirmant toutefois que rien ne permettait encore de lier l'accident aux sondes Pitot, qui mesurent la vitesse en vol.
Le Brésil a décidé le 27 juin d'arrêter les recherches des corps et débris du vol AF447, mais la France maintient d'importants moyens dans la zone.
Paris se donne encore plusieurs jours pour tenter de retrouver les boîtes noires de l'avion, déterminantes pour expliquer les causes du crash. Les balises auxquelles sont reliées les deux enregistreurs de vol émettent au minimum 30 jours (soit au minimum jusqu'au 30 juin dans le cas de l'AF447), mais le BEA espère qu'elles ont pu fonctionner "plusieurs jours" après ce délai.
Les opérations, menées avec l'aide de navires français et d'avions espagnols et américains, ont permis de repêcher dans les eaux de l'océan Atlantique 51 corps parmi les 228 victimes. Les dépouilles ont été prises en charge par les militaires brésiliens.
Au total, plus de 600 pièces --corps et débris de l'appareil-- ont été récupérées.
L'issue des recherches françaises reste néanmoins très incertaine vu la profondeur (évaluée entre 3.000 et 5.000 mètres) et le relief de l'océan sur la zone de l'accident.
Source: AFP - jeudi 2 juillet 2009, 06h16
16:20 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/06/2009
Une seule survivante au crash d'un A310 yéménite, polémique sur l'Airbus.

Une jeune fille de 14 ans est la seule personne a avoir survécu à l'accident d'un Airbus yéménite transportant 153 personnes qui s'est abimé en mer dans la nuit de lundi à mardi au large des Comores dans des circonstances inconnues, la France mettant cependant en cause l'état de l'appareil.
L'A310 de la compagnie aérienne Yemenia avait embarqué ses passagers à Sanaa au Yémen pour se rendre à Moroni, via Djibouti. Selon les autorités françaises 45 Comoriens et 66 Français, avaient embarqué à Paris et Marseille avant de changer d'avion à Sanaa.
La jeune fille, âgée de 14 ans, qui était mardi soir la seule rescapée, est arrivée à l'hôpital El Maarouf et "son état n'est pas inquiétant", a indiqué la porte-parole du Croissant Rouge des Comores, Ramulati Ben Ali jointe par téléphone.
Il s'agit d'une Marseillaise de 14 ans, qui voyageait avec sa mère, a indiqué mardi à l'AFP un membre de la communauté comorienne citant des informations communiquées par les autorités aéroportuaires de Moroni.
Plus tôt dans la journée, plusieurs responsables médicaux comoriens avaient dit qu'un enfant de 5 ans avait été retrouvé, "flottant dans l'eau", sans donner plus de détails. Interrogé à ce sujet l'un des médecins, M. Ada Mansour a expliqué qu'il se "basait sur des informations reçues des bateaux présents sur le site de recherche. Mais je ne l'avais pas vu".
La polémique entre Paris, Bruxelles et Sanaa a enflé cependant dans la journée sur la maintenance de l'appareil vieux de 19 ans.
L'A310-300 avait été "exclu" du sol français "il y a quelques années (...) parce que nous estimions qu'il présentait un certain nombre d'irrégularités dans ses équipements", a indiqué le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau.
"Est-ce qu'on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n'assurerait pas la sécurité?", s'est interrogé M. Bussereau devant les députés à Paris.
Cependant le ministre yéménite du Transport Khaled al-Wazir a assuré à l'AFP que l'avion n'avait pas de problème technique particulier.
L'appareil avait "été révisé en mai 2009 et assurait des liaisons courantes avec l'Europe. Il y a une semaine, il avait fait une liaison avec Londres", a-t-il dit au téléphone.
Fondée en 1961, la compagnie Yemenia n'avait pas rencontré d'incidents majeurs ces dernières années bien qu'elle soit la compagnie nationale d'un des pays les plus pauvres de la planète.
Pourtant, elle était sous surveillance dans l'Union européenne, la Commission ayant décelé en juillet 2008 des "manquements" à certaines normes de sécurité.
Bruxelles avait accordé un délai à Yemenia pour se mettre en conformité et celle-ci a finalement échappé en avril à son inscription sur la liste noire de l'UE de quelque 200 compagnies dangereuses.
Bruxelles veut des normes de sécurité mondiales pour le transport aérien et va évaluer les besoins des compagnies non européennes, a annoncé mardi soir le commissaire aux Transports, Antonio Tajani, après l'accident des Comores.
Dans la matinée, un avion avait repéré la carlingue de l'appareil, des débris et des traces de carburant à quelques kilomètres des côtes.
"Des cadavres flottant à la surface de l'eau ont été vus et une nappe de carburant a été repérée à quelque 16 à 17 milles (environ 29 km) de Moroni", a indiqué de son côté à Sanaa un haut responsable de l'Aviation civile yéménite, Mohammad Abdel Kader, sans pouvoir préciser les raisons de l'accident.
"Le contact avec le vol 626 de la Yemenia, parti lundi à 21H45 (18H45 GMT), a été perdu mardi à 01H51 (22H51 GMT lundi)", a-t-il expliqué en ajoutant que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents de 61 noeuds".
Selon des témoins à l'aéroport de Moroni, l'appareil a semblé entamer une approche en vue d'atterrir, avant de soudain repartir, puis disparaître.
"J'ai vu l'avion approcher puis repartir, je n'ai pas compris", expliquait ainsi l'ancien ministre comorien de la Défense Houmed Msaidié, interrogé par l'AFP à l'aéroport où il était venu accueillir une parente.
Cet accident intervient moins d'un mois après la chute d'un A330 d'Air France entre le Brésil et la France, plaçant sous pression le constructeur européen.
Source: AFP - mardi 30 juin 2009, 23h25
16:26 Publié dans Accidents, crash, incidents. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'A310 de Yemenia avait été exclu de France pour "irrégularités".
L'Airbus A310-300 de la Yemenia qui s'est abîmé en mer près des Comores, avec 153 personnes à bord, avait été "exclu" du sol français pour "irrégularités" il y a quelques années, a indiqué mardi le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.
"Il y a quelques années, cet avion nous l'avions exclu du sol national, parce que nous estimions qu'il présentait un certain nombre d'irrégularités dans ses équipements", a-t-il déclaré lors de la séance de questions à l'Assemblée nationale.
L'A310 de Yemenia avait embarqué ses passagers à Sanaa, au Yémen, pour se rendre à Djibouti, puis à Moroni, aux Comores.
Répondant à une question du député UMP Jean-Claude Guibal, M. Bussereau a toutefois précisé que la compagnie Yemenia "est autorisée" et "ne fait pas partie de la liste noire" des compagnie aériennes.
Selon M. Bussereau, 45 Comoriens et 66 Français se trouvaient à bord de l'avion.
Source: AFP - mardi 30 juin 2009, 14h57
16:22 Publié dans Accidents, crash, incidents. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un A310 de Yemenia avec 150 personnes à bord s'abîme en mer, un enfant retrouvé vivant.
Un enfant a été retrouvé vivant mardi sur le site de l'accident d'un Airbus A310-300 de la compagnie aérienne yéménite Yemenia qui s'est abîmé dans la nuit au large des Comores avec 153 personnes à bord, dont une soixantaine de Français.
"Un enfant a été retrouvé vivant. Il est actuellement dans un bateau des sauveteurs", a déclaré à l'AFP par téléphone le docteur Ben Imani, chirurgien à l'hôpital El-Maarouf, principal hôpital de la capitale comorienne Moroni.
A terre, les services médicaux du Croissant Rouge comorien attendaient l'arrivée du jeune miraculé, découvert plusieurs heures après l'accident qui s'est produit en pleine nuit.
"Le bateau est en vue avec l'enfant à son bord. Nous avons tout ce qu'il faut, perfusion et équipements, pour assister l'enfant dès qu'il sera débarqué", a expliqué Arfachad Salim, coordinateur du Croissant rouge, interrogé au téléphone depuis une plage du nord de l'île de Grande-Comore, principal île de l'archipel.
Aucun détail sur l'état de santé, l'âge ou la nationalité du survivant n'était disponible.
Dans la matinée, un avion affrété par les autorités comoriennes a repéré la carlingue de l'appareil, des débris et des traces de carburant à quelques kilomètres des côtes, a indiqué à l'AFP le secrétaire général du gouvernement comorien Nourdine Bourhane.
"Des cadavres flottant à la surface de l'eau ont été vus et une nappe de carburant a été repérée à quelque 16 à 17 milles (environ 29 km) de Moroni", a indiqué de son côté à Sanaa un haut responsable de l'Aviation civile yéménite, Mohammad Abdel Kader, sans pouvoir préciser les raisons de l'accident.
"Le contact avec le vol 626 de la Yemenia, parti lundi à 21H45 (18H45 GMT), a été perdu mardi à 01H51 (22H51 GMT lundi)", a-t-il expliqué en ajoutant que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents de 61 noeuds".
Selon des témoins à l'aéroport de Moroni, l'appareil a semblé entamer son approche pour atterrir, avant de soudain repartir, puis disparaître.
"J'ai vu l'avion approcher puis repartir, je n'ai pas compris", expliquait l'ancien ministre comorien de la Défense Houmed Msaidié, interrogé par l'AFP à l'aéroport où il était venu accueillir une parente.
Cet accident de l'appareil de la compagnie nationale yéménite intervient moins d'un mois après la chute d'un Airbus A330 d'Air France entre le Brésil et la France.
Yemenia était "très surveillée" par les autorités françaises et "de très nombreux défauts" avaient été "constatés" sur l'avion, a révélé mardi le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, en soulignant que la France serait "partie prenante" de l'enquête.
Paris a dépêché sur la zone deux bâtiments de la Marine nationale et un avion Transall, partis de l'île de la Réunion.
Sur les 142 passagers, "trois sont des nourrissons", a indiqué M. Abdel Kader selon lequel la plupart des passagers étaient en transit à Sanaa: 52 venaient de Paris, 59 de Marseille, 11 du Caire, 12 de Dubaï (Emirats arabes unis), 3 de Djeddah (Arabie saoudite), un d'Amman et un de Damas.
L'équipage de onze membres était composé de six Yéménites, deux Marocaines, deux Ethiopiennes et une Philippine, a annoncé une commission d'enquête mise en place par le Yémen.
De source aéronautique française, on a indiqué que 66 Français se trouvaient à bord.
L'appareil avait été fabriqué en 1990 et était exploité par Yemenia depuis octobre 1999, a indiqué mardi Airbus en précisant qu'il avait approximativement 51.900 heures de vol réalisés au cours de 17.300 trajets.
Quelques heures après l'accident, la Commission européenne a proposé de "constituer une liste noire mondiale" des compagnies aériennes dangereuses.
Source: AFP - mardi 30 juin 2009, 14h29
16:19 Publié dans Accidents, crash, incidents. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un Airbus avec 66 Français à bord s'abîme en mer près des Comores, des corps repérés
Un Airbus A310 de Yemenia s'est abîmé en mer près des Comores avec à bord 153 personnes, dont une majorité de Français et de Comoriens, a indiqué mardi un responsable de la compagnie nationale yéménite.
Soixante-six Français se trouvaient à bord de l'appareil, a-t-on précisé de source aéroportuaire française.
L'Aviation civile du Yémen a annoncé, de son côté, que des corps de certaines des 153 personnes à bord de l'Airbus avaient été repérés.
"Des cadavres flottant à la surface de l'eau ont été vus et une nappe de carburant a été repérée à quelque 16 à 17 (environ 29 km) milles marins de Moroni", la capitale des Comores, a déclaré un haut responsable de l'Aviation civile, Mohammad Abdel Kader, lors d'un point de presse à Sanaa.
"L'avion s'est abîmé en mer aux premières heures de la matinée, à plusieurs milles marins des îles Comores, avec à bord 142 passagers et 11 membres d'équipage", a déclaré à l'AFP le responsable de la compagnie Yemenia, qui a requis l'anonymat.
"La plupart des passagers sont des ressortissants de France et des Comores", a ajouté ce dernier, indiquant que des vedettes avaient été dépêchées sur place à la recherche d'éventuels survivants.
"Des vedettes et des navires des Comores et de Madagascar participent aux recherches" sur le lieu du drame, a déclaré à l'AFP un responsable yéménite, selon lequel l'accident "a eu lieu à 3 km des côtes".
"Des bâtiments de la force internationale opérant dans le secteur peuvent aussi apporter leur aide" aux opérations de recherche, a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat.
Aucune indication n'a été fournie sur la cause de l'accident.
Le ministre yéménite du Transport, Khaled al-Wazir, doit donner une conférence de presse en milieu de journée, selon les autorités.
Le commandant de bord de l'A310 s'appellerait Khaled Hajeb, selon l'un de ses collègues.
De source aéronautique à Paris, on avait indiqué plus tôt qu'un Airbus de Yemenia, parti de l'aéroport parisien de Roissy, avait disparu dans la nuit de lundi à mardi entre le Yémen et les Comores.
Un A330-200 de Yemenia avait décollé lundi de l'aéroport parisien de Roissy, pour faire escale à Marseille, puis à Sanaa au Yémen où les passagers ont changé d'appareil pour embarquer à bord d'un A310, a ajouté la même source.
L'A310 a décollé pour Djibouti, puis Moroni, aux Comores où il devait arriver à 01H00 heure de Paris (23H00 GMT lundi). L'avion a disparu des écrans radar, selon cette source.
Un Airbus A330 de la compagnie Air France s'était abîmé en mer entre le Brésil et la France le 1er juin avec 228 personnes à bord.
SOURCE: AFP - mardi 30 juin 2009, 08h12
10:41 Publié dans Accidents, crash, incidents. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/06/2009
La communication sur l'enquête du vol AF447 vivement critiquée.
PARIS (Reuters) - La communication dans l'enquête sur l'accident du vol AF447 Rio-Paris est critiquée au Brésil et en France par une partie de la communauté aéronautique et des familles de victimes, qui estiment qu'Air France et le BEA minimisent la responsabilité des sondes Pitot dans le drame.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui a jusqu'alors laissé filtrer peu d'éléments sur l'avancée des investigations, publiera jeudi un premier rapport d'enquête, un mois après l'accident. L'Airbus A330 d'Air France s'est abîmé dans l'océan Atlantique le 1er juin, faisant 228 morts dont 72 Français.
"Toutes les réponses seront fournies lorsqu'elles seront disponibles. Les seuls éléments sur lesquels on peut se baser sont ceux que nous rendons publics", a répété le président du BEA, Paul-Louis Arslanian, mettant en garde contre "ceux qui bâtissent des explications sur cet ensemble instable".
Le site internet Eurocockpit (www.eurocockpit.com), alimenté par des pilotes, des mécaniciens, des personnels navigants ou des contrôleurs aériens, a avancé plusieurs explications.
Sur la base des 24 messages du système automatique (Acars) envoyés dans les quatre dernières minutes de vol de l'A330 et qu'il dit avoir récupérés, il affirme n'avoir aucun doute sur le fait que le givrage des sondes Pitot a rendu l'appareil impilotable, de nuit et dans une zone orageuse.
Les messages Acars n'ont pas été dévoilés dans leur intégralité par le BEA. Lors d'une conférence de presse le 6 juin, Paul-Louis Arslanian n'en a montré que des extraits interprétables de diverses façons.
INCOHÉRENCE DANS LES VITESSES
L'analyse de ces messages, dit le BEA, fait bien apparaître une "incohérence dans les différentes vitesses mesurées" mais celle-ci n'est pas forcément une cause de l'accident.
Air France et Airbus ont écarté la thèse des sondes Pitot lors de leurs interventions sur le sujet. Le directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon, n'est "pas convaincu" qu'elles soient en cause.
"Le problème des sondes ne présage pas des causes réelles de l'accident", dit son homologue d'Airbus, Fabrice Brégier.
Pour le BEA, l'orage traversé par l'A330 entre Rio de Janeiro et Paris est un élément aussi valable que la perte d'informations de vitesse, car il a été "validé".
Les conditions météorologiques "très difficiles" ont été mentionnées par Paul-Louis Arslanian dès le 3 juin et rappelées à chaque rencontre avec la presse.
Cet élément est également avancé par le directeur du Musée de l'air et de l'espace du Bourget, Gérard Feldzer, dans une tribune parue dans Le Monde le 14 juin.
"Comment et pourquoi l'avion est-il entré dans cet orage ?", s'interroge l'ancien commandant de bord et instructeur d'Airbus à Air France. Les tubes Pitot "ne peuvent expliquer seules les raisons du drame", ajoute-t-il.
Moins de dix heures après l'accident, Air France, par la voix de son directeur de la communication, avait évoqué la probabilité d'un foudroiement en vol. Les syndicats de pilotes rappellent qu'aucun accident dans l'histoire de l'aviation civile n'a été mis sur le compte de la foudre et qu'un avion est foudroyé en moyenne toutes les 1.500 heures de vol.
Météo France a dit le 6 juin, après une analyse de la situation dans la zone au moment du passage de l'avion, que les conditions générales étaient "normales pour un mois de juin".
Un météorologue américain, Tim Vasquez, (www.weathergraphics.com/tim/af447) note qu'aucun éclair n'a été perçu dans la zone, tout comme un copilote du vol AF459 Sao Paulo-Paris, passé dans le pot au noir 20 minutes après l'AF447.
Le commandant de ce vol a dit au Figaro que "les cartes satellites signalaient une zone orageuse mais rien d'inquiétant". Pour éviter une masse nuageuse particulièrement active, il a cependant dû manipuler son radar, ce que tous les pilotes ne font pas systématiquement.
"FILTRAGE" DE L'INFORMATION
Lorsque, après les premières analyses des Acars, Airbus a rappelé les procédures à suivre quand les indications de vitesse sont erronées, les pilotes se sont insurgés. Ce rappel a été perçu comme une mise en cause du commandant de bord de l'AF447.
Le syndicat minoritaire Alter a exigé le remplacement des sondes Pitot sur tous les A330/A340, ce qui a été fait très rapidement par Air France mais sans communication ni vers le syndicat, ni vers la presse. Alter et les médias ont appris le remplacement des Pitot par le SNPL, le syndicat majoritaire.
La presse brésilienne dénonce elle aussi un manque de transparence de la part du trio Airbus-Air France-BEA, signalant qu'EADS ne s'est exprimé pour la première fois que le 14 juin.
"Selon des spécialistes, Air France en sait plus que ce qu'elle a divulgué", a titré le Folha de Sao Paulo.
Un des avocats de l'association des familles des victimes dit qu'elles ne sont pas choquées par le peu de communication sur l'enquête, mais par le manque de suivi psychologique.
"Qu'il n'y ait pas de communication du BEA, je peux le comprendre. Qu'il y ait des tentatives que ça ne rejaillisse pas commercialement, je peux le comprendre. Mais humainement il n'y a pas eu de soutien ", dit Me Sylvain Maier.
Me Stéphanie Bottai, avocate de la première famille à s'être constituée partie civile, affirme que "certaines familles de victimes ont le sentiment que toute la vérité n'a pas été dite" et "constatent un filtrage manifeste de l'information".
Édité par Sophie Louet
22:06 Publié dans Accidents, crash, incidents., Constructeur Aéronautique, Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/06/2009
Air France-KLM condamné au Canada pour entente sur les prix.
OTTAWA (Reuters) - Le groupe Air France-KLM a été condamné à une amende totale de dix millions de dollars canadiens (6,2 millions d'euros) pour entente sur les prix, annonce le Bureau canadien de la concurrence.
Les compagnies du groupe français se sont concertées avec leurs concurrentes sur le montant des surtaxes en carburants à appliquer dans le transport de marchandises au départ du Canada entre 2002 et 2006.
Il en est résulté des surtaxes de 31,5 millions de dollars canadiens.
Air France s'est vu infliger une amende de C$4 millions, KLM de C$5 millions et Martinair, une filiale, de C$1 million.
Les amendes ont été réduites parce que les compagnies ont accepté de se montrer coopératives pendant l'enquête, qui se poursuit.
Louise Egan, version française Danielle Rouquié
16:03 Publié dans Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ryanair veut commander 300 avions d'ici fin 2009, chez Boeing ou Airbus
La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair veut passer commande d'ici la fin de l'année, ou poser une option ferme, sur près de 300 Boeing "ou" Airbus, a annoncé son directeur général Michael O'Leary dans une interview à paraître lundi en Allemagne.
"Nous voulons doubler cette année notre bénéfice d'exploitation. Ce sont toujours les acteurs les moins chers qui profitent de la récession. C'est valable pour Ryanair dans le transport aérien comme pour Ikea, Lidl ou Aldi dans le commerce", a expliqué l'emblématique patron au magazine Der Spiegel.
"C'est pourquoi nous voulons commander chez Boeing ou chez Airbus,- ou poser une option ferme - jusqu'à 300 nouveaux avions d'ici la fin de l'année. Nous achetons volontiers au moment où le ralentissement économique est à son maximum, parce que les prix sont alors particulièrement bas", a ajouté M. O'Leary.
Ryanair, a-t-il prophétisé, transportera "jusqu'à 150 millions de passagers (par an) au plus tard en 2017", contre 58,5 millions sur l'année écoulée et 67 millions prévus cette année.
M. O'Leary a par ailleurs affirmé que l'intérêt qu'il a publiquement manifesté pour un éventuel rachat du géant allemand Lufthansa n'était "en aucune manière" une plaisanterie. Mais il n'a donné aucune précision sur d'éventuels projets plus concrets en la matière.
Ryanair a annoncé début juin sa première perte annuelle (de 169,17 millions d'euros sur l'année achevée le 31 mars), mais a observé que celle-ci était due à des éléments exceptionnels et que cela ne l'empêcherait pas de continuer à croître, y compris sur les décombres de ses concurrentes.
Source: AFP - samedi 27 juin 2009, 10h58
15:58 Publié dans Compagnies aériennes Low cost, Constructeur Aéronautique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
AF 447: le Brésil arrête les recherches, la France maintient ses moyens.
Le Brésil a décidé d'arrêter les recherches des corps et débris du vol AF447 d'Air France accidenté entre Rio et Paris, mais la France maintient d'importants moyens dans la zone, se donnant encore plusieurs jours pour tenter de retrouver les boîtes noires de l'avion.
Presque quatre semaines après le crash de l'Airbus A330 d'Air France, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, "aucun corps n'a été découvert depuis neuf jours", a justifié vendredi soir le lieutenant-colonel Henry Munhoz à Recife, dans le nord-est du Brésil.
Considérant que ce qui pourrait encore être trouvé en mer était désormais "insignifiant", la Marine et la Force aérienne brésiliennes ont choisi de mettre fin à leurs recherches.
Les opérations, menées avec l'aide de navires français et d'avions espagnols et américains, ont permis de repêcher dans les eaux de l'océan Atlantique 51 corps parmi les 228 victimes du vol, dont celui du commandant de bord et d'un steward. Les dépouilles ont été prises en charge par les militaires brésiliens.
Au total, plus de 600 pièces --corps et débris de l'appareil-- ont été récupérées à l'heure actuelle.
Malgré la suspension des recherches en surface coordonnées par le Brésil, auxquelles participait un Falcon 50 français, la France maintient tous ses moyens déployés dans la zone présumée du crash dans le cadre des recherches des boîtes noires, coordonnées par le BEA, a indiqué samedi l'état-major des armées à Paris.
"Cela n'a aucun impact sur nos recherches", a confirmé une porte-parole du BEA, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses chargé de l'enquête technique. Elle a réaffirmé que le BEA continuera à chercher en mer les enregistreurs de vol, communément appelés les "boîtes noires"- de l'Airbus au-delà du 30 juin, tant que cela représentera un "effort raisonnable".
Le BEA a prévu de présenter jeudi un "premier rapport factuel" sur l'accident, dont les causes restent indéterminées.
Sur la zone du crash, la France conserve donc le sous-marin d'attaque nucléaire Emeraude, des navires de guerre Mistral et Ventôse (actuellement en ravitaillement à Fortaleza, nord-est du brésil), le navire d'exploration sous-marine "Pourquoi pas", équipé du sous-marin Nautile, d'un robot et de deux remorqueurs équipés de matériel de détection acoustique.
Un avion d'observation Atlantique basé à Dakar est par ailleurs en alerte et mobilisable en cas de besoin, a détaillé l'état major des armées.
Les débris repêchés par les moyens français ont été regroupés à bord du Mistral, quelque 300 pièces pour un volume de 35 m3.
En cas de détection d'une nouvelle dépouille ou d'un autre débris de l'avion, ils seraient bien entendu récupérés, mais depuis le 16 juin aucun corps et très peu de débris ont été localisés. Mais les enquêteurs espèrent toujours retrouver les boîtes noires, même au-delà du 30 juin, date à laquelle elles sont censées ne plus envoyer de signaux.
Déterminantes pour expliquer les causes du crash, les balises auxquelles sont reliés les deux enregistreurs de vol, voix et paramètres techniques, pourraient émettre encore plusieurs jours après le délai théorique d'émission de 30 jours, espère le BEA. L'issue des recherches françaises restent néanmoins très incertaine vu la profondeur (évaluée entre 3.000 et 5.000 mètres) et le relief de l'océan sur la zone de l'accident.
Source: AFP - samedi 27 juin 2009, 12h25
15:48 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/06/2009
Qantas annule une commande de 15 Boeing et, retarde celle de 15 autres.
La compagnie aérienne australienne Qantas a annoncé vendredi avoir annulé une commande de 15 Boeing "Dreamliner" et obtenu le report de la livraison de 15 autres appareils, en raison de la détérioration de l'environnement économique.
Qantas a annulé "les commandes de 15 Boeing 787-9 qui devaient être livrés d'ici 2015/2015", a indiqué la compagnie dans un communiqué.
L'annulation de la commande va faire économiser 3 milliards de dollars américains à la compagnie, a estimé le directeur général de Qantas, Alan Joyce, précisant que cette annulation n'était pas liée au report du vol inaugural du Boeing 787 "Dreamliner".
Selon le communiqué, Qantas et Boeing ont également convenu de reporter de quatre ans la livraison de 15 autres Boeing 787.
Avec cette annulation, la commande de Qantas passe de 65 à 50 Boeing 787, à livrer d'ici 2017.
Qantas avait annoncé en décembre 2005 la commande de 15 Boeing "Dreamliner", avion sur lequel l'avionneur américain a fait un énorme pari commercial mais qui a déjà pris près de deux ans de retard.
"Qantas avait annoncé en décembre sa commande de Boeing 787, et l'environnement économique pour les compagnies aériennes s'est fortement détérioré depuis lors", a expliqué M. Joyce.
Boeing a encore dû repousser mardi son premier vol d'essai du 787 "Dreamliner", expliquant qu'il devait "renforcer une zone sur une section du fuselage", et que ce besoin avait été identifié "lors de récents tests" effectués sur l'appareil. Il a indiqué avoir besoin de "plusieurs semaines" avant de donner un nouveau calendrier.
Ce nouveau retard est une surprise, alors que Boeing affirmait encore une semaine plus tôt, lors du salon aéronautique du Bourget (France) être dans les temps, entre un vol d'essai prévu d'ici la fin du mois et de premières livraisons au premier trimestre 2010.
"Ce nouveau report est décevant mais...nous restons persuadés que cet avion constitue le bon choix pour l'expansion internationale de Jetstar (compagne à bas prix, nldr), pour celle de Qantas et comme remplacement pour la flotte de Boeing 767-300", a ajouté M. Joyce.
La compagnie aérienne australienne Qantas, secouée par le ralentissement mondial, avait annoncé à la mi-avril avoir abaissé de 80% ses prévisions de résultats et la suppression de plus de 1.750 emplois
Alan Joyce avait alors ramené les prévisions de bénéfices annuels de 500 millions de dollars australiens (environ 350 millions de dollars américains) à une fourchette comprise entre 100 et 200 millions de dollars (entre 70 et 140 millions USD).
M. Joyce avait également annoncé au même moment le report des commandes de quatre avions gros porteurs Airbus A380 et de douze biréacteurs monocouloirs Boeing 737-800. Qantas avait commandé vingt A380 pour sa flotte long-courrier.
Source: AFP - vendredi 26 juin 2009, 06h42
16:19 Publié dans Aéronautique, Constructeur Aéronautique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
7.000 employés de BA ont accepté une baisse de leur salaire.
LONDRES (Reuters) - British Airways a annoncé que près de 7.000 employés avaient accepté d'être moins payés, dans le cadre d'un plan de réduction des coûts face à la baisse du trafic aérien.
Le directeur général de la compagnie Willie Walsh, qui a lui-même promis de travailler gratuitement en juillet, a affirmé que l'effort de ces 6.940 employés, l'équivalent de 17% de la main d'oeuvre, permettrait à sa société d'économiser jusqu'à 10 millions de livres (11,7 millions d'euros).
British Airways, troisième compagnie européenne par le chiffre d'affaires, emploie près de 40.000 personnes.
Le mois dernier, la compagnie a demandé à ses salariés de travailler gratuitement pour une période d'allant d'une semaine à un mois ou de travailler moins longtemps.
Le groupe a publié fin mai une perte d'exploitation annuelle de 220 millions de livres (257 millions d'euros) au titre de l'exercice 2008-2009 clos fin mars.
D'autres sociétés comme le britannique BT Group ou la banque espagnole BBVA ont également demandé à leurs employés de travailler pour d'autres groupes ou de prendre des congés sans solde afin de faire face aux difficultés conjoncturelles.
Victoria Bryan, version française Jean-Stéphane Brosse
00:26 Publié dans Aéronautique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/06/2009
AF447: les enquêteurs vont présenter un premier rapport le 2 juillet
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l'accident de l'Airbus A330 d'Air France disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, présentera un "premier rapport factuel" le jeudi 2 juillet, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.
Il comportera un recueil des premiers faits établis, a précisé une porte-parole du BEA.
Pour l'instant, les causes de l'accident qui a provoqué la mort de 228 personnes n'ont pas été encore déterminées. Deux jours après l'accident, lors de la première conférence de presse du BEA, son directeur Paul-Louis Arslanian avait prévenu que l'enquête serait longue et difficile.
Il avait souligné que la zone de la disparition -- un endroit profond et montagneux de l'Océan atlantique-- ne rendait pas les recherches faciles.
Le 17 juin, M. Arslanian avait toutefois estimé que le BEA "se rapprochait peut-être effectivement un peu du but", se refusant néanmoins à esquisser le moindre scénario et mettant en garde contre les spéculations autour du crash.
Questionné sur les hypothèses évoquées dans la presse --notamment celles selon lesquelles les sondes Pitot, mesurant la vitesse en vol, pourraient être à l'origine de la catastrophe--, il avait répliqué: "pour l'instant, nous ne pouvons pas vous dire et personne ne peut dire ce qui s'est passé".
Jeudi, Air France a annoncé que les corps du commandant de bord et d'un steward avaient été identifiés parmi les victimes retrouvées dans l'océan.
Jusqu'à présent, 51 corps ont été retrouvés, a déclaré le secrétaire d'Etat chargé des Transports Dominique Bussereau, répondant à une question devant le Sénat.
Dimanche, les autorités brésiliennes avaient annoncé avoir identifié onze corps grâce aux empreintes digitales et aux dossiers dentaires: dix Brésiliens --cinq hommes et cinq femmes-- et un étranger de sexe masculin. Selon Interpol, cet étranger est un ressortissant britannique.
L'organisation de police internationale basée à Lyon a également précisé que deux des 10 Brésiliens identifiés avaient la double nationalité germano-brésilienne pour l'un, et helvético-brésilienne pour l'autre.
Source:AFP - jeudi 25 juin 2009, 17h30
20:16 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le transport aérien de fret et de passagers toujours en baisse.
GENEVE (Reuters) - La demande dans le secteur du transport international de fret aérien a chuté en mai de 17,4% en rythme annuel, annonce l'Association internationale du transport aérien (IATA).
Selon l'IATA, la demande dans le secteur du transport de passagers a décru de 9,3% sur la même période. L'association, qui regroupe 230 compagnies aériennes, souligne qu'il s'agit pour elles de "la pire crise que nous ayons jamais vue".
"Nous avons perdu le bénéfice de plusieurs années de croissance et nos recettes subissent une forte pression. Les compagnies aériennes jouent leur survie à présent. La priorité est de réduire les dépenses et d'épargner des liquidités", écrit le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani, dans un communiqué.
La pandémie de grippe A (H1N1) a durement affecté les compagnies mexicaines, lesquelles ont subi une baisse du trafic passager de 40% en mai.
Le transport de fret est quant à lui un bon indicateur du commerce mondial, suivi de près par les marchés qui espèrent y voir un signe de reprise.
L'IATA note que la baisse de 17,4% de mai marque un léger mieux par rapport à celle de 21,7% en avril, mais que le marché est encore loin d'une reprise.
Selon les estimations de l'association, les compagnies aériennes devraient perdre 9 milliards de dollars en 2009.
Laura MacInnis, version française Gregory Schwartz
15:41 Publié dans Aéronautique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le corps du pilote du vol AF447 identifié parmi les victimes retrouvées.
Les corps du commandant de bord et d'un steward du vol AF447 qui s'est abîmé en mer entre Rio et Paris ont été identifiés parmi les victimes retrouvées dans l'Océan Atlantique, a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole de la compagnie Air France.
"Parmi les victimes retrouvées grâce aux recherches en mer, deux membres de l'équipage d'Air France ont été à ce jour identifiés: le commandant de bord et un steward", a dit la porte-parole de la compagnie, confirmant une information parue sur le site internet du Figaro.
Jusqu'à présent 50 corps ont été retrouvés, a précisé jeudi le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l'accident survenu le 1er juin et qui a provoqué la mort de 228 personnes.
Les autorités brésiliennes avaient annoncé dimanche avoir identifié onze des 50 corps grâce aux empreintes digitales et aux dossiers dentaires: dix Brésiliens --cinq hommes et cinq femmes-- et un étranger de sexe masculin.
L'Airbus A330 d'Air France s'est abîmé dans l'Atlantique pour une raison encore indéterminée. Les boîtes noires de l'avion, déterminantes pour expliquer les causes du crash, n'ont jusqu'ici pas été retrouvées.
Les recherches pour retrouver ces enregistreurs de vol se poursuivront au delà du 30 juin, date à laquelle ils sont censés ne plus envoyer de signaux, les enquêteurs ayant bon espoir qu'ils continuent à émettre encore plusieurs jours après.
15:24 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/06/2009
Boîtes noires de l'AF447: les enquêteurs se donnent jusqu'en juillet
Les recherches des boîtes noires de l'A330 accidenté entre Rio et Paris, déterminantes pour expliquer le crash, se poursuivront au-delà du 30 juin, date à laquelle elles sont censées ne plus envoyer de signaux, les enquêteurs ayant bon espoir qu'elles continuent à émettre.
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses continuera à chercher en mer les enregistreurs de vol -ou boîtes noires- de l'Airbus après le 30 juin, tant que cela représentera un "effort raisonnable", a indiqué mercredi à l'AFP une porte-parole du BEA, chargé de l'enquête technique.
L'accident de l'avion d'Air France, qui s'est abîmé dans l'Océan Atlantique, faisant 228 morts, s'est produit le 1er juin. Et les balises auxquelles sont reliés les enregistreurs émettent au minimum 30 jours. Mais le BEA espère qu'elles puissent fonctionner "plusieurs jours" au-delà.
Un sentiment partagé par le directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon. "La localisation par l'émission des balises qui sont avec les boîtes noires fonctionne pendant un mois, et même au-delà, si on connaît la localisation de l'épave. A ce moment-là, on peut imaginer que des travaux puissent continuer", déclarait-il vendredi dernier.
En revanche, ni le BEA, ni le porte-parole de l'état-major des armées françaises n'ont confirmé la date limite du 10 juillet avancée par le quotidien Le Figaro, citant une source militaire.
Ces enregistreurs se trouvent à l'intérieur de boîtes métalliques de couleur orange très visible --et non pas noire, comme leur nom le laisse penser-- particulièrement solides, conçues pour résister à des chocs extrêmement violents, à des feux intenses et à de longues immersions en eau profonde.
Ils sont au nombre de deux: le FDR (Flight Data Recorder, enregistreur des paramètres de vol) et le CVR (Cockpit Voice Recorder, enregistreur des voix et bruits en cockpit).
Long de 48 cm, haut de 15 cm et large de 12 cm, le FDR permet de restituer au mieux la trajectoire, le fonctionnement des équipements, les actions de l'équipage.
Le CVR, de taille un peu plus réduite, rend compte de ce qui s'est dit dans le cockpit --et parfois ce que l'on y a fait--: échanges entre les membres d'équipages, entre l'équipage et les organismes de contrôle de la circulation aérienne; bruits caractéristiques qui permettent d'identifier certaines manoeuvres de l'équipage. Une analyse acoustique poussée permet même de retrouver le régime des moteurs.
Les enregistreurs permettent de restituer les derniers moments du vol avant un accident et, dans 90% cas, d'en déterminer les causes, selon les experts, ce qui explique les moyens mis en oeuvre pour les retrouver dans le cas du crash d'Air France.
Le sous-marin nucléaire français Emeraude, deux navires de guerre français, le Ventôse et le Mistral, deux remorqueurs de haute mer tirant des sonars au fond de l'eau, ainsi que le navire d'exploration sous-marine "Pourquoi pas", équipé du sous-marin Nautile et d'un robot, sont ainsi mobilisés.
Mais la tâche est complexe, étant donné la portée limitée des balises (2 km), ainsi que la profondeur (évaluée entre 3.000 et 5.000 mètres) et le relief de l'Océan dans la zone de l'accident. "On est à proximité de la ride medio-atlantique, montagne sous-marine qui parcourt tout l'Atlantique du Nord au Sud: c'est un paysage de creux, de bosses, de reliefs volcaniques", observait récemment Pierre Cochonat, de l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).
20:44 Publié dans Accidents, crash, incidents., Groupe Air France-KLM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




